Ponza Island Italy

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Les maisons de Ponza descendent vers le port comme une cascade de couleurs : rose, ocre, blanc, bleu pâle. En débarquant en navette au cœur de ce petit amphithéâtre, on comprend immédiatement pourquoi les Romains de l'Antiquité, puis les Bourbons de Naples, puis les cinéastes et les élégants de Rome ont tous succombé à la plus grande des îles Pontines. Ponza reste pourtant une île de pêcheurs, farouchement elle-même, posée dans la mer Tyrrhénienne à mi-chemin entre Rome et Naples.

Le théâtre du port

Le débarquement se fait au centre du village, où tout se joue sur quelques centaines de mètres : le quai des pêcheurs, la courbe parfaite du front de mer dessinée au XVIIIe siècle par les architectes bourboniens, les cafés sous les arcades et les escaliers qui grimpent entre les façades pastel. On pose vite la carte : Ponza se découvre à pied, à petite vitesse, un citron pressé à la main. Les scooters se font rares, les enseignes discrètes; elle appartient encore à ceux qui y vivent à l'année, et cela se sent dès les premiers pas sur le quai.

Les grottes de Pilate

Sous le promontoire du cimetière, au ras de l'eau, s'ouvrent les grottes de Pilate : un ensemble de bassins et de tunnels creusés dans la roche par les Romains, vraisemblablement pour l'élevage des murènes, poisson alors tenu pour sacré. On les approche en barque depuis le port, et l'endroit résume bien l'île — deux mille ans d'histoire dissimulés dans une crique turquoise.

Chiaia di Luna, le croissant de lune

À l'opposé du village, accessible autrefois par un tunnel romain de plus de cent mètres percé sous la colline, la plage de Chiaia di Luna déploie son croissant de sable au pied d'une muraille de tuf blond haute d'une centaine de mètres. La falaise étant sujette aux éboulements, la plage se contemple désormais depuis la mer — et c'est peut-être ainsi qu'elle est la plus belle, à l'heure où le soleil embrase la paroi.

Le tour de l'île en barque

La grande activité de l'escale consiste à embarquer pour la grande boucle côtière : criques inaccessibles par la terre, arches naturelles, faraglioni dressés dans l'eau claire, grottes marines où la lumière devient bleue. Les baigneurs plongent directement depuis le bateau dans des eaux d'une transparence rare en Méditerranée. Les amateurs de marche préféreront les sentiers du nord, vers les hauteurs qui regardent l'archipel.

La table des pêcheurs

Ponza mange ce que la mer donne : poissons du jour, linguine aux fruits de mer, lentilles de l'île voisine de Ventotene sur certaines cartes. Les restaurants du port et des ruelles hautes travaillent en circuit court, sans folklore inutile. Une assiette de crudo et un verre de blanc local, face aux barques qui rentrent, comptent parmi les plaisirs simples et parfaits de la Tyrrhénienne.

Belvédères et sentiers

Entre deux baignades, l'île se laisse aussi marcher : le jardin botanique domine le port, le promontoire de la Guardia et les collines du nord offrent des panoramas sur tout l'archipel, jusqu'aux îlots voisins de Palmarola et Zannone. Les sentiers passent entre figuiers de Barbarie, vignes en terrasses et maisons troglodytiques creusées dans le tuf — un Ponza vertical que les visiteurs pressés ne voient jamais.

Un secret bien gardé

Quand la navette ramène les passagers vers le navire, Ponza rallume ses terrasses et retourne à sa vie insulaire. Elle ne figure sur aucune liste des escales célèbres, et ses habitués s'en réjouissent. Ceux qui l'ont vue une fois comprennent : certains trésors gagnent à rester murmurés plutôt que proclamés.

Questions fréquentes

En navette, au cœur même du village. Les navires mouillent au large et les passagers descendent sur le quai des pêcheurs, dans la courbe du front de mer dessinée au XVIIIe siècle par les architectes bourboniens. Comme tout mouillage, l'escale dépend de l'état de la mer.
Oui, pour le village. Tout se joue sur quelques centaines de mètres : le quai, les cafés sous les arcades, les escaliers qui grimpent entre les façades roses, ocre et bleu pâle. Pour le reste de l'île, il faut un bateau ou de bonnes jambes.
Le tour de l'île en barque, sans hésiter. Il enchaîne criques inaccessibles par la terre, arches naturelles, faraglioni et grottes marines où la lumière devient bleue, avec des plongeons directement depuis le bateau. C'est la meilleure façon de comprendre Ponza en une demi-journée.
Un ensemble de bassins et de tunnels creusés dans la roche par les Romains sous le promontoire du cimetière, au ras de l'eau, vraisemblablement pour l'élevage des murènes, poisson alors tenu pour sacré. On les approche en barque depuis le port.
Non, plus depuis la terre. Ce croissant de sable au pied d'une muraille de tuf blond haute d'une centaine de mètres était autrefois accessible par un tunnel romain percé sous la colline, mais la falaise est sujette aux éboulements. La plage se contemple désormais depuis la mer, ce qui est peut-être sa plus belle version.
Oui, et c'est le cœur de l'escale. Les eaux de la Tyrrhénienne sont d'une transparence rare, et les excursions en barque prévoient des arrêts baignade dans des criques que la route n'atteint pas. Emportez maillot, serviette et masque.
Dans la mer Tyrrhénienne, à mi-chemin entre Rome et Naples, c'est la plus grande des îles Pontines. Malgré son succès auprès des Romains élégants et des cinéastes, elle reste une île de pêcheurs : les scooters sont rares, les enseignes discrètes, et elle appartient encore à ceux qui y vivent à l'année.
Ce que la mer donne : poissons du jour, linguine aux fruits de mer, crudo de poisson, et sur certaines cartes les lentilles de l'île voisine de Ventotene. Les restaurants du port et des ruelles hautes travaillent en circuit court, sans folklore inutile.
L'euro et l'italien. Les cartes passent dans les restaurants et les commerces du port, mais gardez du liquide pour les barques, les glaciers et les petits achats. L'anglais se pratique en saison, beaucoup moins hors saison.
De juin à septembre, quand la mer permet le tour de l'île et la baignade. Hors saison, une partie des restaurants et des services ferme, et le mouillage devient plus aléatoire. Juillet et août amènent les vacanciers romains : le village est alors bien plus animé.