Pyramiden Spitsbergen, Arctic Norway
Norway
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Questions fréquentes
Une cité minière soviétique du Spitzberg, figée du jour au lendemain en 1998 quand la compagnie Trust Arktikugol a fermé le charbonnage. Immeubles alignés, gymnase, piscine, salle de concert : une ville entière attend des habitants qui ne reviendront pas.
Par la mer, ou pas du tout : aucune route n'y mène. Les navires d'expédition mouillent devant la rive ou accostent au quai selon leur taille, et des vedettes relient le site à Longyearbyen durant l'été, en quelques heures de traversée.
Non. On circule accompagné d'un guide armé, présence obligatoire en raison des ours polaires qui traversent parfois la zone. Les groupes suivent l'ancienne allée centrale, bordée d'une bande de gazon importée jadis d'Ukraine.
Le charbon justifiait l'implantation, le prestige faisait le reste. Vendue à l'Union soviétique en 1927, la concession devint une vitrine du monde communiste en Arctique : un millier de résidents y disposaient d'une serre, d'une piscine chauffée et d'une bibliothèque.
Oui, et c'est le buste de Lénine le plus septentrional de la planète, sur la place centrale. Le nom russe du site, Piramida, s'affiche encore en lettres monumentales à l'entrée.
Le palais de la culture et sa salle de spectacle où trône un piano à queue, le gymnase au plancher usé par les espadrilles, la cantine ornée de mosaïques à la gloire du Grand Nord. Dehors, les rails du plan incliné grimpent vers l'entrée de la mine.
Quelques employés saisonniers, qui perpétuent une présence russe presque symbolique. L'hôtel du site a rouvert et sert boissons chaudes et souvenirs aux visiteurs de passage.
Le front du glacier Nordenskiöld, qui barre l'horizon de sa muraille bleutée face à la ville. Guillemots et sternes nichent dans les corniches des immeubles, les renards polaires patrouillent les fondations, et la toundra regagne centimètre par centimètre le terrain perdu.
Des vêtements chauds en plusieurs couches, tuque et gants peu importe la saison, des bottes imperméables — les débarquements se font parfois sur une grève humide —, des jumelles, et un peu de monnaie ou une carte pour le comptoir de l'hôtel.
Chacun en rapporte une réflexion différente : sur les utopies, sur le charbon, sur ce que l'Arctique fait des ambitions humaines. Aucune autre escale ne ressemble à celle-là, et son silence continue de résonner longtemps après le retour à bord.



