La Riviera Maya s’étire sur environ cent trente kilomètres au sud de Cancún, de Puerto Morelos à Tulum. Contrairement à la zone hôtelière de Cancún, elle n’a ni centre ni numérotation : c’est une succession de villages, de domaines fermés et de plages séparés par la jungle basse et par la route fédérale 307. Le choix du secteur détermine le temps de transfert, le type de plage et l’ambiance du séjour.
L’essentiel en quatre lignes
- Vol direct Montréal-Cancún d’environ quatre heures vingt, puis de vingt-cinq à cent minutes de route selon le secteur.
- Passeport canadien valide; aucun visa pour un séjour touristique.
- La deuxième plus grande barrière de corail du monde longe la côte, à quelques centaines de mètres du rivage.
- Décembre à avril pour la saison sèche. Sargasses surtout de mars à octobre.
Choisir son secteur
Puerto Morelos
Vingt-cinq minutes de l’aéroport, un vrai village de pêcheurs avec sa place et son phare penché. Le récif passe à cinq cents mètres du bord et forme un parc national : la mer y est calme et l’apnée se pratique directement depuis la plage. C’est le secteur le plus tranquille et le plus court en transfert.
Playa del Carmen et Playacar
Cinquante minutes de l’aéroport. La Cinquième Avenue, piétonne sur quatre kilomètres, aligne restaurants, boutiques et terrasses; le traversier pour Cozumel part du quai central. Playacar, juste au sud, est un domaine résidentiel et hôtelier fermé, plus calme, avec un parcours de golf. Bon choix si vous voulez sortir à pied le soir.
Puerto Aventuras et Akumal
Une heure à une heure quinze. Puerto Aventuras s’organise autour d’une marina; Akumal, dont le nom signifie lieu des tortues en maya, abrite une baie où les tortues vertes broutent les herbiers à quelques mètres du bord. L’accès à la baie est encadré : gilet obligatoire, guide, nombre limité de nageurs.
Tulum
Une heure et demie à cent minutes. Le secteur le plus tendance et le plus cher au mètre de sable, avec des hôtels de petite taille sur une route côtière étroite. Les ruines mayas surplombent la mer du haut d’une falaise de douze mètres : c’est la seule cité maya construite face à l’océan.
Le récif et les cénotes
La barrière mésoaméricaine court de la pointe du Yucatán jusqu’au Honduras. Devant la Riviera Maya, elle protège la côte de la houle et se visite en apnée à quelques minutes de bateau, parfois même à la nage depuis la plage à Puerto Morelos et à Akumal.
Sous terre, le calcaire de la péninsule est percé par le plus vaste réseau de rivières souterraines connu de la planète. Les cénotes qui y donnent accès vont du bassin aménagé avec passerelle et vestiaires à la simple ouverture au bout d’un chemin de terre. Les Mayas y voyaient l’entrée du monde souterrain; certains servent aujourd’hui à la plongée spéléologique parmi les plus techniques au monde.
Les parcs et les sites
Trois grands parcs écotouristiques se partagent la région : l’un mise sur la culture mexicaine et un spectacle du soir de plusieurs heures, un autre sur une crique naturelle où rivière et mer se rencontrent, le troisième sur les tyroliennes et les véhicules amphibies. Comptez une journée complète pour chacun.
Côté archéologie, Tulum se visite en deux heures, Cobá demande une demi-journée et Chichén Itzá une journée entière depuis la plupart des hôtels. Au sud de Tulum, la réserve de biosphère de Sian Ka’an, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, protège cinq mille kilomètres carrés de mangrove, de lagunes et de récif : on la parcourt en bateau, avec un guide.
Ce qu’il faut savoir sur les plages
Les plages de la Riviera Maya sont en général plus étroites que celles de Cancún, et leur qualité varie beaucoup d’un kilomètre à l’autre. Certaines sont larges et sablonneuses, d’autres présentent des affleurements rocheux, des herbiers marins ou une entrée de mer moins franche. C’est le point à vérifier en priorité avant de réserver, hôtel par hôtel.
Les sargasses touchent la région de mars à octobre, avec des pointes en mai, juin et juillet. Les grands complexes ramassent chaque matin et certains installent des barrières flottantes. Notre dossier sur les sargasses au Mexique fait le point avant la réservation.
Le tout inclus dans la Riviera Maya
C’est l’une des plus fortes concentrations de complexes tout inclus au monde, et l’éventail est complet : très grands domaines familiaux avec parcs aquatiques, établissements réservés aux adultes, adresses de petite taille à Tulum, formules haut de gamme avec majordome. Cette abondance est un avantage et un piège, parce que deux hôtels voisins peuvent offrir des expériences très différentes.
Trois critères font la différence ici : la qualité réelle de la plage devant l’hôtel, la distance de transfert depuis Cancún, et la politique de réservation des restaurants à la carte. Nos repères pour choisir un hôtel tout inclus détaillent le reste, et notre sélection tout inclus famille aide si vous partez avec des enfants.
Quand partir
De décembre à avril, l’air tourne autour de 28 °C, l’humidité reste modérée et la pluie est rare. Mai et la première quinzaine de juin offrent encore d’excellentes conditions à des prix inférieurs, avec un risque de sargasses plus élevé.
De juillet à octobre, la chaleur monte, les averses de fin de journée deviennent quotidiennes et la saison cyclonique bat son plein. Notre guide quand partir dans le Sud depuis Montréal détaille le calendrier des prix depuis le Québec.
Pour préparer ce séjour, voir aussi notre fiche Mexique, Ixtapa, Los Cabos et Mexique ou République dominicaine.


