La plupart des passagers qui débarquent à Livourne n'y restent pas : Florence et Pise aimantent les foules dès l'aube. Ils ont raison, et pourtant ils manquent quelque chose. Derrière ses allures de grand terminal toscan, la cité portuaire dessinée par les Médicis cache des canaux, des forteresses et l'un des marchés couverts les plus vivants d'Italie. Le mieux consiste peut-être à ne pas choisir.

S'orienter dès la passerelle

Les grands navires accostent au Porto Industriale, à environ trois kilomètres du centre ; une navette conduit en un quart d'heure à la Piazza Grande, au cœur de la cité. Les unités plus modestes obtiennent parfois le Porto Mediceo, d'où l'on gagne la Via Grande à pied en une dizaine de minutes. De la Piazza Grande, l'autobus numéro 1 rejoint la gare en cinq minutes pour ceux qui filent vers l'intérieur des terres.

DestinationTrajet en trainFréquence
Piseenviron 30 minaux 30 min
Florence1 h à 1 h 20aux 30 min
Lucquesenviron 1 h 30plusieurs départs le matin

La tour penchée se trouve à vingt minutes de marche de la gare de Pise ; à Florence, comptez une journée bien remplie entre le Duomo, le Ponte Vecchio et les Offices, réservation fortement conseillée pour les musées.

La Venise des Médicis

Ceux qui restent découvrent une autre Toscane. Au XVIIe siècle, les Médicis firent creuser un réseau de canaux pour relier entrepôts et darses : le quartier s'appelle toujours Venezia Nuova. Les barques y glissent sous les ponts, entre façades ocre et anciens magasins de marchandises, et des promenades en bateau en font le tour au fil de l'eau. À deux pas, la Fortezza Vecchia monte la garde sur l'avant-rade depuis cinq siècles, tandis que sa cadette, la Fortezza Nuova, s'est muée en jardin public. Près de la darse, le monument des Quatre Maures, œuvre du début du XVIIe siècle, demeure l'emblème de la cité.

Le ventre de Livourne

Le Mercato delle Vettovaglie occupe une halle du XIXe siècle longée par un canal : poissons de la nuit, pecorinos, tomates séchées et vendeurs qui hèlent le chaland sous les verrières. C'est ici qu'il faut venir comprendre la recette du cacciucco, cette soupe où mijotent plusieurs variétés de poissons et de fruits de mer, servie sur du pain aillé dans les trattorias voisines. Une assiette suffit à raconter des siècles d'échanges entre pêcheurs, marins grecs et négociants levantins.

Face à la mer

En suivant le front de mer vers le sud, la Terrazza Mascagni déroule son damier noir et blanc au-dessus des flots, ponctué d'une balustrade centenaire. Les familles livournaises s'y promènent en fin d'après-midi, cornet de glace à la main, quand la lumière décline sur les îles de l'archipel toscan. Le lieu résume l'art de vivre local : rien à acheter, rien à faire, sinon regarder la Méditerranée.

Organiser sa journée

Un mot d'organisation, car les tentations se bousculent. Si la cité du Duomo est l'objectif, partez tôt et gardez une marge de deux bonnes heures avant l'appareillage : la ligne ferroviaire est fiable, mais les retards de fin d'après-midi n'épargnent personne. La voisine de l'Arno, plus proche, se combine aisément avec une après-midi livournaise. Les excursions vendues à bord, plus coûteuses, gardent l'avantage de la garantie de retour au navire. Quant aux billets de train, les bornes automatiques acceptent les cartes internationales, et l'oblitération avant la montée demeure obligatoire sur les lignes régionales italiennes.

L'heure du choix

Florence éblouit, Pise intrigue, Livourne attache. Beaucoup de croisiéristes remontent à bord avec des photos de la tour penchée ; quelques-uns rapportent le souvenir d'un damier face à la mer et d'une soupe de poissons relevée. Les plus sages se promettent de revenir pour réconcilier les trois en prenant leur temps, et c'est sans doute la meilleure conclusion qu'une journée toscane puisse offrir.

Questions fréquentes

Les grands navires accostent au Porto Industriale, à environ trois kilomètres du centre; une navette conduit en un quart d'heure à la Piazza Grande. Les unités plus modestes obtiennent parfois le Porto Mediceo, d'où l'on gagne la Via Grande à pied en une dizaine de minutes.
En train depuis la gare de Livourne, environ 15 minutes de trajet, avec des départs aux 30 minutes. La tour penchée se trouve ensuite à vingt minutes de marche de la gare de Pise. Depuis la Piazza Grande, l'autobus numéro 1 rejoint la gare en cinq minutes.
En train, de 75 à 90 minutes selon les liaisons. Comptez une journée bien remplie entre le Duomo, le Ponte Vecchio et les Offices, avec réservation fortement conseillée pour les musées.
Il faut arbitrer, oui. Pise est proche et se combine aisément avec une après-midi livournaise. Florence demande la journée entière : partez tôt et gardez une marge de deux bonnes heures avant l'appareillage.
Plus qu'on ne le croit. Le quartier Venezia Nuova et ses canaux creusés par les Médicis au XVIIe siècle, la Fortezza Vecchia qui monte la garde depuis cinq siècles, la Fortezza Nuova muée en jardin public, et le monument des Quatre Maures près de la darse.
Le quartier des canaux, creusés au XVIIe siècle par les Médicis pour relier entrepôts et darses. Les barques y glissent sous les ponts, entre façades ocre et anciens magasins de marchandises, et des promenades en bateau en font le tour au fil de l'eau.
Le marché couvert de Livourne, dans une halle du XIXe siècle longée par un canal : poissons de la nuit, pecorinos, tomates séchées et vendeurs qui hèlent le chaland sous les verrières. C'est ici qu'on comprend la recette du cacciucco.
La soupe emblématique de Livourne, où mijotent plusieurs variétés de poissons et de fruits de mer, servie sur du pain aillé dans les trattorias voisines du marché. Une assiette suffit à raconter des siècles d'échanges entre pêcheurs, marins grecs et négociants levantins.
Une terrasse au damier noir et blanc déroulée au-dessus des flots, en suivant le front de mer vers le sud, ponctuée d'une balustrade centenaire. Les familles livournaises s'y promènent en fin d'après-midi. Rien à acheter, rien à faire, sinon regarder la Méditerranée.
Les bornes automatiques acceptent les cartes internationales. Attention : l'oblitération du billet avant la montée demeure obligatoire sur les lignes régionales italiennes, et les contrôleurs ne font pas de cadeau aux distraits.