Collonges-au-Mont-d'Or France

46 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

CroisiEurope (46 Croisières)

Le navire ralentit à la tombée du jour, et une façade rouge et verte s'allume sur la rive droite de la Saône. Des passagers en tenue de soirée patientent déjà sur le pont : à Collonges-au-Mont-d'Or, on ne descend pas visiter des monuments, on descend dîner. L'escale, brève et précieuse, s'organise autour d'une table qui a changé l'histoire de la cuisine française : celle de Paul Bocuse.

Une halte née d'un restaurant

À une dizaine de kilomètres en amont de Lyon, le bourg s'étire entre la rivière et les pentes du mont d'Or. Les bateaux de CroisiEurope y font étape en soirée, s'amarrant pratiquement en face de l'Auberge du Pont de Collonges, la maison triplement étoilée durant un demi-siècle où « Monsieur Paul » régna sur la gastronomie mondiale jusqu'à sa disparition en 2018. Certains itinéraires incluent le dîner à l'Abbaye de Collonges, la salle de réception voisine fondée par le chef, où l'orgue limonaire et les décors Belle Époque accompagnent un menu dans la grande tradition lyonnaise.

Le rituel du dîner

On traverse la passerelle, on longe quelques dizaines de mètres de quai, et l'on entre dans un monde codifié avec gourmandise : nappes blanches, brigade en uniforme, soupières d'argent. Selon la formule retenue, la soirée décline les classiques qui ont fait la réputation de la maison, volaille de Bresse, quenelles, soupe aux truffes noires créée pour l'Élysée en 1975, ou un menu de banquet dans l'esprit des mères lyonnaises, ces cuisinières qui formèrent Bocuse et tant d'autres. Le repas constitue l'excursion elle-même ; il se prolonge tard, et le retour au bateau se fait à pied, en quelques minutes, sous les platanes.

Un village de pierres dorées

Pour qui dispose d'un moment avant le service ou au matin, le bourg mérite le détour. Il appartient à ces localités du val de Saône bâties dans cette pierre calcaire blonde qui a donné son surnom aux monts d'Or. Trois hameaux le composent : le centre-bourg près de la rivière, Trèves-Pâques sur les hauteurs et le Vieux Collonges, dont les ruelles pentues conservent maisons vigneronnes, murets et passages voûtés. L'église néogothique pointe son clocher au-dessus des toits ; depuis les chemins qui montent vers le mont Cindre, la vallée se découvre, avec Lyon qui scintille au sud.

Une rivière de gourmets

Cette étape s'inscrit presque toujours dans un itinéraire gourmand entre Rhône et Saône : Lyon et ses bouchons la veille, le Beaujolais ou la Bresse le lendemain. La rivière elle-même participe au plaisir. Large, calme, bordée de demeures bourgeoises et de guinguettes, elle n'a rien de la puissance du Rhône ; on navigue ici comme on déguste, lentement. Les berges accueillent joggeurs, cyclistes et pêcheurs du soir, et les îles du Roy et de la Table Ronde défilent doucement dans le crépuscule.

Ce que l'escale dit de la France

Il peut sembler étonnant qu'un arrêt de croisière soit consacré à un seul repas. C'est mal mesurer ce que représente cette table : classée à l'inventaire du patrimoine culturel immatériel par le geste, la transmission et la mémoire qu'elle incarne, la cuisine française s'est en partie écrite ici. Des cuisiniers du monde entier, y compris plusieurs grands chefs québécois, sont passés par ces fourneaux avant d'ouvrir leurs propres maisons. Dîner dans ces murs, c'est toucher la source.

Au petit matin

Quand le bateau largue ses amarres vers Mâcon ou Trévoux, la façade peinte s'éloigne dans la brume du matin. Les conversations du petit-déjeuner tournent encore autour de la volaille de la veille et du chariot de desserts. Certaines escales se mesurent en monuments ; celle-ci se mesure en souvenirs de table, et ils comptent parmi les plus tenaces qu'un voyage puisse laisser.

Questions fréquentes

Sur la Saône, à une dizaine de kilomètres en amont de Lyon, pratiquement en face de l'Auberge du Pont de Collonges. On traverse la passerelle, on longe quelques dizaines de mètres de quai et l'on y est.
Pour dîner, pas pour visiter des monuments. L'escale s'organise autour de la table de Paul Bocuse, triplément étoilée durant un demi-siècle, où Monsieur Paul régna sur la gastronomie mondiale jusqu'à sa disparition en 2018. C'est une escale de soirée.
Le repas constitue l'excursion elle-même. Selon la formule, la soirée décline les classiques de la maison — volaille de Bresse, quenelles, soupe aux truffes noires créée pour l'Élysée en 1975 — ou un menu de banquet dans l'esprit des mères lyonnaises. Le retour au bateau se fait à pied, en quelques minutes.
La salle de réception voisine fondée par Paul Bocuse, où certains itinéraires programment le dîner. L'orgue limonaire et les décors Belle Époque accompagnent un menu dans la grande tradition lyonnaise. C'est une expérience théâtrale autant que gastronomique.
Oui, dans les faits. Les passagers descendent en tenue de soirée : nappes blanches, brigade en uniforme, soupières d'argent. Ce n'est pas une escale où l'on débarque en short et en sandales.
Le bourg mérite le détour si vous avez un moment. Trois hameaux le composent : le centre près de la rivière, Trèves-Pâques sur les hauteurs et le Vieux Collonges, dont les ruelles pentues conservent maisons vigneronnes, murets et passages voûtés.
Parce que le village est bâti dans la pierre calcaire blonde du val de Saône, celle qui a donné leur surnom aux monts d'Or. Depuis les chemins qui montent vers le mont Cindre, la vallée se découvre, avec Lyon qui scintille au sud.
Peu. Un dîner gastronomique de plusieurs heures met la patience des jeunes enfants à rude épreuve, et il n'y a pas d'attraction pour eux dans le village. C'est une escale pensée pour les adultes gourmands.
Presque toujours dans un parcours gourmand entre Rhône et Saône : Lyon et ses bouchons la veille, le Beaujolais ou la Bresse le lendemain. La Saône, large et calme, n'a rien de la puissance du Rhône — on y navigue comme on déguste, lentement.
L'euro, cartes acceptées sans problème. On parle français; le personnel des grandes maisons est habitué à une clientèle internationale et se débrouille en anglais.