Belem Brazil

32 Cruises availables At departure or passage at this port

Azamara Club Cruises (21 Cruises)

Bien avant le quai, c'est le fleuve qui accueille : une eau couleur café au lait, large comme une mer, charriant des îles de jacinthes arrachées à la forêt. Belém, un million et demi d'habitants, garde l'entrée de l'Amazonie brésilienne à une centaine de kilomètres de l'océan. La ville a connu la fièvre du caoutchouc au tournant du XXe siècle, et il lui en reste des théâtres à l'italienne, des marchés démesurés et un appétit intact pour les fruits de la forêt. On la surnomme la cité des manguiers : leurs voûtes vertes ombragent encore des avenues entières du centre.

Arriver par Icoaraci ou par le centre

Selon la taille du navire, deux scénarios. Les grandes unités mouillent devant Icoaraci, un district fluvial réputé pour ses potiers, et débarquent leurs passagers en transbordeur ; des navettes rejoignent ensuite le centre en trente-cinq minutes de route. Les navires plus modestes accostent directement au cœur de Belém. Dans les deux cas, la journée s'organise aisément autour du vieux centre, compact et dense, où tout se tient à distance de marche.

Ver-o-Peso, le ventre de l'Amazonie

Sur les quais, sous une halle de fer forgé fabriquée en Angleterre et remontée ici en 1901, s'étend le Ver-o-Peso, considéré comme le plus grand marché à ciel ouvert d'Amérique latine. On y circule entre pyramides de fruits inconnus des dictionnaires, poissons d'eau douce longs comme le bras, paniers d'açaï et étals d'herboristes où se vendent racines, écorces et philtres censés guérir tous les maux, y compris ceux du cœur. Le spectacle commence à l'aube, quand les barques venues des îles livrent la marchandise dans un concert de cris et de rires ; garder son sac devant soi, ouvrir grand les yeux et se laisser porter par le flot.

La Cidade Velha et le fort des origines

À quelques rues du marché, la Cidade Velha aligne ses façades couvertes d'azulejos, ces carreaux de faïence apportés d'Europe au temps où le caoutchouc payait tout. Le Forte do Presépio, élevé en 1616 par les premiers colons portugais, monte toujours la garde au-dessus de la baie de Guajará ; ses remparts offrent le meilleur point de vue sur le va-et-vient des embarcations, des pirogues aux caboteurs. Les églises baroques voisines complètent la promenade, fraîcheur bienvenue à l'appui.

Le Theatro da Paz, souvenir de la « Paris tropicale »

Face aux manguiers de la place de la République se dresse le Theatro da Paz, inauguré en 1878 et inspiré des grandes salles italiennes. Lustres, dorures et velours racontent l'époque où les barons du caoutchouc faisaient venir d'Europe chanteurs, décors et partitions. Des visites guidées parcourent la salle à l'italienne, ses loges et son plafond peint quand aucune répétition ne l'occupe, et l'on ressort en comprenant pourquoi la ville se rêvait alors en « Paris tropicale ».

Une pause aux anciens docks

Pour souffler, cap sur l'Estação das Docas : trois entrepôts portuaires du début du XXe siècle transformés en halles lumineuses, où restaurants et cafés servent glaces à l'açaï, poissons grillés, crevettes du fleuve et jus de fruits amazoniens servis face à l'eau. L'endroit permet d'attendre la navette au frais, un verre à la main, en regardant passer les cargos et les orages — ici, l'averse quotidienne fait partie du rythme, brève et tiède, et personne ne s'en formalise.

Au moment du départ, le soir tombe vite comme partout sur l'équateur, et les berges s'allument une à une dans le crépuscule violet. On emporte de Belém un mélange qui n'existe nulle part ailleurs : des lustres d'opéra et des écailles de poisson-roi, du fer anglais et des fruits sans nom. L'Amazonie commence ici, à quai, et elle donne déjà envie de remonter le fleuve jusqu'au bout.

Frequently Asked Questions

It depends on size. Large ships anchor off Icoaraci, a river district known for its potters, and shuttles reach the centre in a 35-minute drive. Smaller vessels berth right in the heart of Belém.
The Ver-o-Peso market first, then the Cidade Velha and the Forte do Presépio a few streets away. The Theatro da Paz and the Estação das Docas complete the day. The old centre is compact: everything is within walking distance.
The largest open-air market in Latin America, under a wrought-iron hall made in England and reassembled here in 1901. Fruit unknown to dictionaries, freshwater fish as long as your arm, baskets of açaí and herbalists' stalls.
At dawn, when boats from the islands deliver their goods in a chorus of shouting and laughter. Keep your bag in front of you and let the flow carry you.
An Italian-style opera house opened in 1878, facing the mango trees of República square. Chandeliers, gilding and velvet recall the era when rubber barons imported singers, sets and scores from Europe. Guided tours run when no rehearsal is on.
Because of the rubber boom at the turn of the 20th century. It left Italian-style theatres, azulejo-covered facades and outsized markets. The city then dreamed of itself as a tropical Paris.
At the Estação das Docas: three early 20th-century port warehouses turned into bright halls, with açaí ice cream, grilled fish, river prawns and Amazonian juices served facing the water.
The fort built in 1616 by the first Portuguese colonists, still standing guard above Guajará bay. Its ramparts give the best view of the traffic on the water, from dugout canoes to coastal traders.
The Brazilian real, and Portuguese. English is limited outside tour operators; a few words of Portuguese go a long way at the market.
No, but plan for it. The daily downpour is part of the rhythm, brief and warm, and nobody minds. You take shelter for twenty minutes and life resumes. Nightfall comes quickly, as everywhere on the equator.