Cesme Turkey
Turkey

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Seabourn Cruise Line (44 Croisières)

Seabourn Ovation.

Seabourn Ovation

40350 tonnes
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Le vent est chez lui à Çeşme. Il gonfle les voiles des planches au large, agite les bougainvilliers et porte jusqu'au quai des odeurs de grillades et d'iode. Posée à la pointe occidentale de la Turquie, face à l'île grecque de Chios, la station balnéaire préférée des habitants d'Izmir accueille les navires à son unique quai, tout près de la marina et du centre : on débarque littéralement dans la ville, le bureau d'information touristique à quelques pas.

Le château au-dessus de la baie

Une silhouette domine immédiatement le paysage : la forteresse médiévale de Çeşme, dont les murailles crénelées veillent sur le mouillage. On y grimpe en quelques minutes depuis le quai pour parcourir cours intérieures, salles et chemins de ronde, jusqu'à la tour de guet d'où la vue embrasse toute la baie et la mer Égée. Une partie des salles accueille un petit musée archéologique. Les remparts donnent la mesure du rôle stratégique qu'a longtemps joué ce détroit entre l'Anatolie et les îles.

Caravansérail, église et vieilles rues

Au sud du château, un caravansérail ottoman bâti en 1528 accueillait jadis marchands et caravanes; converti en hôtel de caractère, il laisse admirer sa cour et ses arcades de pierre. En remontant dans les rues du centre, les anciennes maisons ottomanes et grecques, avec leurs encorbellements de bois et leurs pierres blondes, invitent à une flânerie sans but précis. L'église orthodoxe Ayios Haralambos, reconvertie en espace culturel, présente régulièrement des expositions; son volume intérieur surprend au détour d'une rue commerçante où alternent glaciers, cafés et boutiques.

Les gourmandises du comptoir égéen

La table locale respire la mer Égée : poissons grillés, mezze à l'huile d'olive, herbes sauvages, glaces au mastic dont les vendeurs font des démonstrations acrobatiques. Les terrasses autour de la marina permettent de manger face aux voiliers, tandis que les ruelles intérieures cachent des adresses plus simples où les familles turques prennent leurs quartiers d'été. Un thé noir servi brûlant, face à l'eau, clôt naturellement le repas.

Ilıca, la plage aux eaux claires

À quelques kilomètres du centre, la plage d'Ilıca aligne son long ruban de sable clair au bord d'une eau peu profonde et translucide, parmi les plus réputées de la côte égéenne turque. Transats et cafés de plage s'y succèdent, et la baignade y reste agréable une bonne partie de l'année. Le secteur doit d'ailleurs son nom à ses sources chaudes, qui sourdent jusque dans la mer. Les passagers venus avant tout pour la mer y trouveront leur bonheur à peu de frais, taxis et minibus locaux faisant la navette depuis le centre.

Alaçatı, le village du vent

L'excursion la plus courue mène à Alaçatı, à une dizaine de minutes de route. Cet ancien village grec aligne maisons de pierre aux volets bleus, moulins restaurés et ruelles pavées débordant de cafés, de galeries et de boutiques. La baie voisine, balayée par un vent régulier, est devenue l'un des hauts lieux de la planche à voile : les écoles s'y alignent et les voiles multicolores strient l'eau du matin au soir. On vient à Alaçatı pour le décor, on y reste pour l'atmosphère, entre parfum de café turc et étals d'artisanat; une demi-journée suffit pour en faire le tour sans se presser.

Le soir venu

Quand le soleil descend sur la mer Égée, les remparts de la forteresse prennent une teinte de miel. Les voiliers rentrent un à un vers la marina, escortés par les cris des goélands. Çeşme laisse le souvenir d'une Turquie balnéaire et décontractée, tournée vers les îles grecques toutes proches, où l'on vit dehors et où le vent, fidèle complice, semble toujours pousser le voyageur vers une nouvelle crique.

Questions fréquentes

À l'unique quai de la ville, tout près de la marina et du centre : on débarque littéralement dans la ville, le bureau d'information touristique à quelques pas. Aucune navette, aucun transfert. C'est l'une des escales les plus simples de la côte égéenne turque.
Un château médiéval dont les murailles crénelées veillent sur le mouillage, à quelques minutes de montée depuis le quai. On y parcourt cours intérieures, salles et chemins de ronde jusqu'à la tour de guet, d'où la vue embrasse toute la baie et la mer Égée. Une partie des salles accueille un petit musée archéologique.
La forteresse, le caravansérail et les vieilles rues du centre, puis un repas de poisson face aux voiliers de la marina. Tout se fait à pied. Si vous voulez la plage, prenez un taxi vers Ilıca et acceptez de sacrifier une partie du patrimoine.
Un relais ottoman bâti en 1528, au sud du château, qui accueillait jadis marchands et caravanes. Converti en hôtel de caractère, il laisse admirer sa cour et ses arcades de pierre même sans y loger. C'est un arrêt de dix minutes qui vaut le détour sur le chemin des vieilles rues.
À Ilıca, à quelques kilomètres du centre : un long ruban de sable clair au bord d'une eau peu profonde. C'est la plage que choisissent les habitants d'Izmir, dont Çeşme est la station balnéaire préférée. Comptez le taxi dans les deux sens en organisant votre journée.
La glace au mastic, dont les vendeurs font des démonstrations acrobatiques : c'est la spécialité locale et elle ne ressemble à aucune autre crème glacée. Autour, la table respire la mer Égée : poissons grillés, mezze à l'huile d'olive, herbes sauvages, et un thé noir servi brûlant face à l'eau.
Oui, l'île grecque de Chios se trouve juste en face, à la pointe occidentale de la Turquie. Par temps clair, elle se détache nettement de la promenade et des remparts. Ce voisinage explique le rôle stratégique qu'a longtemps joué ce détroit entre l'Anatolie et les îles.
L'église orthodoxe Ayios Haralambos, reconvertie en espace culturel, présente régulièrement des expositions. Son volume intérieur surprend au détour d'une rue commerçante où alternent glaciers, cafés et boutiques. Elle rappelle la présence grecque de la région avant les échanges de population.
Le vent est chez lui à Çeşme : il gonfle les voiles des planches au large et agite les bougainvilliers. Pour la baignade, il rafraîchit agréablement; pour un chapeau, il est impitoyable. La région est d'ailleurs l'un des hauts lieux de la planche à voile en Méditerranée orientale.
La livre turque; les cartes passent dans les restaurants et les boutiques du centre, gardez du comptant pour les taxis et les étals. On parle turc, avec un anglais correct autour de la marina. Çeşme vit surtout du tourisme turc, ce qui donne une escale plus authentique et un peu moins polyglotte.