Un ballon rayé s'élève à 137 mètres au-dessus d'un îlot des Berry Islands : difficile de trouver meilleur symbole pour Perfect Day at CocoCay. Royal Caribbean a transformé cette ancienne escale de tendering en un parc insulaire où l'on descend du navire à pied, serviette sous le bras, pour choisir entre l'adrénaline d'une glissade de 41 mètres et la torpeur d'un hamac sous les palmiers. Deux philosophies de vacances cohabitent sur quelques hectares — et c'est au passager de doser.

Débarquer et s'orienter

Le quai permet d'accoster directement : pas d'annexe, pas d'attente. Dès la sortie, une allée bordée de panneaux conduit vers les différents secteurs, tous accessibles à pied en dix à quinze minutes. Le principe est simple : l'essentiel de l'île est compris dans la croisière — rivages, piscines, repas, chaises longues —, tandis que quelques enclaves se paient en supplément. Bien planifier sa journée commence par cette distinction.

Le versant gratuit : lagon, sable et farniente

Oasis Lagoon, présentée comme la plus grande piscine d'eau douce des Caraïbes, ondule au centre de l'île avec son bar accessible à la nage et ses zones peu profondes pour les familles. Chill Island et South Beach déroulent leurs chaises longues et leurs parasols sans frais, avec matériel de sports nautiques en location pour qui veut pagayer. Les enfants filent vers les jeux d'eau du galion de Captain Jill pendant que les parents s'installent au buffet — hamburgers, tacos, poulet grillé et salades à volonté, servis dans plusieurs pavillons répartis sur le site. Une journée entière peut s'écouler ainsi sans débourser un dollar de plus, ce qui reste rare dans l'univers des escales privées.

Le versant sensations : le parc aquatique et le ciel

Thrill Waterpark, l'enclave payante la plus courue, aligne treize glissades réparties sur deux tours, dont Daredevil's Peak, la plus haute d'Amérique du Nord : 41 mètres de chute en spirale qui s'aperçoivent depuis le pont du navire. La piscine à vagues complète l'arsenal. Dans les airs, le ballon captif Up, Up and Away offre dix minutes de panorama sur les hauts-fonds — les Bahamas vues d'en haut, sans hélicoptère —, tandis qu'une tyrolienne de près de 500 mètres survole l'île pour finir sa course près du lagon. Ces activités se réservent avant la croisière, idéalement, les places partant vite.

Les enclaves tranquilles

Coco Beach Club cultive l'exclusivité côté nord : piscine à débordement, restaurant à service complet et les premières cabanas sur pilotis du pays, posées au-dessus d'une eau translucide. Depuis 2024, Hideaway Beach réserve aux adultes son propre rivage avec piscines, musique et bars — ambiance fête de piscine plutôt que sieste. Ces deux secteurs exigent un laissez-passer, dont le prix varie selon la saison; les couples sans enfants y trouvent une journée à leur mesure.

Stratégies d'habitué

  • Descendre tôt : les meilleurs emplacements d'Oasis Lagoon et de South Beach partent dans la première heure.
  • Comparer le coût des enclaves payantes avant l'embarquement, les tarifs fluctuant selon la demande.
  • Apporter chaussures d'eau et protection solaire : le sable chauffe et l'ombre naturelle reste limitée.
  • Les tours de l'île en paddle ou en kayak se font le matin, quand le vent dort encore.

À l'heure du départ, le ballon redescend doucement vers son enclos et les derniers nageurs regagnent la passerelle, salés et rincés de soleil. CocoCay assume ce qu'elle est : non pas une rencontre avec la culture bahaméenne, mais une récréation insulaire réglée comme une montre, où chaque membre de la famille compose sa journée idéale. Le pari du « jour parfait » est ambitieux; force est d'admettre qu'il est souvent gagné.