Vue du pont, la côte n'est qu'une ligne de cocotiers posée sur une mer à deux tons. Punta Cana ne possède pas de jetée pour les grands navires : ceux-ci mouillent au large et les annexes franchissent en une quinzaine de minutes la passe de la marina de Cap Cana, taillée entre des falaises basses de roche corallienne. On accoste au milieu des yachts, dans un décor de canaux et de terrasses qui donne à l'arrivée des airs de petit voyage en soi.
La marina, camp de base de la journée
Cafés, boutiques, comptoirs d'excursions et taxis se concentrent autour des pontons : tout s'organise sur place. Le domaine environnant, vaste enclave résidentielle et hôtelière, entoure la marina de ses allées soignées. Les distances y trompent l'œil; mieux vaut compter sur les navettes ou les voiturettes pour rejoindre plages et attractions, plutôt que de s'y aventurer à pied sous le soleil. On peut d'ailleurs ne rien planifier du tout : un café face aux pontons, quelques boutiques, la lumière sur les coques vernies — l'endroit se suffit à lui-même pour une demi-journée paresseuse.
Juanillo, la plage aux eaux étales
À quelques minutes de route, la plage de Juanillo aligne ses cocotiers penchés au-dessus d'un sable très clair. Protégée par les récifs, l'eau y reste calme et peu profonde sur une grande distance — un vrai bassin naturel pour les familles, avec du fond ferme sous les pieds sur des dizaines de mètres. Paillotes, restaurants et chaises longues complètent l'ensemble, avec en toile de fond les voiliers qui tirent des bords vers la pointe. Les amateurs de nature préféreront pousser jusqu'à la réserve écologique Ojos Indígenas, un peu plus au nord : douze lagunes d'eau douce reliées par des sentiers forestiers, dont certaines se prêtent à la baignade dans une eau d'une transparence saisissante.
Hoyo Azul, le cénote au pied de la falaise
Dans les terres du domaine, le parc Scape Park réserve la surprise la plus mémorable des environs : le Hoyo Azul, gouffre d'eau douce d'un bleu presque irréel, niché au pied d'une paroi calcaire de soixante-quinze mètres. Un sentier suspendu traverse la végétation avant la descente vers le bassin, où la baignade fraîche fait oublier la chaleur du littoral. Tyroliennes, grottes et passerelles occupent le reste du site pour qui veut y passer la demi-journée; prévoir maillot, serviette et chaussures qui ne craignent pas la roche mouillée.
Golf de calibre mondial et basilique de pèlerinage
Les golfeurs viennent ici pour Punta Espada, parcours signé Jack Nicklaus régulièrement cité parmi les meilleurs des Antilles, dont plusieurs trous jouent directement au-dessus de la mer. Autre registre, autre horizon : à environ quarante-cinq minutes de route, la basilique Notre-Dame de la Altagracia, à Higüey, dresse son arche de béton audacieuse au-dessus du principal lieu de pèlerinage du pays. Les fidèles y défilent toute l'année devant l'image de la sainte patronne des Dominicains — un aperçu de la ferveur populaire que peu de passagers s'attendent à trouver si près des complexes hôteliers.
Quand l'annexe repart vers le navire, le soleil descend derrière la cocoteraie et les falaises prennent une teinte de miel. Punta Cana a beau être l'un des noms les plus connus des Antilles, son escale conserve un rythme étonnamment doux : une passe franchie au ralenti, une journée d'eau claire, et le sel qui reste sur la peau.
Repères pratiques
- Mouillage au large et transfert en annexe jusqu'à la marina : prévoir un peu de temps pour les rotations.
- Plages et parcs du domaine se rejoignent en navette ou en taxi; peu de circuits piétonniers.
- Réserver Scape Park et les départs de golf avant l'escale, surtout en haute saison.
- Peso dominicain; dollars américains et cartes acceptés presque partout.