Kralupy nad Vltavou Czechia
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Un enfant de ces rives a changé la musique du monde. C'est à Nelahozeves, village voisin de Kralupy nad Vltavou, qu'Antonín Dvořák est né en 1841, fils d'un boucher-aubergiste, et c'est en longeant cette même Vltava qu'il a entendu ses premières mélodies. Les bateaux fluviaux qui font halte à Kralupy, à une vingtaine de kilomètres en aval de Prague, offrent aux passagers une parenthèse dans la Bohême ordinaire, celle des cheminées d'usine, des vergers et des chemins de halage.

Une ville de cheminots et de reconstruction

Kralupy ne joue pas la carte du décor ancien, et il faut le savoir en descendant la passerelle. La ville a grandi au dix-neuvième siècle autour du chemin de fer et de l'industrie, puis a été durement bombardée en mars 1945; son centre porte les traits de la reconstruction d'après-guerre. Ce qui séduit ici tient à l'ambiance : la place principale et ses commerces sans façade touristique, les ponts sur la rivière, les pêcheurs installés sur les berges et les trains qui filent vers la capitale. Une heure de promenade suffit pour en faire le tour et prendre le pouls d'une ville tchèque qui vit pour elle-même.

Le chemin de Dvořák

Le véritable but de l'escale se trouve à environ quatre kilomètres en amont, accessible par un agréable sentier qui suit la Vltava. À Nelahozeves, la maison natale du compositeur fait face à l'église Saint-André, où le jeune Antonín tenait le violon lors des offices. Le village est dominé par un château Renaissance aux façades couvertes de sgraffites, propriété de la famille Lobkowicz, qui y présente une partie de ses collections d'art et de mobilier. La marche, plate et ombragée par endroits, se combine bien avec la visite; plusieurs excursions organisées couvrent le trajet en autocar pour ceux qui préfèrent économiser leurs pas.

Veltrusy et son parc à l'anglaise

Sur l'autre rive, un peu plus loin, le domaine de Veltrusy déploie un château baroque du dix-huitième siècle en forme d'étoile, entouré d'un vaste parc à l'anglaise semé de pavillons romantiques. Les allées se prêtent à la flânerie entre les vieux chênes, et l'ensemble donne une idée du faste des grandes familles de Bohême. Conçu à la fois comme résidence d'été et comme domaine agricole modèle, le lieu conserve une douceur de campagne aristocratique qui contraste joliment avec les paysages industriels de l'aller. Comptez une demi-journée si vous souhaitez enchaîner Nelahozeves et Veltrusy; les distances restent modestes, mais le temps file vite entre châteaux et berges.

Prague à portée de train

La gare, à quelques minutes à pied de l'embarcadère selon l'endroit d'amarrage, relie la capitale en environ une demi-heure. Certains passagers mettent cette proximité à profit pour retourner voir un quartier de Prague à leur rythme. Vérifiez simplement les horaires de retour avec soin : le navire, lui, n'attendra pas le train suivant.

Saveurs de Bohême centrale

Dans les brasseries locales, la cuisine tchèque s'affiche sans chichi : goulasch au pain, rôti de porc aux quenelles, bière blonde ou brune tirée à la pression. Les prix, nettement plus doux qu'à Prague, rappellent que l'on se trouve dans une ville de tous les jours. Une table en terrasse près de la rivière, un demi bien frais, et l'escale prend des airs de dimanche tchèque.

Ce que la rivière murmure

En larguant les amarres, on regarde différemment cette vallée industrieuse : un gamin d'ici en a tiré des symphonies jouées sur tous les continents. Kralupy rappelle qu'un paysage n'a pas besoin d'être spectaculaire pour nourrir une œuvre, et que la Vltava, entre deux usines et un verger, continue de porter sa petite musique vers ceux qui prennent le temps de l'écouter.

Questions fréquentes

Sur la Vltava, à une vingtaine de kilomètres en aval de Prague. L'embarcadère donne sur la ville, et la gare se trouve à quelques minutes de marche selon l'endroit d'amarrage. Le centre se rejoint à pied sans difficulté.
À une ville tchèque ordinaire, et il faut le savoir en descendant la passerelle. Kralupy ne joue pas la carte du décor ancien : elle a grandi au XIXe siècle autour du chemin de fer et de l'industrie, puis a été durement bombardée en mars 1945. Son centre porte les traits de la reconstruction d'après-guerre.
Le véritable but de la journée est Nelahozeves, à environ 4 kilomètres en amont : maison natale de Dvořák et château Renaissance. Une heure suffit ensuite pour faire le tour de Kralupy, entre la place principale, les ponts et les berges où pêchent les habitants.
Antonín Dvořák, en 1841, au village voisin de Nelahozeves. Fils d'un boucher-aubergiste, il a entendu ses premières mélodies en longeant cette même Vltava. Sa maison natale fait face à l'église Saint-André, où le jeune Antonín tenait le violon lors des offices.
À pied, par un agréable sentier qui suit la Vltava sur environ 4 kilomètres, plat et ombragé par endroits. Plusieurs excursions organisées couvrent le trajet en autocar pour ceux qui préfèrent économiser leurs pas. Le village est dominé par un château Renaissance aux façades couvertes de sgraffites, propriété de la famille Lobkowicz.
Un château baroque du XVIIIe siècle en forme d'étoile, sur l'autre rive, entouré d'un vaste parc à l'anglaise semé de pavillons romantiques. Conçu à la fois comme résidence d'été et comme domaine agricole modèle, il garde une douceur de campagne aristocratique. Comptez une demi-journée si vous enchaînez Nelahozeves et Veltrusy.
Oui, en train : la gare relie la capitale en environ une demi-heure. Certains passagers en profitent pour revoir un quartier de Prague à leur rythme. Vérifiez les horaires de retour avec soin — le bateau n'attendra pas le train suivant.
La couronne tchèque. Les cartes passent dans les brasseries et les commerces; gardez quelques couronnes pour les petits achats. Comme dans toute ville tchèque hors circuit touristique, les tarifs sont nettement plus doux qu'à Prague.
Le tchèque, et presque uniquement. C'est une ville qui vit pour elle-même, sans façade touristique : l'anglais se comprend chez les plus jeunes et dans les lieux de visite de Nelahozeves, moins dans les brasseries du centre. Un mot de tchèque fait plaisir.
La cuisine tchèque sans chichi : goulasch au pain, rôti de porc aux quenelles, bière blonde ou brune tirée à la pression. Les brasseries locales servent une clientèle d'habitués plutôt que de visiteurs, et une table en terrasse près de la rivière donne à l'escale des airs de dimanche tchèque.