La rade de Charlotte Amalie s'ouvre comme un amphithéâtre : collines vertes constellées de villas, voiliers au mouillage, et une ville qui grimpe à l'assaut des pentes depuis le temps des Danois. St. Thomas demeure l'une des escales les plus fréquentées des Caraïbes, et son port dispose de deux quais principaux : Havensight, à environ 2,5 kilomètres à l'est du centre, et Crown Bay, à 3 kilomètres à l'ouest. Selon le poste attribué au navire, on rejoint le cœur de la capitale à pied en une demi-heure ou en taxi en quelques minutes.
Charlotte Amalie, entre comptoirs et escaliers danois
Main Street et ses ruelles perpendiculaires occupent d'anciens entrepôts danois aux murs épais, reconvertis en un alignement de bijouteries, d'horlogers et de boutiques hors taxes qui vaut à l'île son titre de capitale du magasinage détaxé des Caraïbes. Les prix s'affichent nets de taxes, et les visiteurs américains disposent d'une franchise douanière bonifiée — les autres vérifient la leur avant de craquer. Entre deux vitrines, le patrimoine surgit : la synagogue de 1833 au plancher de sable, l'une des plus anciennes en sol américain, le fort Christian rouge brique du XVIIe siècle, et les « 99 Steps », escalier de briques rapportées comme lest des navires danois, qui grimpe vers le belvédère de Blackbeard's Castle.
Paradise Point, le panorama sans effort
Directement en face du quai de Havensight, un téléphérique hisse les visiteurs à environ 210 mètres au-dessus de la rade en sept minutes. De la terrasse de Paradise Point, le regard embrasse le navire à quai, la ville étagée et, au large, le semis d'îlots du passage vers Porto Rico. Le bar du sommet a rendu célèbre son « Bushwacker », un cocktail glacé au chocolat dont la légende locale revendique l'invention. Les marcheurs redescendent par la route en une vingtaine de minutes.
Magens Bay, l'autre carte maîtresse
De l'autre côté de la crête, sur la côte nord, Magens Bay déroule près de deux kilomètres de sable entre deux presqu'îles boisées. La baie, profonde et abritée, figure régulièrement dans les classements des plus belles plages du monde ; son eau sans vagues convient à tous les nageurs. L'accès, payant, finance l'entretien d'un site resté étonnamment naturel. Compter une quinzaine de minutes de taxi depuis les quais, en passant par le belvédère de Drake's Seat, arrêt photo obligé au-dessus de la baie.
Coki Point et l'est de l'île
Les amateurs de fonds marins filent vers Coki Point, à l'est : la petite plage, animée et populaire, offre l'apnée la plus accessible de l'île, avec poissons-sergents et tortues à quelques mètres du bord. L'aquarium voisin de Coral World complète la sortie pour les familles, avec son observatoire sous-marin naturel. De là, le regard porte déjà vers St. John, la voisine sauvage, que beaucoup combinent à St. Thomas le temps d'une excursion en traversier.
Repères pour l'escale
| Élément | Détail |
|---|---|
| Accostage | Havensight ou Crown Bay, selon les compagnies |
| Centre-ville | 2,5 à 3 km des quais, taxis collectifs abondants |
| Magens Bay | Environ 15 minutes en taxi, accès payant |
| Monnaie et langue | Dollar américain ; anglais |
Le luxe du choix
St. Thomas peut se vivre de dix façons : chasse aux aubaines sous les arcades danoises, téléphérique au-dessus de la rade, baignade dans une baie de manuel de géographie ou traversée express vers St. John. Cette polyvalence explique sa place dans presque tous les itinéraires des Caraïbes orientales. Le défi de l'escale n'est pas de trouver quoi faire, mais de choisir ce qu'on gardera pour la prochaine fois.


