L'escale porte le nom de Hoi An, mais c'est à Tien Sa, le port de Da Nang, que le navire s'amarre. Ce quai commercial adossé à la péninsule de Son Tra sert de porte d'entrée vers l'une des vieilles villes les mieux préservées d'Asie du Sud-Est, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le trajet fait partie du voyage : environ 35 km vers le sud, entre 45 minutes et une heure de route selon la circulation, en navette organisée, en excursion ou en voiture avec chauffeur réservée d'avance.

La route vers la vieille ville

En quittant Tien Sa, la route longe d'abord la baie de Da Nang, puis file le long d'une côte bordée de plages claires. À mi-chemin se dressent les Montagnes de marbre, cinq buttes calcaires criblées de grottes et de pagodes; certains circuits y font un arrêt d'une heure, le temps de gravir les marches et d'entrer dans les sanctuaires creusés dans la roche. Ceux qui préfèrent consacrer tout leur temps à Hoi An poursuivent directement.

Un ancien comptoir marchand posé sur la rivière

Du XVe au XIXe siècle, Hoi An fut l'un des grands comptoirs commerciaux de la mer de Chine méridionale. Marchands japonais, chinois, hollandais et portugais s'y croisaient, et chacun a laissé sa trace. Le pont couvert japonais, emblème de la ville, enjambe toujours un bras de la rivière Thu Bon. Les maisons de commerce aux charpentes sombres, comme la maison Tan Ky, se visitent encore, avec leurs cours intérieures et leurs marques de crues sur les murs. Un billet global donne accès à un choix de monuments : temples de congrégations chinoises, demeures anciennes, petits musées.

Lanternes, tailleurs et cuisine locale

La vieille ville se parcourt à pied, et c'est sa plus grande qualité. Les rues étroites, fermées à la plupart des véhicules en journée, alignent façades jaunes, boutiques de lanternes en soie et ateliers de tailleurs capables de confectionner un vêtement sur mesure en quelques heures, une tradition locale bien établie. À l'heure du repas, cherchez le cao lau, un plat de nouilles épaisses au porc qu'on ne prépare vraiment qu'ici, ou les banh mi des comptoirs de rue. Le marché central, près de la rivière, ajoute ses étals de fruits, d'épices et d'herbes fraîches. Si l'escale se prolonge en soirée, des barques promènent les visiteurs entre les reflets des lampions sur l'eau; et pour une pause plus calme, la plage d'An Bang, à quelques kilomètres des vieux quartiers, aligne ses paillotes face à la mer de Chine.

Si vous restez à Da Nang

Ceux qui préfèrent limiter les déplacements trouveront de quoi remplir la journée plus près du quai. La grande statue blanche de la Dame Bouddha, sur la péninsule de Son Tra, regarde la baie du haut de ses 67 mètres. Le musée de la sculpture cham conserve une collection remarquable d'art du royaume du Champa. Et la longue plage de My Khe s'étire face aux hôtels, accessible en une vingtaine de minutes depuis le port.

L'escale en pratique

  • Port de Tien Sa vers centre de Da Nang : une dizaine de kilomètres, 15 à 20 minutes.
  • Port de Tien Sa vers Hoi An : environ 35 km, 45 minutes à une heure.
  • Montagnes de marbre : sur la route de Hoi An, arrêt possible.
  • Monnaie : le dong vietnamien; les dollars américains sont souvent acceptés dans les zones touristiques.

Le retour par la côte

Au retour, la lumière baisse sur la rivière Thu Bon et les premières lanternes s'allument une à une, reflétées dans l'eau brune. C'est l'image que la plupart des voyageurs emportent en remontant vers le navire : une ville qui a traversé quatre siècles de commerce et de tempêtes sans perdre ses couleurs, et qui s'illumine chaque soir comme pour saluer ceux qui repartent vers la mer.