Saint Helena Island Jamestown, St Helena UK
United Kingdom

26 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Après des jours de pleine mer, une masse volcanique se dresse enfin sur l'horizon de l'Atlantique Sud : falaises brunes, crêtes déchiquetées, et une entaille verte où se blottit une ville miniature. Sainte-Hélène compte parmi les terres habitées les plus isolées de la planète, et cette solitude a façonné tout ce que l'escale donne à voir. Les navires mouillent dans la baie de James — aucun quai ne peut les recevoir — et les passagers rejoignent en annexe les marches du débarcadère, parfois avec l'aide de cordages suspendus, comme les marins le font ici depuis des siècles.

Jamestown, un village anglais sous les tropiques

Passé l'arche du front de mer, Jamestown s'étire sur une seule rue principale, coincée entre deux parois de roche. Les façades georgiennes aux teintes pastel, les pubs, la poste et les boutiques familiales composent un décor d'Angleterre rurale transplanté au milieu de l'océan. L'église St James, élevée en 1774, passe pour la plus ancienne église anglicane de l'hémisphère Sud. Tout se fait à pied, et tout le monde vous salue : les Saints, comme se nomment les insulaires, croisent si rarement des navires de passage que chaque escale prend des airs de fête locale. Les boutiques vendent d'ailleurs un produit du cru étonnant : le café de Sainte-Hélène, cultivé en minuscules quantités et compté parmi les plus rares qui soient.

Les 699 marches de Jacob's Ladder

Impossible de la manquer : une volée d'escaliers rectiligne grimpe à flanc de falaise juste au-dessus de la ville. Jacob's Ladder, ancien plan incliné construit pour hisser des marchandises, aligne 699 marches jusqu'au sommet. La montée exige de bons mollets et quelques pauses, mais la récompense attend là-haut : Jamestown vue en plongée, les toits serrés dans leur ravin et, au large, votre navire posé sur le bleu profond de la baie. Ceux qui préfèrent s'abstenir peuvent admirer l'ouvrage depuis le jardin public, un verre de limonade à la main.

Sur les traces de Napoléon

C'est ici que l'empereur déchu vécut ses six dernières années, et l'île entretient sa mémoire avec un soin surprenant. À Longwood House, dans les hauteurs balayées par les alizés, les pièces aux volets verts conservent mobilier, cartes et souvenirs de l'exil ; on y ressent encore l'ennui immense qui habitait le prisonnier le plus surveillé du monde. Non loin, au creux d'un vallon planté de pins, la tombe où il reposa jusqu'en 1840 demeure entourée d'une simple grille, sans nom gravé. Le contraste entre ce silence végétal et le destin du personnage constitue l'un des moments forts de l'escale.

Jonathan, doyen du monde animal

Sur la pelouse de Plantation House, la résidence du gouverneur, broute une célébrité : Jonathan, tortue géante considérée comme le plus vieil animal terrestre connu, arrivé sur l'île au XIXe siècle. L'apercevoir depuis l'allée, mâchant son herbe avec une lenteur souveraine, remet à leur juste place nos horaires d'escale. La demeure elle-même, élégante bâtisse coloniale entourée de jardins, mérite le coup d'œil au passage.

Les hauteurs vertes

Entre deux sites, la route révèle l'autre visage de Sainte-Hélène : au-dessus des falaises arides, l'intérieur se plisse en vallées d'un vert profond où paissent des vaches, comme en pleine campagne britannique. Les points de vue s'enchaînent, chacun ouvrant sur un pan différent de l'océan. Par endroits, le regard porte sur des kilomètres d'Atlantique sans croiser ni bateau ni côte.

Le dernier regard

De retour au débarcadère, on attend l'annexe en observant les pêcheurs et les enfants qui plongent des rochers. Peu d'escales procurent ce sentiment d'avoir touché un bout du monde réel, vivant, fier de son histoire démesurée. Quand l'île redevient une silhouette sur l'horizon, chacun comprend ce que ressentaient les navigateurs d'autrefois en la quittant : la certitude d'avoir vu un lieu que très peu de voyageurs verront jamais.

Questions fréquentes

Nulle part : aucun quai de l'île ne peut recevoir un navire de croisière. Le bateau mouille dans la baie de James, devant Jamestown, et les passagers rejoignent en annexe les marches du débarcadère, parfois en s'aidant des cordages suspendus. Le débarquement dépend entièrement de la houle du jour.
Oui, entièrement. Passé l'arche du front de mer, Jamestown tient dans une seule rue principale coincée entre deux parois de roche : boutiques familiales, poste, pubs et l'église St James, élevée en 1774 et réputée la plus ancienne église anglicane de l'hémisphère Sud. Aucun transport n'est nécessaire dans le village.
Combinez Jamestown à pied et une sortie en véhicule vers les hauteurs. Comptez une heure pour la rue principale et l'église, un arrêt au pied de Jacob's Ladder, puis Longwood House et la tombe de Napoléon. Réservez le transport à l'avance : les véhicules sont peu nombreux sur l'île.
Un escalier rectiligne de 699 marches qui grimpe à flanc de falaise juste au-dessus de la ville, vestige d'un ancien plan incliné servant à hisser des marchandises. La montée demande de bons mollets et quelques pauses; d'en haut, on découvre les toits serrés dans leur ravin et le navire posé sur la baie.
Oui. Longwood House, dans les hauteurs balayées par les alizés, conserve mobilier, cartes et souvenirs des six dernières années de l'empereur derrière ses volets verts. Non loin, au creux d'un vallon planté de pins, sa tombe d'origine reste entourée d'une simple grille, sans nom gravé; il y reposa jusqu'en 1840.
Sur la pelouse de Plantation House, la résidence du gouverneur. Jonathan, arrivé sur l'île au XIXe siècle, passe pour le plus vieil animal terrestre connu. On l'observe depuis l'allée, sans l'approcher, en le laissant mâcher son herbe à son rythme.
La livre de Sainte-Hélène, à parité avec la livre sterling, et l'anglais. Les paiements par carte restent limités sur l'île : prévoyez des espèces pour les boutiques, les taxis et les cafés de Jamestown.
Le café de Sainte-Hélène, cultivé en quantités minuscules et compté parmi les plus rares du monde, se vend dans les boutiques de Jamestown. Les timbres du territoire constituent l'autre souvenir recherché des voyageurs de passage.
En partie. Jamestown se visite très bien en famille, mais le transfert en annexe et les marches du débarcadère demandent de la stabilité, et l'île n'offre aucune installation conçue pour les enfants. Jacob's Ladder et les sites napoléoniens des hauteurs s'adressent plutôt aux marcheurs.
Le climat subtropical tempéré de l'île ne présente pas de saison vraiment défavorable. Les escales dépendent surtout des itinéraires de l'Atlantique Sud, concentrés entre l'automne et le printemps austral. La houle, elle, peut compromettre le débarquement à n'importe quelle date de l'année.