Oran Algeria
Algeria

1 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Bien avant le quai, Oran se signale par sa montagne. Le djebel Murdjadjo domine la rade, coiffé du fort de Santa Cruz et de sa chapelle blanche, sentinelles espagnoles et françaises que tout navire aperçoit en approche. La deuxième ville d'Algérie s'étage en dessous, méditerranéenne jusque dans ses contradictions : espagnole par ses pierres, ottomane par ses mosquées, française par ses boulevards, et algérienne par la musique qui s'échappe des cafés. Le centre commence à moins de deux kilomètres des postes d'amarrage.

Santa Cruz, la vigie de la ville

L'excursion classique grimpe d'abord au sommet. La forteresse, élevée par les Espagnols au 16e siècle, verrouillait une position qu'ils tinrent près de trois siècles, jusqu'au tremblement de terre de 1790. Ses remparts offrent le plus vaste panorama de la côte oranaise : la rade, les toits ocre, les salines au loin. Juste en contrebas, la chapelle voisine fut érigée par les habitants après l'épidémie de choléra de 1849, et sa vierge continue de veiller sur la baie. La route en lacets se parcourt en taxi ou en autocar d'excursion; les marcheurs aguerris redescendent à pied vers les quartiers hauts.

Le théâtre et les lions de bronze

Au bas de la cité, la place du 1er-Novembre, l'ancienne place d'Armes, rassemble les monuments de l'époque française : l'hôtel de ville gardé par deux lions de bronze, et le théâtre régional inauguré en 1907, dont la façade sculptée et la salle à l'italienne témoignent des ambitions culturelles de la cité portuaire. Les amateurs d'architecture repéreront aussi la gare ferroviaire, achevée au début du 20e siècle, dont la façade évoque une mosquée et l'horloge, un minaret. Les terrasses voisines servent des cafés serrés à toute heure. De là, les rues commerçantes descendent vers le front de mer et sa promenade en balcon, d'où le regard revient toujours à la citadelle sur sa montagne.

Le vieux Sidi El Houari

Vers le port ancien, le quartier de Sidi El Houari conserve les strates les plus profondes d'Oran : vestiges des casernes espagnoles, mosquée du Pacha élevée à la fin du 18e siècle pour célébrer le départ des Espagnols, escaliers patinés et patios en attente de restauration. Le secteur se parcourt de préférence avec un guide local, qui ouvre des portes et des récits que la promenade solitaire ne devine pas. C'est le quartier des origines, rugueux et attachant, où la ville se raconte sans fard.

Camus, le raï et les cafés

Oran tient un rang singulier dans les lettres et la musique. Albert Camus y situa La Peste, décrivant ses rues « sans pigeons, sans arbres et sans jardins »; la cité lui a pardonné, et les lecteurs viennent confronter le roman au réel. Quelques décennies plus tard, les cabarets oranais inventaient le raï, chant de faubourg devenu phénomène planétaire. Entre deux monuments, la vraie saveur de l'escale tient souvent à une table : calentica des marchands ambulants, poissons grillés du quartier des pêcheurs, pâtisseries aux amandes et thé à la menthe.

Conseils de passage

  • Comptez une demi-journée pour Santa Cruz, la place du 1er-Novembre et le front de mer.
  • Les excursions organisées combinent souvent fort, chapelle et centre; les taxis se négocient avant le départ.
  • Le dinar algérien ne s'obtient que sur place; prévoir des espèces pour les petites dépenses.
  • Le café se prend serré, à l'oranaise; les terrasses autour du théâtre s'y prêtent bien.

On redescend vers le navire par les boulevards qui sentent le café et l'iode, avec la sensation d'avoir feuilleté plusieurs siècles en quelques heures. Oran ne se livre pas entièrement à la première rencontre, et c'est tant mieux : les escales qui gardent une part de mystère sont celles qui font revenir.

Questions fréquentes

Aux postes d'amarrage du port d'Oran, à moins de deux kilomètres du centre-ville. Le djebel Murdjadjo, coiffé du fort de Santa Cruz, domine la rade et sert de repère dès l'approche.
Le centre, oui : la place du 1er-Novembre, le théâtre régional et les rues commerçantes se rejoignent à pied. Le fort de Santa Cruz, perché sur la montagne, demande un taxi ou un autocar d'excursion.
Comptez une demi-journée pour l'essentiel : la montée à Santa Cruz, la place du 1er-Novembre avec son hôtel de ville et son théâtre, puis le front de mer et sa promenade en balcon.
Une forteresse élevée par les Espagnols au 16e siècle, qui verrouillait une position tenue près de trois siècles, jusqu'au tremblement de terre de 1790. Ses remparts offrent le plus vaste panorama de la côte oranaise. Juste en contrebas, la chapelle fut bâtie par les habitants après l'épidémie de choléra de 1849.
Par la route en lacets, en taxi ou en autocar d'excursion. Les marcheurs aguerris redescendent à pied vers les quartiers hauts, mais la montée à pied n'est pas recommandée sur une escale courte.
L'ancienne place d'Armes rassemble l'hôtel de ville gardé par ses deux lions de bronze et le théâtre régional inauguré en 1907, avec sa façade sculptée et sa salle à l'italienne. Les terrasses voisines servent des cafés serrés à toute heure.
C'est préférable. Ce vieux quartier près du port ancien garde les strates les plus profondes d'Oran, dont la mosquée du Pacha élevée à la fin du 18e siècle. Un guide local ouvre des portes et des récits que la promenade solitaire ne devine pas.
Albert Camus a situé La Peste à Oran. Quelques décennies plus tard, les cabarets oranais inventaient le raï, chant de faubourg devenu phénomène planétaire. Les deux héritages font partie de l'identité de la ville.
Le dinar algérien, qui ne s'obtient que sur place. Prévoyez des espèces pour les petites dépenses; les taxis se négocient avant le départ.
La calentica des marchands ambulants, les poissons grillés du quartier des pêcheurs, les pâtisseries aux amandes et le thé à la menthe. Le café se prend serré, à l'oranaise, sur les terrasses autour du théâtre.