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Puerto Plata occupe la côte nord de la République dominicaine, celle qui donne sur l’Atlantique. Le décor y est différent de l’est du pays : une montagne de huit cents mètres tombe presque dans la mer, la végétation reste verte toute l’année, le vent souffle plus fort, et la ville existait bien avant le tourisme. Colomb a fait établir le premier comptoir européen des Amériques à quelques kilomètres d’ici.

L’essentiel en quatre lignes

  • Environ quatre heures et quart de vol direct depuis Montréal vers l’aéroport Gregorio Luperón (POP), à vingt minutes des hôtels.
  • La carte de touriste est comprise dans le billet d’avion; un formulaire d’entrée électronique se remplit avant le départ.
  • La côte nord est nettement moins touchée par les sargasses que la côte est.
  • Décembre à avril pour le temps le plus sec. Saison des ouragans de juin à novembre.

Les secteurs hôteliers

Playa Dorada

Un domaine fermé regroupant une quinzaine de complexes autour d’un parcours de golf, avec une plage continue de sable doré et une allée commerciale au centre. C’est le secteur le plus pratique : tout se fait à pied, et le rapport qualité-prix reste l’un des meilleurs des Antilles.

Costa Dorada et Maimón

Quelques kilomètres à l’est et à l’ouest, des complexes plus isolés, souvent plus récents, sur des plages plus tranquilles. Maimón accueille aussi le port de croisière d’Amber Cove, ce qui anime le secteur certains jours de la semaine.

Cofresí

À l’ouest de la ville, une baie encaissée avec de grands complexes familiaux et un parc marin où l’on nage avec les dauphins et les otaries. Bon choix avec des enfants, moins pour qui cherche le calme.

Le téléphérique et la montagne

Le mont Isabel de Torres, 793 mètres, domine la ville. Le seul téléphérique des Caraïbes y monte en dix minutes et débouche sur un jardin botanique, une vue qui porte sur toute la baie et une statue du Christ rédempteur inspirée de celle de Rio.

Partez tôt : le sommet se couvre de nuages en milieu de matinée la plupart des jours, et la file d’attente s’allonge dès que les autobus d’excursion arrivent.

Les 27 chutes de Damajagua

À quarante minutes dans les terres, une rivière a creusé une série de vasques et de toboggans dans le calcaire. On remonte le canyon à pied avec casque et gilet, puis on redescend en sautant et en glissant d’un bassin à l’autre. Selon le niveau d’eau et votre aisance, on parcourt sept, douze ou les vingt-sept chutes.

C’est l’excursion la plus mémorable de la région et elle demande une condition physique correcte. Les guides sont formés par une association communautaire locale qui gère le site depuis les années 2000.

Ce qu’il reste de la vieille ville

Autour du parc Independencia, une centaine de maisons victoriennes en bois, ornées de dentelles de menuiserie et peintes en couleurs franches, témoignent de la prospérité du tabac et du sucre à la fin du XIXe siècle. La forteresse San Felipe, bâtie en 1577, garde l’entrée de la baie au bout du malecón, une promenade de bord de mer de plusieurs kilomètres qui s’anime en fin de journée.

Le musée de l’ambre mérite un arrêt. La cordillère qui borde la ville produit l’ambre dominicain, dont une variété bleue rarissime, et les inclusions d’insectes vieilles de vingt millions d’années qu’on y expose ont inspiré une célèbre intrigue de cinéma.

La ville abrite aussi le siège d’une des grandes maisons de rhum du pays, dont la visite se combine facilement avec le centre historique.

Cabarete et Sosúa, à côté

Quinze minutes à l’est, Sosúa referme une baie protégée où l’eau reste calme et transparente, avec un récif accessible à la nage. Vingt minutes plus loin, Cabarete est l’une des capitales mondiales de la planche à voile et du cerf-volant tractant : le vent thermique se lève chaque après-midi avec une régularité d’horloge, et les compétitions internationales s’y tiennent depuis les années 1980.

