Bjornoya-Bear Island Svalbard Norway
Norway

39 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

La brume se lève, et une île surgit là où il n'y avait que la mer. Bjørnøya, l'île aux Ours, marque la limite méridionale de l'archipel du Svalbard, à mi-chemin environ entre la côte norvégienne et le Spitzberg, en pleine mer de Barents. Le navigateur néerlandais Willem Barentsz lui donna son nom en 1596, après que son équipage y eut affronté un ours polaire à la nage. Plus de quatre siècles plus tard, l'endroit demeure l'un des lieux les plus solitaires d'Europe, et les navires d'expédition qui s'en approchent offrent à leurs passagers un privilège rare.

Neuf habitants et un océan

Sur ses 178 kilomètres carrés de toundra, de lacs et de falaises, Bjørnøya ne compte aucune communauté permanente, à une exception près : la station météorologique et radio de Herwighamna, sur la côte nord, fondée en 1919. Neuf personnes y vivent en rotation, chargées de relever les données qui alimentent les prévisions de tout l'Atlantique Nord. Leur poste compte parmi les plus isolés du monde : pas de port digne de ce nom, pas de piste d'atterrissage, seulement un mouillage exposé et la visite occasionnelle d'un navire de ravitaillement.

Des falaises couvertes d'oiseaux

Le sud offre le visage le plus impressionnant de cette terre : des parois qui tombent dans la mer, creusées de grottes et d'arches, où niche l'une des plus grandes concentrations d'oiseaux marins de l'hémisphère Nord. En période de reproduction, certaines estimations évoquent près d'un million d'individus : guillemots, mouettes tridactyles, fulmars et macareux tapissent les corniches et saturent l'air de leurs allées et venues. Les commandants ralentissent souvent le long de ces falaises, et les ponts extérieurs se remplissent de passagers, jumelles en main, pendant que les oiseaux tourbillonnent autour des rochers dressés au large. L'odeur même de la colonie, portée par le vent, témoigne de cette densité de vie improbable en pleine mer.

Débarquer, si la mer le permet

Les mises à terre restent exceptionnelles et strictement encadrées : récifs, houle et brouillard rendent les approches délicates, et la nature du lieu bénéficie d'une protection rigoureuse. Quand les conditions s'y prêtent, les zodiacs déposent les visiteurs près de Herwighamna, où l'on marche sur une toundra rase parsemée de lacs, entre les vestiges d'anciennes activités de chasse et de petites exploitations minières abandonnées. Contrairement à ce que son nom suggère, l'endroit n'abrite pas de population établie d'ours polaires : le visiteur y croisera surtout des oiseaux, par dizaines de milliers.

Il faut cependant aborder cette étape avec l'esprit de l'expédition : à Bjørnøya, la météo décide de tout. Bien des navires doivent se contenter d'une navigation le long des côtes, et ce spectacle-là, falaises embrumées, oiseaux en nuées, océan à perte de vue, justifie amplement le détour.

Une étape entre deux mondes

Pour la plupart des itinéraires, cette étape constitue un jalon entre la Norvège continentale et le Grand Nord du Svalbard. Une journée de mer la précède, une autre la suit, et son apparition sur l'horizon prend des allures de passage de frontière : ici commence vraiment l'Arctique. Les conférenciers à bord profitent souvent de l'approche pour raconter les naufrages, les hivernages et les expéditions scientifiques qui ont marqué l'histoire de ces parages, des chasseurs de morses du 17e siècle aux météorologues d'aujourd'hui.

Ce qui reste après le passage

Quand l'île se dissout de nouveau dans la brume, chacun mesure la chance d'avoir vu de près ce bout de terre que si peu de voyageurs approcheront jamais. Bjørnøya n'offre ni village ni monument : elle offre l'essentiel, la sensation d'être passé aux confins du monde habité. Et c'est précisément le genre de souvenir qui donne aux croisières d'expédition leur valeur particulière.

Questions fréquentes

En pleine mer de Barents, à mi-chemin environ entre la côte norvégienne et le Spitzberg. Elle marque la limite méridionale de l'archipel du Svalbard et compte 178 kilomètres carrés de toundra, de lacs et de falaises.
Le navigateur néerlandais Willem Barentsz lui donna ce nom en 1596, après que son équipage y eut affronté un ours polaire à la nage. Malgré le nom, l'île n'abrite pas de population établie d'ours polaires aujourd'hui.
Rarement, et c'est à savoir avant de réserver. Les mises à terre restent exceptionnelles et strictement encadrées : récifs, houle et brouillard rendent les approches délicates, et le site bénéficie d'une protection rigoureuse. Bien des navires doivent se contenter d'une navigation le long des côtes.
Le sud de l'île offre son visage le plus impressionnant : des parois qui tombent dans la mer, creusées de grottes et d'arches, tapissées d'oiseaux. Les commandants ralentissent souvent le long de ces falaises et les ponts extérieurs se remplissent, jumelles en main. Ce spectacle justifie amplement le détour.
L'île abrite l'une des plus grandes concentrations d'oiseaux marins de l'hémisphère Nord : en période de reproduction, certaines estimations évoquent près d'un million d'individus. Guillemots, mouettes tridactyles, fulmars et macareux tapissent les corniches et saturent l'air de leurs allées et venues.
Neuf personnes, en rotation, à la station météorologique et radio de Herwighamna sur la côte nord, fondée en 1919. Elles relèvent les données qui alimentent les prévisions de tout l'Atlantique Nord. C'est l'un des postes les plus isolés du monde : pas de port digne de ce nom, pas de piste d'atterrissage.
Les zodiacs déposent les visiteurs près de Herwighamna. On marche ensuite sur une toundra rase parsemée de lacs, entre les vestiges d'anciennes activités de chasse et de petites exploitations minières abandonnées, sous encadrement.
Parce qu'elle sert de jalon entre la Norvège continentale et le Grand Nord du Svalbard. Une journée de mer la précède, une autre la suit, et son apparition sur l'horizon prend des allures de passage de frontière : ici commence vraiment l'Arctique.
Aucun. Pas de village, pas de boutique, pas de monnaie à dépenser. Tout vient du navire, y compris les vêtements chauds et les bottes imperméables pour un éventuel débarquement.
L'été arctique, quand les oiseaux occupent les falaises et que la mer autorise plus souvent les approches. Même alors, la brume reste fréquente : à Bjørnøya, la météo décide de tout.