Lovund Island Norway
Norway

Bien avant d'accoster, on entend l'île. Un vacarme joyeux descend des pentes : des dizaines de milliers de macareux tournent autour de Lovundfjellet, la montagne de 623 mètres qui jaillit de la mer comme une dent de granit. Lovund, posée dans l'archipel de Helgeland tout près du cercle polaire, appartient d'abord aux oiseaux. Les humains, quelques centaines, occupent le ruban de terre au pied de la paroi, entre les hangars à poissons et les maisons de bois tournées vers le large.

Le jour où les macareux reviennent

Chaque année, autour du 14 avril, la colonie revient de l'océan pour nicher dans l'éboulis de Lundeura, sur le flanc ouest de la montagne. La date est si fiable que les habitants lui ont donné un nom, Lundkommardagen, le « jour de l'arrivée des macareux », et la célèbrent comme une fête locale. Deux cent mille oiseaux, parfois davantage, occupent alors les interstices entre les blocs jusqu'au mois d'août. Un sentier mène vers la réserve naturelle; on y observe, avec des jumelles et un peu de patience, le ballet des pêcheurs au bec orange rapportant leur chargement de lançons. Les guides locaux rappellent la règle d'or : on regarde, on ne dérange pas.

Un village qui vit du saumon

Redescendu vers l'anse du village, un autre spectacle s'impose : celui d'une communauté insulaire étonnamment vivante. Lovund est l'un des berceaux de l'élevage du saumon en Norvège, et cette industrie fait vivre l'île à l'année. Bateaux de service, viviers au large, ateliers : tout ici respire le travail de la mer, version moderne. Le contraste est frappant avec les anciennes cabanes de pêche et les séchoirs d'autrefois, soigneusement entretenus. En marchant entre le quai et l'école, on croise des poussettes, des vélos d'enfants, des travailleurs venus de loin : une petite société complète, à une heure de bateau du continent. À cette latitude, frôlant le cercle polaire, les nuits de juin ne deviennent jamais tout à fait noires : le ciel garde une lueur de veilleuse qui étire les soirées, et les habitants en profitent autant que leurs visiteurs.

Marcher au pied de la montagne

Les marcheurs trouveront leur bonheur sans matériel particulier. Un chemin fait le tour d'une partie de l'île, entre prés fleuris, plages de galets et points de vue sur les îlots voisins, dont la silhouette pyramidale de Træna se détache à l'horizon par temps clair. La lumière de Helgeland, changeante et rasante, transforme la promenade d'heure en heure. Les plus sportifs peuvent entreprendre l'ascension de Lovundfjellet; la montée est exigeante et demande de bonnes chaussures, mais le panorama sur l'archipel, semé de centaines d'écueils, récompense l'effort. Pour une escale de quelques heures, la boucle basse suffit amplement au dépaysement. Prenez d'ailleurs le temps de vous asseoir sur un rocher face au large : le passage des bateaux de travail, le vol lourd des cormorans et le clapot contre les galets composent un spectacle qui se suffit à lui-même.

L'essentiel à savoir

  • Les navires d'expédition mouillent au large et débarquent leurs passagers en canot pneumatique ou au petit quai du village.
  • La saison des macareux s'étend d'avril à août; en dehors de cette période, la montagne retrouve son silence et ses couleurs changeantes.
  • Le village se parcourt aisément à pied; prévoir un coupe-vent et de bonnes chaussures, même en plein été.

Au moment du départ, quand le navire s'éloigne, Lovundfjellet reste longtemps visible, sentinelle solitaire au-dessus de la mer. On repense alors à ce que l'île enseigne sans discours : qu'un rocher isolé peut nourrir à la fois une colonie d'oiseaux, une communauté humaine et l'imaginaire de ceux qui n'ont fait qu'y passer. Peu d'escales tiennent autant dans si peu de kilomètres carrés.

Questions fréquentes

Les navires d'expédition mouillent au large et débarquent leurs passagers en canot pneumatique, ou au petit quai du village. L'île est minuscule et le village se parcourt ensuite entièrement à pied.
À cause des macareux. Des dizaines de milliers d'oiseaux tournent autour du Lovundfjellet, la montagne de 623 mètres qui jaillit de la mer comme une dent de granit. Le vacarme descend des pentes bien avant l'accostage.
Le « jour de l'arrivée des macareux », autour du 14 avril chaque année, quand la colonie revient de l'océan pour nicher dans l'éboulis de Lundeura. La date est si fiable que les habitants en ont fait une fête locale.
D'avril à août. Deux cent mille oiseaux, parfois davantage, occupent les interstices entre les blocs du flanc ouest. En dehors de cette période, la montagne retrouve son silence et ses couleurs changeantes — il faut le savoir avant de réserver.
Un sentier mène vers la réserve naturelle, et l'observation se fait aux jumelles, avec un peu de patience. Les guides locaux rappellent la règle d'or : on regarde, on ne dérange pas. Le ballet des pêcheurs au bec orange rapportant leurs lançons vaut l'attente.
Du saumon. Lovund est l'un des berceaux de l'élevage du saumon en Norvège, et cette industrie fait vivre l'île à l'année : bateaux de service, viviers au large, ateliers. Le contraste est frappant avec les anciennes cabanes de pêche et les séchoirs d'autrefois, soigneusement entretenus.
Oui, sans matériel particulier. Un chemin fait le tour d'une partie de l'île, entre prés fleuris, plages de galets et points de vue sur les îlots voisins. Pour une escale de quelques heures, cette boucle basse suffit amplement.
Oui, mais la montée est exigeante et demande de bonnes chaussures. Le panorama sur l'archipel, semé de centaines d'écueils, récompense l'effort. Sur une escale courte, mieux vaut y renoncer sans regret.
Au contraire : c'est une communauté insulaire étonnamment vivante. Entre le quai et l'école, on croise des poussettes, des vélos d'enfants et des travailleurs venus de loin. Quelques centaines d'habitants occupent le ruban de terre au pied de la paroi.
Un coupe-vent et de bonnes chaussures, même en plein été, ainsi que des jumelles. La monnaie est la couronne norvégienne (NOK). En juin, les nuits ne deviennent jamais tout à fait noires : le ciel garde une lueur de veilleuse qui étire les soirées.