Jacó est la plage la plus proche de San José : une heure et demie de route depuis la capitale, ce qui en fait la destination de fin de semaine des Costariciens. Trois kilomètres de sable volcanique gris foncé, une vague constante toute l’année, une rue principale bordée de commerces et la vie nocturne la plus active de la côte pacifique. Ce n’est pas une carte postale, c’est une vraie ville de bord de mer.
L’essentiel en quatre lignes
- Vol vers San José (SJO), puis une heure trente de route. Depuis Liberia, comptez deux heures et demie.
- Le Costa Rica est une heure derrière Montréal l’hiver et deux heures l’été.
- Aucune sargasse. Le sable est gris volcanique, pas blanc.
- Décembre à avril pour la saison sèche. Saison verte de mai à novembre, plus arrosée qu’au Guanacaste.
La plage et le surf
La baie de Jacó reçoit de la houle toute l’année, avec des vagues qui cassent sur un fond de sable : c’est ce qui en fait un bon terrain d’apprentissage. Une dizaine d’écoles louent planches et donnent des cours à l’heure, et la vague reste praticable même les jours de petite houle.
Une consigne à prendre au sérieux : les courants de retour sont fréquents sur cette plage, en particulier près des rochers aux deux extrémités et à marée descendante. Baignez-vous devant les postes de sauveteurs et évitez les jours de forte houle si vous n’êtes pas à l’aise.
À cinq minutes au sud, Playa Hermosa est une tout autre affaire : une vague puissante et creuse qui accueille des compétitions internationales, réservée aux surfeurs confirmés. De juillet à décembre, les tortues olivâtres y viennent pondre la nuit, et un projet local encadre les relâchers de nouveau-nés.
Dix minutes au nord, la baie de Playa Herradura est beaucoup plus calme, avec un port de plaisance et une flotte de pêche sportive.
Ce qu’il y a autour
Le parc Carara
À vingt minutes au nord, ce parc protège une forêt de transition entre le sec du nord et l’humide du sud, ce qui explique sa diversité inhabituelle. C’est surtout l’un des meilleurs endroits du pays pour voir des aras rouges en liberté, au lever et au coucher du soleil.
Juste avant l’entrée, le pont du Río Tárcoles surplombe une rivière où une trentaine de crocodiles américains, certains de quatre mètres, se tiennent sur les bancs de sable. On les observe depuis le pont, gratuitement.
Manuel Antonio
À une heure au sud, le parc national le plus visité du Costa Rica combine forêt et plages dans un même périmètre. On y voit paresseux, singes capucins, singes-écureuils et iguanes en deux ou trois heures de sentier. Partez tôt : l’entrée est contingentée et le stationnement se remplit.
Les activités de plein air
Tyroliennes au-dessus de la canopée, rappel dans les cascades, quatre-roues dans les collines, sorties en catamaran : l’offre est dense et les prix plus bas qu’au Guanacaste. Le sentier du Cerro Miro, à la sortie du village, monte en une heure à un point de vue sur toute la baie.
Le village
Jacó tient sur une avenue parallèle à la plage, avec des restaurants, des supermarchés, des boutiques de surf et une trentaine de bars. C’est la station la plus animée de la côte, et la vie nocturne y a une réputation qui ne convient pas à tous les voyageurs.
Les familles et les couples qui cherchent le calme logent généralement à Playa Herradura, à Playa Hermosa ou dans les résidences en hauteur, au sud du village. De jour, la question ne se pose pas.
L’hébergement
L’offre se compose surtout de condos, de résidences hôtelières et d’hôtels de catégorie moyenne vendus sans repas, avec un ou deux établissements proposant une formule tout compris. Les grands complexes tout inclus du Costa Rica se trouvent plutôt au Guanacaste, à deux heures et demie au nord.
Comme le village compte des dizaines de restaurants à distance de marche, la chambre seule est cohérente ici. Nos critères pour choisir un hôtel tout inclus aident à comparer les deux formules selon votre programme.
Quand partir
De décembre à avril, le ciel reste dégagé et l’air tourne autour de 32 °C. C’est la haute saison et la période la plus sèche.
De mai à novembre, les averses de fin de journée deviennent quotidiennes et la végétation explose. La côte centrale est nettement plus arrosée que le Guanacaste : septembre et octobre y sont franchement pluvieux, mais les matinées restent souvent dégagées et les prix chutent. Notre guide quand partir dans le Sud depuis Montréal détaille le calendrier des prix.
Pour préparer ce séjour, voir aussi notre fiche Costa Rica, El Jobo, Islita et les complexes qui conviennent aux familles.


