Belleville-en-Beaujolais France

À l'ouest, des collines rondes couvertes de vignes ; à l'est, la plaine de la Saône et, par temps clair, la ligne des Alpes. Belleville-en-Beaujolais tient exactement entre les deux. À une quarantaine de kilomètres en amont de Lyon, les bateaux qui remontent vers Mâcon y font halte pour une raison simple : c'est la porte d'entrée la plus commode du vignoble du Beaujolais, à quelques minutes de marche du quai.

Une abbatiale inattendue

Au centre du bourg se dresse une église abbatiale du XIIe siècle, fondée par les sires de Beaujeu, dont la taille étonne pour une localité de cette dimension. Le portail roman, les chapiteaux sculptés et la haute nef témoignent de l'ambition des bâtisseurs ; la lumière y tombe droite et calme, comme suspendue. Juste à côté, l'Hôtel-Dieu du XVIIIe siècle a conservé ses salles de malades aux lits clos et son apothicairerie tapissée de faïences, que l'on parcourt en visite guidée. Entre les deux, ruelles commerçantes et cafés de place donnent au bourg un air de chef-lieu tranquille, occupé à ses affaires.

Douze appellations à portée de main

Le nom de la commune annonce le programme. Le vignoble s'étage sur les coteaux voisins en douze appellations, dont dix crus aux sonorités chantantes : Brouilly, Morgon, Fleurie, Juliénas, Chiroubles et leurs frères. Le cépage unique, le gamay noir, donne des vins fruités qui se goûtent frais dans les caveaux des villages alentour. Plusieurs compagnies fluviales organisent la tournée d'un domaine avec dégustation commentée ; les plus curieux repèrent la différence entre un cru de granit et un cru de schiste, verre en main.

Le mont Brouilly et la route des vins

À une dizaine de kilomètres du quai, le mont Brouilly coiffe le paysage de sa chapelle votive, élevée par les vignerons au XIXe siècle pour protéger les récoltes. Le sommet embrasse un panorama circulaire sur les ceps, les clochers et la vallée de la Saône : le meilleur point d'observation pour comprendre la géographie de la région en un seul regard. La route serpente ensuite de village en village, entre maisons aux pierres blondes et croix de carrefour.

Beaujeu et le Hameau du vin

Deux excursions complètent l'escale selon le temps disponible. Beaujeu, capitale historique nichée dans son vallon, a donné son nom à toute la province et conserve ses maisons à colombages autour de l'église Saint-Nicolas. À Romanèche-Thorins, le Hameau Duboeuf déploie sur trente mille mètres carrés un parc entier consacré à la vigne : gare d'époque, pressoirs anciens, jardin ampélographique et attractions pour les familles. On y passe deux heures sans voir filer le temps, même sans être œnophile.

L'escale en pratique

ÉlémentDétail
AmarrageQuai sur la Saône, bourg à quelques minutes à pied
Abbatiale et Hôtel-DieuAu centre, 10 minutes de marche
Mont BrouillyÀ environ 10 km, en excursion
Hameau DuboeufÀ Romanèche-Thorins, environ 10 km
Monnaie et langueEuro ; français

Le verre du soir

Quand le bateau reprend le fil de la Saône, les coteaux s'assombrissent lentement côté couchant. Il reste dans les mémoires un goût de fruit rouge, des noms de crus qu'on se répète comme une comptine, et cette évidence contagieuse : ici, on ne fait pas déguster un produit, on présente la famille.

Questions fréquentes

À un quai sur la Saône, à quelques minutes de marche du bourg. La commune se trouve à une quarantaine de kilomètres en amont de Lyon, sur la route de Mâcon.
Parce que c'est la porte d'entrée la plus commode du vignoble du Beaujolais. À l'ouest, les collines rondes couvertes de vignes ; à l'est, la plaine de la Saône et, par temps clair, la ligne des Alpes.
Une église abbatiale du douzième siècle fondée par les sires de Beaujeu, dont la taille étonne pour une localité de cette dimension : portail roman, chapiteaux sculptés, haute nef. Juste à côté, l'Hôtel-Dieu du dix-huitième siècle a gardé ses salles de malades aux lits clos et son apothicairerie tapissée de faïences.
Douze, dont dix crus : Brouilly, Morgon, Fleurie, Juliénas, Chiroubles et leurs voisins. Le cépage est unique, le gamay noir, et donne des vins fruités qui se goûtent frais dans les caveaux des villages alentour.
Oui. Plusieurs compagnies fluviales organisent la tournée d'un domaine avec dégustation commentée. Les plus curieux repèrent la différence entre un cru de granit et un cru de schiste, verre en main.
Une colline à une dizaine de kilomètres du quai, coiffée d'une chapelle votive élevée par les vignerons au dix-neuvième siècle pour protéger les récoltes. Le sommet offre un panorama circulaire sur les ceps, les clochers et la vallée de la Saône : le meilleur endroit pour comprendre la géographie de la région d'un seul regard.
Un parc de trente mille mètres carrés consacré à la vigne, à Romanèche-Thorins, à une dizaine de kilomètres : gare d'époque, pressoirs anciens, jardin ampelographique et attractions pour les familles. On y passe deux heures sans voir filer le temps, même sans être œnophile.
La capitale historique de la province, nichée dans son vallon, qui a donné son nom à toute la région. Elle conserve ses maisons à colombages autour de l'église Saint-Nicolas. C'est une excursion courte, à combiner avec une dégustation.
Le bourg lui-même est calme et se parcourt en dix minutes ; l'intérêt pour les enfants tient surtout au Hameau Duboeuf, qui prévoit des attractions pour eux. Une escale axée sur les dégustations conviendra mal aux jeunes voyageurs.
L'euro et le français. Les cartes passent dans les commerces et la plupart des caveaux ; un peu de comptant reste pratique dans les plus petits domaines.