Le Mexique est la seule destination soleil qui oblige à choisir un océan avant de choisir un hôtel. La côte caraïbe et la côte pacifique n’ont ni la même mer, ni la même saison des pluies, ni la même clientèle. Beaucoup de voyageurs réservent Cancún par réflexe alors que le Pacifique leur conviendrait mieux, et l’inverse est vrai aussi.
L’essentiel en quatre lignes
Caraïbe ou Pacifique : la Caraïbe pour une mer turquoise et calme, les cénotes et les ruines mayas; le Pacifique pour des paysages de montagne, des vagues et zéro sargasse.
Meilleure période : de décembre à avril des deux côtés. Le Pacifique reste agréable en novembre et en mai.
Formalités : passeport canadien valide pour la durée du séjour, aucun visa jusqu’à cent quatre-vingts jours, formulaire migratoire numérique rempli à l’arrivée par voie aérienne.
Sargasses : côte caraïbe seulement, surtout d’avril à août.
Choisir sa côte
La côte caraïbe : Cancún, Riviera Maya, Cozumel
C’est le Mexique que les Québécois connaissent. La mer y est turquoise et peu profonde, protégée par la deuxième plus grande barrière de corail du monde. La zone hôtelière de Cancún tient sur un cordon de sable entre la mer et la lagune Nichupté. La Riviera Maya s’étire ensuite sur cent trente kilomètres, de Puerto Morelos à Tulum.
C’est aussi la seule région du pays où l’on peut visiter Chichén Itzá le matin et nager dans un cénote l’après-midi. Si la culture maya fait partie de vos raisons de partir, la question de la côte est réglée.
La côte pacifique : Puerto Vallarta, Los Cabos, Riviera Nayarit, Huatulco
Un autre pays. Des montagnes qui tombent dans la mer, des couchers de soleil face à l’eau, une houle qui plaît aux surfeurs et demande de la vigilance avec de jeunes enfants. Puerto Vallarta garde ses ruelles pavées et sa Zona Romántica au bord de la plus grande baie du Mexique. Los Cabos, en Basse-Californie, offre un décor de désert et des baleines de décembre à avril.
Le Pacifique ne reçoit pas de sargasses. À lui seul, ce détail règle le choix pour bien des voyageurs qui ont vécu une mauvaise semaine dans la Caraïbe.
Les régions moins courues
Huatulco, dans l’Oaxaca, s’étale sur neuf baies dans une région restée peu bâtie. Isla Holbox se rejoint en bateau, n’a pas de rue asphaltée et accueille les requins-baleines de juin à septembre. Mazatlán possède l’un des plus longs malecóns d’Amérique et un centre historique restauré. Ces trois-là coûtent généralement moins cher que Cancún à catégorie égale.
Quand partir
De décembre à avril, les deux côtes sont sèches et la chaleur reste supportable. C’est la haute saison.
La saison des ouragans diffère selon l’océan : de la mi-mai à novembre sur le Pacifique, du début de juin à novembre sur la Caraïbe et le golfe du Mexique. Le risque réel se concentre en septembre et en octobre des deux côtés.
Juillet et août sont chauds et humides partout, avec un orage en fin d’après-midi presque tous les jours. Les prix baissent, les familles en profitent, et l’on apprend vite à faire ses sorties le matin.
Les sargasses, dites franchement
Les algues sargasses touchent la côte caraïbe, surtout entre avril et août. L’intensité varie d’une année à l’autre et d’une plage à l’autre : Playa Mujeres et Isla Holbox sont souvent épargnées alors que Tulum reçoit tout. Les grands complexes ratissent leur plage chaque matin. Le Pacifique n’est pas concerné du tout. Nous suivons la situation dans notre guide des sargasses.
Ce qu’il faut avoir en main
Un passeport canadien valide pour toute la durée du séjour. Aucun visa n’est exigé pour un séjour touristique jusqu’à cent quatre-vingts jours, mais c’est l’agent d’immigration qui fixe la durée réellement accordée à l’arrivée.
Par voie aérienne, le formulaire migratoire est numérique et se remplit à l’arrivée. Les frais migratoires sont normalement compris dans le prix du billet d’avion.
Pour les conseils officiels en vigueur, consultez la page du pays sur voyage.gc.ca.
Sur place
L’argent
La monnaie est le peso mexicain. Le dollar américain passe dans les zones touristiques, souvent à un taux qui ne vous avantage pas. Payez en pesos quand vous le pouvez et refusez la conversion proposée par les terminaux de paiement.
Les frais d’État à Quintana Roo
L’État de Quintana Roo, qui comprend Cancún, la Riviera Maya, Cozumel et Tulum, perçoit une contribution touristique pour les visiteurs étrangers. Elle se paie en ligne. Vérifiez avec votre conseiller en voyages si elle s’applique à votre séjour, parce que les règles ont changé plusieurs fois.
L’eau et la nourriture
Eau embouteillée, y compris pour le brossage des dents. Les complexes en fournissent. La nourriture de rue est excellente là où il y a une file de gens du coin.
Se déplacer
Pour un séjour en complexe, les transferts sont compris et la location d’auto ne se justifie pas. Sur le Pacifique, si vous logez à Puerto Vallarta ou dans la Riviera Nayarit et que vous comptez explorer, la voiture ouvre beaucoup de portes.
À qui le Mexique convient
Aux familles qui veulent une mer calme et des excursions faciles : la Riviera Maya. Aux couples qui cherchent un décor et une ville qui vit : Puerto Vallarta. Aux voyageurs qui reviennent d’une semaine de sargasses et qui hésitent à retourner dans le Sud : le Pacifique règle le problème.
Moins bien à qui veut un séjour sans aucune surprise météo entre juin et octobre, et à qui cherche une plage déserte à quinze minutes de l’aéroport de Cancún : ça n’existe plus depuis longtemps.
Pour préparer ce séjour, voir aussi Acapulco, Cancun, Cozumel, Mexique ou République dominicaine et la section Sud tout inclus.


