Auvers-sur-Oise France

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Tout le monde a déjà vu Auvers-sur-Oise sans le savoir. L'église au ciel d'encre, les champs de blé sous les corbeaux, les chaumières aux toits moussus : ces images accrochées au musée d'Orsay ont été peintes ici, dans un village de la vallée de l'Oise où les bateaux de rivière font désormais halte, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Paris. On descend la passerelle et l'on entre, littéralement, dans les tableaux.

Les soixante-dix derniers jours

Vincent van Gogh arrive à Auvers le 20 mai 1890, épuisé mais fiévreux de travail. En soixante-dix jours, il peint plus de soixante-dix toiles, presque une par jour, avant de mourir le 29 juillet dans sa petite chambre de l'auberge Ravoux. Cette chambre mansardée, sept mètres carrés éclairés d'une lucarne, se visite aujourd'hui dans un dépouillement volontaire : aucun meuble, aucune reconstitution, seulement les murs. Peu de lieux au monde disent autant avec si peu.

L'église et le chemin des tombes

En remontant la rue, l'église Notre-Dame-de-l'Assomption apparaît exactement telle que le peintre l'a cadrée en juin 1890, jusqu'à la fourche des chemins au premier plan. Le sentier continue ensuite entre les blés vers le cimetière, où deux pierres jumelles se serrent contre le mur sous un même lierre : Vincent et son frère Theo, morts à six mois d'intervalle. Les visiteurs s'y parlent à voix basse, sans qu'aucun panneau ne le demande.

Le village des peintres d'avant

Auvers n'a pas attendu Van Gogh. Charles-François Daubigny s'y installe dès les années 1860, aménage un bateau-atelier pour peindre au fil de l'eau et fait de la vallée un rendez-vous de paysagistes ; Corot et Daumier, ses amis, ont décoré de leurs mains les murs de sa maison-atelier, restée dans son état d'origine. Cézanne y séjourne, Pissarro habite à côté. Un circuit jalonné de reproductions permet de comparer chaque motif à la toile correspondante, chevalet par chevalet.

Château, absinthe et bords de rivière

Sur les hauteurs, le château d'Auvers, bâti au XVIIe siècle, propose un parcours immersif consacré à l'impressionnisme, utile pour situer Auvers dans son époque. En redescendant, le musée de l'Absinthe reconstitue l'ambiance des cafés d'artistes, verres troués et fontaines à eau comprises, tandis que la maison du docteur Gachet, ami et modèle du peintre, ouvre son jardin planté d'herbes médicinales. Restent les berges de l'Oise, plantées de saules, où canoteurs et hérons se partagent la rivière : le décor exact de ce que la fin du XIXe siècle appelait une partie de campagne.

Jalons pour la halte

ÉlémentDétail
AmarragePonton sur l'Oise, village accessible à pied
Auberge RavouxChambre de Van Gogh, centre du village
Église et cimetière15 minutes à pied, montée douce
Maison-atelier DaubignyFermée certains jours ; vérifier les horaires
Monnaie et langueEuro ; français

Une lumière qui insiste

Au départ du bateau, la vallée reprend son calme de sous-bois et d'eau lente. Ce bourg minuscule a offert au monde quelques-unes de ses images les plus regardées, puis il est simplement resté lui-même. C'est peut-être la leçon d'Auvers : les grands sujets n'ont pas besoin de grands décors, seulement de quelqu'un qui sache regarder.

Questions fréquentes

À un ponton sur l'Oise, dans le village même. Tout se fait à pied ensuite : Auvers-sur-Oise se trouve à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Paris, dans la vallée de l'Oise.
Parce que Vincent van Gogh y a passé les soixante-dix derniers jours de sa vie et y a peint plus de soixante-dix toiles, presque une par jour. Il est arrivé le 20 mai 1890 et y est mort le 29 juillet.
Oui, à l'auberge Ravoux, au centre du village. La chambre mansardée fait sept mètres carrés, éclairés d'une lucarne, et se visite dans un dépouillement voulu : aucun meuble, aucune reconstitution, seulement les murs.
Oui. L'église Notre-Dame-de-l'Assomption apparaît exactement telle qu'il l'a cadrée en juin 1890, jusqu'à la fourche des chemins au premier plan. Elle se trouve à quinze minutes à pied du ponton, par une montée douce.
Au cimetière du village, au bout du sentier qui continue entre les blés après l'église. Deux pierres jumelles se serrent contre le mur sous un même lierre : Vincent et son frère Theo, morts à six mois d'intervalle.
Non. Les toiles peintes ici sont dispersées dans les grands musées, à commencer par le musée d'Orsay. Ce qu'on vient chercher à Auvers, c'est le motif lui-même : un circuit jalonné de reproductions permet de comparer chaque site à la toile correspondante.
Non, loin de là. Charles-François Daubigny s'y installe dès les années 1860 et aménage un bateau-atelier pour peindre au fil de l'eau. Corot et Daumier ont décoré de leurs mains les murs de sa maison-atelier, restée dans son état d'origine ; Cézanne y séjourne et Pissarro habite à côté.
Le château d'Auvers, bâti au dix-septième siècle, et son parcours immersif sur l'impressionnisme. Le musée de l'Absinthe, qui reconstitue l'ambiance des cafés d'artistes. La maison du docteur Gachet, ami et modèle du peintre, et son jardin d'herbes médicinales.
Oui, c'est prudent. La maison-atelier Daubigny ferme certains jours et les petits musées du village ont des horaires variables selon la saison. Mieux vaut confirmer avant de bâtir sa journée autour d'une visite précise.
L'euro et le français. Le village est petit : quelques commerces, des berges de l'Oise plantées de saules où canoteurs et hérons se partagent la rivière. Prévoyez un peu de comptant pour les plus petites adresses.