Cooktown QLD Queensland Australia
Australia

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Regent Seven Seas Cruises (28 Croisières)

En juin 1770, un navire blessé remonte l'estuaire d'une rivière inconnue et s'échoue doucement sur la berge. L'Endeavour de James Cook vient de heurter la Grande Barrière de corail, et son équipage passera sept semaines ici à réparer la coque. De ce hasard est née Cooktown, avant-poste tropical du nord du Queensland, aujourd'hui l'une des escales les plus attachantes de la côte australienne pour les navires de taille modeste et les unités d'expédition.

Un accostage à l'ancienne

Les petits navires s'amarrent au quai municipal, sur l'estuaire de l'Endeavour; les plus gros mouillent au large et débarquent leurs passagers en annexe. Du quai, dix minutes de marche suffisent pour rejoindre la rue principale, Charlotte Street, bordée de pubs à véranda, d'édifices de l'époque de la ruée vers l'or et de figuiers géants. Le rythme est celui du Grand Nord tropical, lent, cordial, chapeau vissé sur la tête.

Sept semaines qui ont changé les cartes

L'histoire de 1770 se raconte au James Cook Museum, installé dans un ancien couvent de brique au charme colonial. On y contemple deux reliques remontées de l'épave par des plongeurs en 1969, une ancre et un canon jetés par-dessus bord pour alléger l'Endeavour. Les salles évoquent aussi le peuple guugu yimithirr, premier interlocuteur de Cook, dont la langue a donné au monde le mot kangourou. Le musée présente ce face-à-face avec nuance, y compris l'épisode de réconciliation qui suivit un différend autour de tortues capturées, considéré comme l'un des premiers gestes du genre entre Européens et Autochtones d'Australie. Une partie des collections évoque aussi la vie quotidienne des débuts de la colonie, entre familles de pêcheurs et commerces de la ruée.

Grassy Hill, le poste de vigie

Le navigateur lui-même grimpa sur la colline dominant l'estuaire pour chercher un passage entre les récifs. Grassy Hill, coiffée d'un petit phare de tôle, offre un panorama circulaire sur le fleuve côtier, la mer de Corail et les collines de savane. La montée se fait à pied depuis le centre, en une demi-heure de grimpée régulière, ou en navette lors des excursions. Mieux vaut partir tôt ou en fin de journée, la chaleur tropicale rendant l'ascension exigeante en mi-journée. Un sentier redescend vers la plage de Cherry Tree Bay, crique sauvage où la baignade reste toutefois déconseillée, crocodiles marins obligent.

AttraitAccès depuis le quai
Charlotte Street et bord de l'eauEnviron 10 minutes à pied
James Cook MuseumQuelques minutes depuis la rue principale
Belvédère de Grassy HillMontée à pied d'environ 30 minutes ou navette
Jardins botaniquesCourte course ou marche prolongée

Nature du bout de la route

Cooktown marque la fin de la route côtière goudronnée; au-delà commence la péninsule du cap York, l'un des territoires les plus sauvages d'Australie. Les jardins botaniques de la ville, parmi les plus anciens de l'État, mêlent espèces indigènes et plantations du dix-neuvième siècle. Le long du front de rivière, monuments et panneaux racontent la ruée vers l'or de la Palmer, qui fit brièvement de ce comptoir l'un des plus animés du Queensland, avec son quartier chinois et ses dizaines de pubs. Les pélicans, eux, n'ont jamais quitté l'estuaire.

Au retour vers le navire, le phare de Grassy Hill accroche la dernière lumière et la rivière Endeavour prend des reflets d'étain. Cooktown ne retient personne de force; elle plante simplement, entre un canon d'époque et un panorama de savane, l'idée que les grandes histoires commencent parfois par une avarie. Et que certaines escales, comme celle de 1770, se prolongent bien au-delà du temps prévu.

Questions fréquentes

Les petits navires s'amarrent au quai municipal, sur l'estuaire de la rivière Endeavour. Les unités plus grandes mouillent au large et débarquent les passagers en annexe. Cooktown reste une escale de navires de taille modeste et d'expédition.
Oui, dix minutes de marche depuis le quai suffisent pour rejoindre Charlotte Street, la rue principale, bordée de pubs à véranda, d'édifices de la ruée vers l'or et de figuiers géants.
Parce qu'en juin 1770, l'Endeavour, éventré sur la Grande Barrière de corail, remonta l'estuaire pour y être réparé. L'équipage y passa sept semaines. La ville est née de cette avarie et porte le nom du navigateur.
Deux reliques remontées de l'épave par des plongeurs en 1969, une ancre et un canon jetés par-dessus bord pour alléger l'Endeavour. Le musée, installé dans un ancien couvent de brique, évoque aussi le peuple guugu yimithirr, dont la langue a donné au monde le mot kangourou.
Oui : la colline coiffée d'un petit phare de tôle offre un panorama circulaire sur l'estuaire, la mer de Corail et les collines de savane. C'est là que Cook chercha lui-même un passage entre les récifs. Comptez une demi-heure de grimpée régulière depuis le centre, ou prenez la navette d'excursion.
Non, la baignade est déconseillée, y compris à la jolie crique de Cherry Tree Bay : les crocodiles marins fréquentent ces eaux. C'est une escale de marche et d'histoire, pas de plage.
Le James Cook Museum d'abord, puis la montée à Grassy Hill, et une flânerie sur Charlotte Street et le front de rivière. Les jardins botaniques, parmi les plus anciens du Queensland, complètent bien la matinée si le temps le permet.
Tôt le matin ou en fin de journée. La chaleur tropicale du nord du Queensland rend l'ascension exigeante en milieu de journée, et l'ombre est rare sur le sentier.
Le dollar australien et l'anglais. Les cartes passent dans les commerces et les cafés, mais gardez un peu de comptant : les services d'un bourg du bout de la route côtière restent limités.
La saison sèche, de mai à octobre : chaleur plus supportable, routes praticables et mer plus clémente pour les débarquements en annexe. La saison humide, de novembre à avril, apporte chaleur lourde, orages et cyclones possibles.