Riviera Travel : 20 entrées, 665 départs, et des bateaux qui appartiennent à quelqu'un d'autre
Vingt entrées à notre inventaire, 665 départs distincts, répartis sur 349 dates et 142 parcours, du 22 juillet 2026 au 30 décembre 2027. Le MS Riviera Resplendence mène avec 59 départs, devant le MS Emily Bronte à 58 et le MS Jane Austen à 55. Six entrées ne portent aucun départ, et quatre d'entre elles sont de petits bateaux méditerranéens exploités par des tiers, pas des bateaux fluviaux européens.
Le vendeur n'est pas le transporteur
Riviera Travel est un voyagiste britannique fondé en 1984, établi à Burton upon Trent. Ce n'est pas un armateur, et son propre contrat de transport le dit : il nomme Scylla AG, de Bâle, comme la compagnie qui possède, affrète et exploite les bateaux — le même armateur suisse qui arme la flotte européenne de Tauck. Le document va plus loin : il y qualifie le vendeur d'agence de voyages indépendante sans lien avec la compagnie. En cas de problème à bord, la responsabilité du transport repose donc sur l'armateur suisse, sous droit suisse, pas sur la marque britannique dont vous avez lu la brochure. Le même contrat couvre d'ailleurs des coques vendues sous d'autres enseignes européennes : l'exclusivité porte sur l'affrètement, pas sur l'armement.
Sous quel contrat un Québécois réserve
Pas celui du Royaume-Uni. Un client nord-américain contracte avec une société de Floride, en dollars américains, sous droit floridien, avec compétence exclusive des tribunaux de Fort Lauderdale. Il n'existe aucune entité canadienne. Le taux de change fait donc partie du prix, et un litige se plaiderait en Floride. Ce sont deux phrases que la brochure ne contient pas et que votre conseiller doit dire.
Aucune cabine accessible en fauteuil roulant
La compagnie l'écrit noir sur blanc : aucun de ses bateaux n'a de cabine accessible en fauteuil roulant. Pas un seul. Si la mobilité est en jeu, regardez plutôt une compagnie soumise à la loi américaine sur les personnes handicapées, comme American Cruise Lines. Ce n'est pas une nuance de confort, c'est le facteur décisif. Et les conditions nord-américaines n'admettent aucun enfant de moins de douze ans à bord, sur aucun bateau.
Basses eaux : la garantie la plus claire du lot
Sur ce point précis, la compagnie fait mieux que ses voisines. Sa garantie publiée prévoit le rapatriement à ses frais si la croisière ne peut pas se poursuivre, et un remboursement au prorata par tranche complète de vingt-quatre heures perdue. Elle est aussi allée plus loin en pratique : le 31 août 2026, elle a suspendu la vente de départs sur le Rhin et le Danube à cause des basses eaux, plutôt que de les vendre et de remplacer le fleuve par de l'autocar. C'est une décision commerciale coûteuse, et elle mérite d'être signalée aussi franchement que le reste.
Une contradiction sur son propre site
La page commerciale des inclusions ne mentionne pas les pourboires ; les conditions contractuelles les excluent explicitement du tarif. Les deux textes cohabitent. Demandez la liste écrite de votre départ précis, et lisez celle du contrat plutôt que celle de la brochure.