Port Antonio Jamaica

41 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Viking Ocean Cruises (32 Croisières)

Il existe une Jamaïque d'avant le tourisme de masse, et elle se cache au nord-est, là où les contreforts des Blue Mountains tombent dans la mer entre deux rades jumelles. Port Antonio reçoit peu de navires, presque toujours de petite taille, et c'est un privilège : la région de Portland, la plus arrosée et la plus verte de l'île, se découvre ici sans files ni portiques, à peu près comme la voyait Errol Flynn quand il y jeta l'ancre dans les années 1940.

Un quai au bord du bourg

Les navires s'amarrent au quai Ken Wright, dans la rade ouest, contre la marina Errol Flynn. Le centre commence au bout de la jetée : rues commerçantes un peu défraîchies, marché couvert, façades victoriennes du quartier de Titchfield sur sa presqu'île. On s'y promène sans itinéraire, entre un vendeur de noix de coco et une école de musique, avec le sentiment rare d'être un invité plutôt qu'un client.

Le Blue Lagoon, énigme turquoise

À une quinzaine de minutes vers l'est, un bras de mer encaissé entre les collines plonge à une soixantaine de mètres : le Blue Lagoon, où des sources froides d'eau douce remontent des profondeurs pour se mêler à l'eau tiède de la mer. Le résultat défie la description raisonnable, un dégradé de bleus qui change avec l'heure et la lumière. On l'admire depuis la rive ou, mieux, depuis une barque menée par un batelier du coin, en trempant la main pour sentir les couches froides et chaudes alterner. Le cinéma a fixé le lieu dans les mémoires : des scènes du Lagon bleu y ont été tournées en 1980.

Frenchman's Cove et la descente du Rio Grande

Tout près, l'anse de Frenchman's Cove réunit sur quelques dizaines de mètres ce que la nature fait de mieux : une rivière fraîche qui serpente dans le sable avant de rejoindre les vagues, des falaises vertes en amphithéâtre, une eau translucide. Dans l'autre direction, la vallée du Rio Grande propose la plus ancienne descente en radeau de bambou de la Jamaïque : les plantations expédiaient jadis leurs bananes par la rivière, Flynn en fit un loisir, et les bateliers perpétuent le geste, debout à la perche pendant deux heures de méandres sous les bambous. Cette même vallée abrite Moore Town, communauté fondée par les Marrons, ces esclaves insoumis qui tinrent tête à l'armée britannique depuis les montagnes; leurs traditions musicales figurent au patrimoine immatériel de l'UNESCO.

Boston Bay, le berceau du jerk

Les gourmands pousseront jusqu'à Boston Bay, un peu plus loin sur la côte. C'est dans ses fosses fumantes que la cuisine jerk aurait pris sa forme actuelle : porc et poulet marinés au piment et au piment de la Jamaïque, cuits lentement sur des braises de bois. On mange sur des tables de bois, les doigts brûlants, face à une anse où les surfeurs locaux attrapent les seules vraies vagues de l'île.

Ce qui reste au départ

Le navire s'éloigne entre les deux rades pendant que la brume s'accroche aux mornes de Portland. Aucune tour d'hôtel à l'horizon, seulement du vert, de l'eau et quelques toits de tôle. Ceux qui cherchaient la Jamaïque des cartes routières jaunies l'ont trouvée; les autres viennent de découvrir qu'elle existe encore.

Repères pratiques

  • Accostage au quai Ken Wright, à distance de marche du centre et du quartier de Titchfield.
  • Blue Lagoon et Frenchman's Cove se trouvent à 10-20 minutes de taxi vers l'est; entrée payante à Frenchman's Cove.
  • La descente du Rio Grande dure environ deux heures, transport en sus : prévoir une demi-journée complète.
  • Offre organisée limitée : convenir clairement des prix et heures de retour avec les chauffeurs.

Questions fréquentes

Au quai Ken Wright, dans la rade ouest, contre la marina Errol Flynn. Le centre du bourg commence au bout de la jetée : marché couvert, rues commerçantes, façades victoriennes du quartier de Titchfield sur sa presqu'île. Tout se fait à pied.
Elle reçoit peu de navires, presque toujours de petite taille. La région de Portland, la plus arrosée et la plus verte de l'île, se découvre sans files ni portiques. On y a le sentiment rare d'être un invité plutôt qu'un client, mais l'offre organisée est limitée en conséquence.
Un bras de mer encaissé entre les collines, profond d'une soixantaine de mètres, où des sources froides d'eau douce remontent se mêler à l'eau tiède de la mer. Le dégradé de bleus change avec l'heure. Il est à une quinzaine de minutes de taxi vers l'est.
Depuis la rive, ou mieux, en barque menée par un batelier du coin : on trempe la main pour sentir alterner les couches froides et chaudes. Des scènes du film Le Lagon bleu y ont été tournées en 1980, ce que les bateliers ne manquent jamais de rappeler.
Frenchman's Cove, tout près du Blue Lagoon : une rivière fraîche serpente dans le sable avant de rejoindre les vagues, entre des falaises vertes en amphithéâtre. L'entrée est payante et l'anse est petite, ce qui la garde tranquille.
Environ deux heures sur la rivière, transport en sus : prévoyez une demi-journée complète. C'est la plus ancienne descente en radeau de bambou de la Jamaïque; les plantations expédiaient jadis leurs bananes par là, et Errol Flynn en fit un loisir dans les années 1940.
À Boston Bay, un peu plus loin sur la côte : c'est dans ses fosses fumantes que la cuisine jerk aurait pris sa forme actuelle. Porc et poulet marinés au piment et au piment de la Jamaïque, cuits lentement sur des braises de bois, servis sur des tables de bois face à l'anse.
Une communauté fondée par les Marrons, ces esclaves insoumis qui tinrent tête à l'armée britannique depuis les montagnes. Leurs traditions musicales figurent au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO. La visite demande du temps et se combine avec la descente du Rio Grande.
Le dollar jamaïcain, avec de petites coupures américaines souvent acceptées. Prévoyez des espèces : les commerces du bourg ne prennent pas tous la carte. L'anglais est officiel, le patois jamaïcain domine dans la rue.
En convenant clairement du prix et de l'heure de retour avec le chauffeur avant de partir. L'offre d'excursions organisées est limitée ici, contrairement à Ocho Rios ou Montego Bay, et une négociation vague en début de journée devient un problème en fin d'après-midi.