Nosy Be Island Madagascar
Madagascar

23 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

L'ylang-ylang embaume Nosy Be jusqu'en mer, et bien des passagers le remarquent depuis le pont avant même d'avoir aperçu la côte. Les Malgaches surnomment leur île « l'île aux parfums », et ce n'est pas une image : plantations d'ylang-ylang, de vanille, de café et de cacao couvrent les collines qui entourent Hell-Ville, où les canots des navires déposent leurs passagers. Une escale ici engage tous les sens à la fois, et il faut choisir sa journée avec soin, car l'île en propose plusieurs très différentes, entre nature, plages et flânerie de marché.

Hell-Ville, malgré son nom

Le nom intimidant vient d'un amiral français, de Hell, et la localité n'a rien d'infernal : avenues bordées de bâtiments coloniaux patinés, tuk-tuks jaunes, charrettes à zébus et un marché couvert où s'empilent épices, fruits, vanille et poissons séchés. On y change quelques dollars en ariary — les petites coupures rendent tout plus simple —, on y apprend ses premiers mots de malgache, et l'on prend la mesure d'un pays chaleureux et pauvre à la fois, où le sourire précède toujours la transaction et où le marchandage se pratique sans hâte. Une heure de flânerie suffit pour le centre — le vieux port aux boutres, les façades à balcons de la rue principale, les vendeuses de samoussas —, puis le reste de la journée appartient à la nature. Un conseil d'usage : convenez du prix des courses en tuk-tuk avant de monter, et gardez de la monnaie pour les artisans du marché.

Trois îlots pour trois envies

Les excursions les plus courues quittent le mouillage en bateau ou en pirogue :

  • la réserve de Lokobe, dernier grand lambeau de forêt primaire de l'île, où l'on pagaie avant de marcher parmi les lémuriens noirs — mâles d'ébène, femelles rousses —, les caméléons et les boas enroulés sur leurs branches;
  • Nosy Komba, l'« île aux lémuriens », dont le village d'Ampangorina accueille les visiteurs entre étals de nappes brodées et clairière où les macacos bondissent d'épaule en épaule;
  • Nosy Tanikely, réserve marine minuscule dont les eaux claires abritent tortues, coraux et bancs de poissons multicolores, l'un des meilleurs sites de la région pour l'apnée.

Les débarquements se font souvent les pieds dans l'eau, sur des plages sans quai : sandales fermées, sac étanche et crème solaire rendront la journée nettement plus douce.

Les collines et leurs lacs

Ceux qui préfèrent rester sur la grande île grimperont vers le mont Passot, point culminant à un peu plus de 300 mètres, dont la route traverse plantations, rizières et hameaux avant d'atteindre un belvédère dominant une couronne de lacs de cratère aux eaux sombres, que la tradition locale entoure d'interdits et de légendes. Le trajet lui-même vaut le détour : on y croise porteurs de cannes à sucre, taxis-brousse bondés et enfants qui saluent chaque véhicule. En chemin, plusieurs distilleries ouvrent leurs portes : on y regarde les alambics transformer les fleurs jaunes d'ylang-ylang en essence recherchée par les grands parfumeurs, et l'on repart souvent avec un flacon au fond du sac, à côté des gousses de vanille du marché. Plus au nord, la plage d'Andilana déroule son arc de sable clair pour ceux dont l'unique projet est une chaise longue face au canal du Mozambique.

Le soir venu

Au retour vers le navire, les boutres croisent dans la lumière rasante, voiles triangulaires sur mer d'huile, pendant que les pêcheurs remontent leurs filets du jour. C'est l'image que gardent la plupart des passagers : une île qui vit lentement, parfumée et fière, aux portes d'un des pays les plus singuliers de la planète. Madagascar ne se laisse qu'entrevoir en une journée; Nosy Be en donne un avant-goût suffisant pour comprendre qu'il faudra revenir, avec des semaines devant soi cette fois.

Questions fréquentes

À Hell-Ville, par les canots du navire : Nosy Be est un mouillage, pas un port à quai. Les débarquements vers les îlots voisins se font souvent les pieds dans l'eau, sur des plages sans quai. Sandales fermées, sac étanche et crème solaire rendront la journée nettement plus douce.
Parce que l'ylang-ylang embaume jusqu'en mer : bien des passagers le remarquent depuis le pont avant même d'avoir aperçu la côte. Ce n'est pas une image de dépliant. Plantations d'ylang-ylang, de vanille, de café et de cacao couvrent les collines qui entourent Hell-Ville.
Le nom vient d'un amiral français, de Hell, et la localité n'a rien d'infernal. Avenues bordées de bâtiments coloniaux patinés, tuk-tuks jaunes, charrettes à zébus et un marché couvert où s'empilent épices, fruits, vanille et poissons séchés. Une heure de flânerie suffit pour le centre.
Une sortie, pas trois. Soit la réserve de Lokobe pour les lémuriens en forêt primaire, soit Nosy Komba pour les lémuriens et l'artisanat, soit Nosy Tanikely pour l'apnée, soit le mont Passot et ses lacs de cratère. Chacune occupe l'essentiel de la journée, transport compris.
C'est le dernier grand lambeau de forêt primaire de Nosy Be. On y pagaie avant de marcher parmi les lémuriens noirs, dont les mâles sont d'ébène et les femelles rousses, les caméléons et les boas enroulés sur leurs branches. C'est la sortie la plus authentiquement forestière de l'île.
À Nosy Komba, surnommée l'île aux lémuriens. Le village d'Ampangorina accueille les visiteurs entre étals de nappes brodées et une clairière où les macacos bondissent d'épaule en épaule. C'est spectaculaire et très photographié, mais moins sauvage que Lokobe : à choisir selon ce que vous cherchez.
À Nosy Tanikely, une réserve marine minuscule dont les eaux claires abritent tortues, coraux et bancs de poissons multicolores. C'est l'un des meilleurs sites de la région pour l'apnée. Prévoyez des sandales fermées : le débarquement se fait sur la plage, sans quai.
C'est le point culminant de Nosy Be, à un peu plus de 300 mètres, dont le belvédère domine une couronne de lacs de cratère aux eaux sombres, que la tradition locale entoure d'interdits et de légendes. La route pour y monter traverse plantations, rizières et hameaux, et vaut le détour à elle seule. Plusieurs distilleries ouvrent leurs portes en chemin.
De l'essence d'ylang-ylang et des gousses de vanille. Les distilleries de la route du mont Passot montrent les alambics transformer les fleurs jaunes en essence recherchée par les grands parfumeurs, et le marché de Hell-Ville vend la vanille au poids. Gardez de la monnaie pour les artisans du marché.
L'ariary malgache, en petites coupures, que l'on obtient en changeant quelques dollars à Hell-Ville. Le marchandage se pratique sans hâte et le sourire précède toujours la transaction. Convenez du prix des courses en tuk-tuk avant de monter. Le malgache est la langue du pays, le français se parle largement.