Chiang Khong Thailand
Questions fréquentes
Sur une rive tranquille du Mékong, sans terminal ni grue, où les longues barques colorées se balancent au bout de leurs amarres. Chiang Khong est une bourgade de la province de Chiang Rai, dans l’extrême nord thaïlandais, aux portes de la région dite du Triangle d’or.
Oui, d’un simple regard : le Mékong coule ici entre deux pays, la Thaïlande sur une rive, le Laos sur l’autre. Les crêtes bleutées des collines laotiennes se succèdent jusqu’à l’horizon, et la localité de Huay Xai fait face au bourg.
Marcher sur le chemin de halage qui longe le fleuve, visiter le temple tricentenaire du bourg, parcourir le marché du matin et s’attabler dans un café au plancher de bois surplombant la berge. Tout se fait à pied et sans se presser : c’est l’esprit du lieu.
Le vrai monument de la bourgade : un sentier le long de l’eau, face aux collines laotiennes, où les jardins potagers descendent en terrasses vers le courant brun. Les habitants y promènent leurs enfants, tendent leurs filets et surveillent la montée des eaux selon la saison.
Un chedi de style Chiang Saen, du nom de l’ancien royaume qui rayonnait sur ce coude du fleuve, dans un temple vieux de trois siècles. Les moines y perpètuent la routine des offrandes matinales et les visiteurs respectueux peuvent parcourir l’enceinte en dehors des offices.
Épaules et genoux couverts, comme partout dans les sanctuaires du royaume. Une petite contribution à la boîte des dons est toujours bienvenue. Le lieu n’a rien d’aménagé pour la photo : il reste vivant et quotidien, ce qui appelle une certaine discrétion.
Des poissons du Mékong, des herbes amères, des piments par paniers entiers et des douceurs de riz gluant enveloppées dans des feuilles de bananier. Les bâches se déploient dès l’aube. C’est aussi là qu’on rapporte des tissus tissés main ou du café local.
Des bols de nouilles fumants, servis dans des échoppes qui valent bien des restaurants réputés, et le café de montagne cultivé dans la province, à boire face au panorama. Le soir, quelques grils s’installent devant le couchant qui embrase les crêtes laotiennes.
Le pont de l’Amitié se trouve à une dizaine de kilomètres, en véhicule, et c’est par là que transitent les voyageurs qui descendent ensuite vers Luang Prabang depuis Huay Xai. Une traversée frontalière ne s’improvise pas le temps d’une escale : elle relève du programme du bateau, pas de l’initiative individuelle.
À une escale qui n’accumule pas les attraits mais qui offre une position. Le Mékong relie six pays et nourrit des millions de personnes; c’est ici, entre deux rives qui se font face sans se ressembler, qu’on le ressent le mieux. Le rythme est lent, régulier, réglé sur le courant.


