Brindisi Italy

302 Cruises availables At departure or passage at this port

MSC Cruises (179 Cruises)

MSC Cruises Armonia Ship Thumbnail

MSC Armonia

2679 Passengers
65542 tons
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Seabourn Cruise Line (85 Cruises)

Seabourn Ovation.

Seabourn Ovation

40350 tons
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Silversea Cruises (18 Cruises)

Toutes les routes mènent à Rome, dit-on. L'une d'elles en repartait aussi : la Via Appia, la reine des voies romaines, s'achevait ici après cinq cent soixante kilomètres, au sommet d'un escalier dominant le bassin intérieur de Brindisi. Un fût de marbre y marque toujours le point final. Faire escale dans ce port du talon de la botte italienne, c'est poser le pied à l'endroit exact où l'Empire s'embarquait pour l'Orient.

Arriver par la rade

Les navires accostent au quai de Costa Morena, dans l'avant-port, à deux ou trois kilomètres du centre. Des navettes assurent la liaison avec le cœur de la cité; en quelques minutes, on passe des installations portuaires au front de mer bordé de palmiers du Lungomare Regina Margherita, où la vie brindisienne s'écoule entre kiosques, pêcheurs et promeneurs. La rade, presque fermée, donne à l'endroit des allures de grand lac tranquille : les traversiers pour la Grèce et l'Albanie y croisent les barques locales, perpétuant une vocation de passage vieille de plus de deux millénaires.

La colonne au bout de la voie

Depuis le front de mer, un escalier monumental grimpe vers la colonne romaine, haute d'environ dix-neuf mètres, qui signalait aux navigateurs l'aboutissement de la Via Appia. Elles étaient deux à l'origine : sa jumelle s'est effondrée en 1528 et ses tronçons furent offerts à la ville voisine de Lecce. Du pied du monument, le regard embrasse toute la rade intérieure, ce mouillage naturel en forme de tête de cerf qui fit la fortune du lieu dès l'Antiquité : son nom antique, Brundisium, viendrait d'ailleurs d'un mot messapien désignant cette silhouette de cervidé. Virgile, de retour de Grèce, mourut dans une maison voisine en l'an 19 avant notre ère; une plaque le rappelle sobrement.

Ruelles blanches et pierres anciennes

Derrière la colonne, le centre historique déroule ses venelles claires jusqu'à la cathédrale, fondée au XIe siècle puis relevée après le tremblement de terre de 1743. Sur la même place, le musée archéologique Ribezzo expose les bronzes repêchés dans les eaux voisines. Quelques rues plus loin, le temple San Giovanni al Sepolcro intrigue avec son plan circulaire hérité des ordres de croisade : l'intérieur, sombre et dépouillé, garde des fragments de fresques médiévales. C'est un quartier qui se parcourt sans plan précis, entre boutiques d'artisans, églises romanes et petites places où les anciens refont le monde à l'ombre.

Le château de Frédéric II

Côté ouest du bassin, le Castello Svevo veille sur les eaux depuis le XIIIe siècle. L'empereur Frédéric II de Souabe le fit élever pour protéger ce mouillage stratégique, et ses successeurs aragonais l'épaissirent encore. La forteresse, longtemps domaine militaire, se découvre surtout de l'extérieur, massive et rougeoyante au soleil couchant, image parfaite de la vocation guerrière et maritime de la cité.

Une pause à l'italienne

Avant de redescendre vers la navette, les terrasses du centre servent les spécialités des Pouilles : orecchiette aux cime di rapa, burrata crémeuse, poissons grillés du jour et vins rouges charpentés de la région, Primitivo ou Negroamaro. Un café en fin de repas, pris debout au comptoir, complète l'exercice de style local. Ceux qui disposent d'une longue journée peuvent aussi rejoindre en excursion Lecce la baroque ou Ostuni la blanche, à moins d'une heure de route; mais Brindisi elle-même, trop souvent traversée sans un regard, récompense largement ceux qui lui consacrent leurs heures à quai.

Larguer les amarres vers l'Orient

En quittant la rade, le navire suit exactement la route des galères impériales, des croisés et des pèlerins qui s'élançaient d'ici vers Jérusalem ou Constantinople. Le vieux marbre rapetisse sur son escalier, dernier jalon de la voie Appienne. On comprend alors que Brindisi n'est pas une fin de parcours : depuis deux mille ans, c'est un commencement.

Frequently Asked Questions

At the Costa Morena quay in the outer harbour, two to three kilometres from the centre. Shuttles link it to the heart of town in a few minutes. Walking is not practical from this berth: take the shuttle.
The Lungomare Regina Margherita, a palm-lined seafront where Brindisi life flows between kiosks, fishermen and strollers. The almost enclosed roadstead gives the place the feel of a large calm lake, where ferries to Greece and Albania pass local fishing boats.
The end point of the Via Appia, queen of Roman roads, after five hundred and sixty kilometres from Rome. About nineteen metres high, it signalled the end of the route to sailors. There were originally two: the twin collapsed in 1528 and its sections were given to Lecce.
The centre is more than enough. The Roman column and its staircase, the cathedral, the Ribezzo archaeological museum, the church of San Giovanni al Sepolcro with its medieval frescoes, then a meal in the lanes. Lecce and Ostuni require a full day.
Yes, both are less than an hour away by road. But honestly: that turns the call into a travel day, and Brindisi itself, too often passed through without a glance, amply rewards those who give it their hours ashore.
A circular-plan church inherited from the crusading orders, a few streets from the cathedral. The dark, bare interior preserves fragments of medieval frescoes. It is one of the most unusual buildings in the old centre.
The Castello Svevo, raised in the thirteenth century by Frederick II of Swabia and thickened by the Aragonese, is mainly seen from outside: it was long a military site. Massive and glowing red at sunset, it sums up the city's warlike and maritime vocation.
Puglian specialities: orecchiette with cime di rapa, creamy burrata, the day's grilled fish, with a full-bodied local red, Primitivo or Negroamaro. A coffee taken standing at the bar completes the local routine.
The euro and Italian. English is spoken in seafront businesses and near the international ferries, less so in the lanes. Cards work in restaurants; keep cash for cafes and small shops.
Spring and autumn. Puglian summers are crushing and the centre offers little shade between the column and the castle. In May, June, September or October, walking stays pleasant all day.