Les Bahamas ne sont pas une île, ce sont sept cents îles et plus de deux mille îlots répartis sur un millier de kilomètres. Une poignée seulement est desservie depuis le Québec, et choisir laquelle change complètement la nature du séjour. Nassau et les Exumas, c’est le même pays et deux voyages qui n’ont rien à voir.
L’essentiel en quatre lignes
Où aller : Nassau pour l’animation et Paradise Island, Freeport pour la proximité, les Exumas pour les bancs de sable, Harbour Island pour le sable rose, les Abacos pour la voile.
Meilleure période : de décembre à avril. L’eau reste fraîche en janvier et en février, plus qu’aux Antilles du Sud.
Formalités : passeport canadien valide six mois après la date prévue de départ, aucun visa pour un séjour touristique.
Position : l’archipel est dans l’Atlantique, pas dans la mer des Caraïbes, ce qui explique la température de l’eau.
Où aller
Nassau et Paradise Island
La porte d’entrée et la seule île où tout se trouve à distance de marche ou de taxi : Cable Beach et ses complexes, Paradise Island et son parc aquatique, la vieille ville coloniale et le marché de paille. C’est aussi le port de croisière le plus fréquenté au monde, ce qui se sent les jours d’escale.
Freeport, sur Grand Bahama
L’île la plus au nord de l’archipel, plus tranquille que Nassau, avec des plages longues et un port de plaisance. La région a été durement touchée par les ouragans des dernières années et s’est reconstruite en partie : vérifiez l’état de l’établissement avec votre conseiller en voyages avant de réserver.
Les Exumas
Trois cent soixante îles et une eau dont la couleur ne se rend pas en photo. Great Exuma donne accès aux bancs de sable, aux raies et aux fameux cochons nageurs de Big Major Cay. On y va en bateau, à la journée, et c’est la sortie que personne n’oublie.
Harbour Island et les Abacos
Harbour Island, au large d’Eleuthera, aligne cinq kilomètres de sable rose et se parcourt en voiturette de golf. Marsh Harbour, dans les Abacos, est un archipel de voile fait de petites îles et de villages coloniaux aux maisons de bois. Ces deux régions se rejoignent en vol intérieur ou en traversier.
Quand partir
De décembre à avril, le temps est sec et ensoleillé. C’est la haute saison. Une nuance à connaître : les Bahamas sont dans l’Atlantique Nord, à la même latitude que la Floride, et la mer y descend autour de vingt-deux degrés en janvier et février. C’est baignable, mais ce n’est pas la Barbade.
La saison des ouragans court du début de juin à la fin de novembre. L’archipel se trouve sur la trajectoire habituelle des systèmes atlantiques et a été frappé sérieusement par le passé. C’est une destination où l’assurance annulation ne se discute pas entre août et octobre.
Mai et la première moitié de juin offrent le meilleur équilibre : eau réchauffée, prix redescendus, risque encore faible.
Ce qu’il faut avoir en main
Un passeport canadien valide au moins six mois après la date prévue de votre départ des Bahamas. C’est plus exigeant que dans les Antilles françaises ou en République dominicaine.
Aucun visa n’est exigé pour un séjour touristique, qui peut atteindre huit mois. Une carte d’immigration est à remplir et à faire tamponner à l’arrivée. Les douanes peuvent demander un billet de sortie et une preuve de fonds suffisants.
Une taxe de départ s’applique à la sortie du pays; elle est normalement comprise dans le prix du billet d’avion.
Pour les conseils officiels en vigueur, consultez la page du pays sur voyage.gc.ca.
Sur place
L’argent
Le dollar bahamien est à parité avec le dollar américain, et les deux circulent indifféremment. Vous pouvez payer en dollars américains partout et recevoir votre monnaie dans l’une ou l’autre devise.
Le coût de la vie
Les Bahamas sont chères. Presque tout est importé, y compris l’eau et les légumes, et la facture d’un repas hors du complexe surprend. C’est la principale différence avec Cuba ou la République dominicaine, et il vaut mieux le savoir avant de partir plutôt que devant l’addition.
Se déplacer entre les îles
Vols intérieurs et traversiers rapides relient Nassau aux autres îles. Ce sont des correspondances à planifier, pas des trajets qu’on improvise le matin même.
À qui les Bahamas conviennent
Aux familles qui veulent un vol court et un parc aquatique à la porte de la chambre : Paradise Island est imbattable là-dessus. Aux plongeurs et aux amateurs de bateau, parce que l’eau y est parmi les plus claires de la planète. Aux couples qui cherchent une petite île tranquille et acceptent d’en payer le prix.
Moins bien à qui cherche un tout inclus économique en janvier : l’eau est plus fraîche, la formule tout inclus est moins répandue qu’ailleurs, et le budget grimpe vite.
Pour préparer ce séjour, voir aussi Columbus Isle, Freeport, Great Exuma, notre calendrier mois par mois et la section Sud tout inclus.