Les deux villages se visitent à la journée depuis Puerto Plata, ou servent de base à ceux qui veulent une ambiance moins hôtelière.

Pourquoi la côte nord plutôt que l’est

Trois différences concrètes. Les sargasses, d’abord : la côte nord est orientée de telle façon qu’elle reçoit beaucoup moins d’algues que Punta Cana, un avantage qui compte de mars à septembre. Le prix ensuite : à catégorie égale, un séjour à Playa Dorada revient souvent moins cher. Et le paysage, plus vert, plus montagneux, avec une vraie ville à côté plutôt qu’une zone hôtelière.

En contrepartie, la mer est plus vive, moins turquoise, et le sable plus foncé. Les hôtels sont en moyenne plus anciens, même si plusieurs ont été rénovés récemment. Nos critères pour choisir un hôtel tout inclus et notre dossier sur les sargasses dans les Caraïbes vous aideront à trancher.

Quand partir

De décembre à avril, l’air tourne autour de 28 °C avec des alizés soutenus. La côte nord reçoit un peu plus de pluie que l’est du pays, surtout en novembre et décembre, mais les averses sont brèves.

De janvier à la mi-mars, les baleines à bosse rassemblent leurs troupeaux dans la baie de Samaná, à deux heures et demie de route : c’est l’une des rares excursions qui justifie à elle seule le choix des dates. Notre guide quand partir dans le Sud depuis Montréal détaille le calendrier des prix.

Pour préparer ce séjour, voir aussi notre fiche Republique Dominicaine, Michès, Punta Cana et le point sur les sargasses.

Questions fréquentes

Quand le Québec est à l'heure normale il y a aucune différence et aucun décalage avec la République Dominicaine. Quand le Québec est à l'heure avancée, un décalage d'une heure est à prévoir.
Les températures moyennes à Puerto Plata varient entre 19 et 28 degrés en début d'année (janvier, février, mars) et au plus chaud, durant les mois d'été, entre 22 et 32 degrés (de mai à septembre).
Puerto Plata offre une multitude d'activités culturelles, nautiques et sportives. Des tours de ville guidés, des escapades en safaris, en motodunes, en tyroliennes, des tours de catamaran, des excursions de plongée apnée, des excursions aux cascades Damajagua, et même du shopping dans des fabriques de cigares, de rhum ou de chocolat.
Pour la beauté de ses plages sablonneuses de la mer des Caraibes et la variété de catégories d'hôtels, Punta Cana est le meilleur choix; Pour les activités sportives de planches à voile et de surf qu'offre l'océan Atlantique et la variété des excursions offertes à l'extérieur des resorts, Puerto Plata est la destination privilégiée.
Environ quatre heures et quart en vol direct vers l'aéroport international Gregorio Luperón (POP). L'aéroport se trouve à une vingtaine de minutes de route des complexes de Playa Dorada et de Costa Dorada.
Un passeport canadien valide. La carte de touriste est comprise dans le prix du billet d'avion depuis 2018, et un formulaire d'entrée électronique doit être rempli avant le départ. Aucun visa n'est exigé pour un séjour touristique.
La côte nord est orientée de façon à recevoir beaucoup moins d'algues brunes que la côte est du pays. Les épisodes y sont rares et de faible ampleur comparativement à Punta Cana, ce qui en fait un choix intéressant de mars à septembre.
Playa Dorada regroupe une quinzaine de complexes autour d'un parcours de golf, avec tout à distance de marche. Costa Dorada et Maimón sont plus tranquilles et souvent plus récents. Cofresí convient aux familles avec son parc marin.
Oui, de la mi-janvier à la mi-mars. Les baleines à bosse se rassemblent dans la baie de Samaná, à environ deux heures et demie de route, et les excursions à la journée partent des hôtels de la région.
Le peso dominicain. Le dollar américain est accepté dans les complexes hôteliers, mais le taux appliqué est rarement avantageux : payez en pesos hors de l'hôtel. Les cartes de crédit passent partout dans les commerces établis.
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