Marina di Ragusa Sicily Italy

Les téléspectateurs de la série du commissaire Montalbano connaissent déjà cette côte sans le savoir : ses plages blondes, ses maisons basses et sa lumière rasante servent de décor aux enquêtes du plus célèbre policier de la télévision italienne. Marina di Ragusa, station balnéaire du sud-est sicilien, accueille les navires qui mouillent au large et débarquent leurs passagers en chaloupe dans l'un des plus grands ports de plaisance de l'île.

Du ponton à la piazza

Les chaloupes déposent les passagers au port touristique, un bassin moderne de plus de huit cents anneaux où les mâts des voiliers se balancent devant les palmiers. De là, quelques minutes de marche suffisent pour rejoindre le lungomare Andrea Doria, la promenade qui longe la plage, puis la place centrale où la vie du bourg se concentre : cafés, glaciers, familles qui vont et viennent entre l'église et la mer. Le rythme est celui d'une station née pour l'été, détendue, sans monument écrasant ni circuit obligé.

Le sable en état de grâce

La grande plage s'étire de part et d'autre du port, sable fin et fond en pente douce, régulièrement primée pour la qualité de ses eaux. On s'y baigne de mai à octobre dans une mer qui garde longtemps la chaleur de l'après-midi, tandis que l'arrière-pays déroule ses murets de pierre sèche et ses caroubiers, paysage rural que la province cultive comme un patrimoine. Les paillotes louent chaises longues et parasols ; les marchands ambulants proposent noix de coco et beignets à la criée. Pour une escale sans programme, poser sa serviette ici constitue déjà un plan honorable.

Ragusa Ibla, le grand détour

L'arrière-pays cache pourtant un trésor d'un tout autre calibre. À une demi-heure de route, Ragusa Ibla étage ses palais et ses coupoles sur un éperon calcaire : détruite par le tremblement de terre de 1693, la vieille cité fut rebâtie dans ce baroque exubérant qui vaut aux villes du Val di Noto leur inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le dôme de San Giorgio domine un dédale de ruelles en escaliers, de balcons ventrus et de placettes où le temps s'attarde ; au bout du promontoire, le jardin Ibleo aligne ses palmiers au-dessus de la vallée, conclusion parfaite de la flânerie. Autobus et taxis font la navette depuis la côte ; c'est l'excursion à ne pas manquer si l'on ne connaît pas encore le baroque sicilien.

Sur les traces du commissaire

Les amateurs de la série préféreront longer la côte vers Punta Secca, le village voisin où se trouve la maison du commissaire, face à son phare — la placette a même été rebaptisée du nom du policier de fiction ; les tours guidés enchaînent les lieux de tournage entre criques et bourgs de pêcheurs. En fin de journée, retour sur le lungomare pour une granita au citron ou un cornet de glace, à savourer pendant que le soleil descend sur la mer d'Afrique.

L'escale en pratique

  • Mouillage au large et transfert en chaloupe jusqu'au port de plaisance, centre accessible à pied.
  • Ragusa Ibla à environ trente minutes de route, en excursion, en taxi ou en autobus.
  • Plage principale à quelques pas du débarcadère, services de mai à octobre.
  • Lieux de tournage du commissaire Montalbano dans les environs immédiats, tours organisés.

Ce que la lumière imprime

En regagnant le navire, on emporte deux Siciles à la fois : celle, dorée et paisible, d'une station qui vit au rythme des baigneurs, et celle, théâtrale, des palais baroques perchés dans les terres. Peu d'escales offrent un tel écart en si peu de kilomètres, et c'est précisément ce contraste qui reste en mémoire quand la côte s'efface.

Questions fréquentes

Les navires mouillent au large et les chaloupes déposent les passagers au port touristique, un bassin moderne de plus de huit cents anneaux. De là, quelques minutes de marche suffisent pour rejoindre le lungomare Andrea Doria et la place centrale.
Sur la côte sud-est de la Sicile, dans la province de Ragusa. C'est une station balnéaire née pour l'été, au rythme détendu, sans monument écrasant ni circuit obligatoire.
Oui, c'est même l'attrait principal. La grande plage s'étire de part et d'autre du port, sable fin et fond en pente douce, régulièrement primée pour la qualité de ses eaux. On s'y baigne de mai à octobre, avec paillotes et marchands ambulants.
À une demi-heure de route, en excursion, en taxi ou en autobus. C'est l'excursion à ne pas manquer si l'on ne connaît pas encore le baroque sicilien.
Une vieille cité étagée sur un éperon calcaire, détruite par le tremblement de terre de 1693 puis rebâtie dans ce baroque exubérant qui vaut aux villes du Val di Noto leur inscription à l'UNESCO. Le dôme de San Giorgio domine un dédale de ruelles en escaliers; le jardin Ibleo conclut la flânerie au-dessus de la vallée.
Il faut trancher. Sur place : poser sa serviette sur la plage, marcher le lungomare, prendre une granita au citron. En excursion : Ragusa Ibla et son baroque, qui absorbe la demi-journée. Les deux ne se combinent pas confortablement.
Oui, cette côte sert de décor à la série télévisée. Les amateurs longeront le littoral vers Punta Secca, où se trouve la maison du commissaire face à son phare; la placette a même été rebaptisée du nom du policier de fiction. Des tours guidés enchaînent les lieux de tournage.
Des murets de pierre sèche et des caroubiers, un paysage rural que la province cultive comme un patrimoine. C'est ce qui rend le contraste si fort avec les palais baroques perchés dans les terres.
L'euro et l'italien, avec du sicilien. L'anglais se pratique dans les commerces de la station en saison, moins hors saison. Gardez du comptant pour les paillotes, les marchands ambulants et les taxis vers Ragusa Ibla.
De mai à octobre pour la baignade, dans une mer qui garde longtemps la chaleur de l'après-midi. Hors de cette période, la station tourne au ralenti et l'intérêt de l'escale se déplace entièrement vers Ragusa Ibla.