Brown Bluff Antarctica
Antarctica
Questions fréquentes
Brown Bluff est un rivage de l'Antarctique, au bord du détroit Antarctic. Il n'y a ni quai ni habitant : l'approche se fait en zodiac depuis le navire, vers une longue plage de galets et de cendres coincée entre deux glaciers.
Une paroi de basalte brun et roux qui culmine à 745 mètres. Les géologues y reconnaissent une tuya, forme volcanique rare : un volcan qui a fait éruption sous une épaisse calotte glaciaire. L'édifice s'est construit au cours du dernier million d'années.
Une colonie d'environ 20 000 couples de manchots d'Adélie occupe les pentes de galets, rejointe par quelque 600 couples de manchots papous. Le rivage leur appartient : disputes de cailloux, toilettes minutieuses, files indiennes plongeant dans l'eau glacée.
Non. Icebergs et plaques dérivantes encombrent parfois l'accès au rivage, et le vent, la houle ou les courants de marée peuvent empêcher toute mise à terre. Les chefs d'expédition décident au matin, carte des glaces en main. Cette incertitude fait partie du voyage.
De courtes marches guidées mènent vers des points de vue d'où la scène se déploie en entier : la paroi rousse dressée au-dessus des nids, les glaciers qui l'encadrent et le détroit constellé d'icebergs tabulaires. On observe la colonie à distance, encadré par l'équipe d'expédition.
Une condition physique modeste suffit : les marches restent courtes. Il faut par contre pouvoir monter et descendre d'un zodiac et débarquer dans l'eau peu profonde, bottes hautes aux pieds.
Des couches chaudes et un coupe-vent sont indispensables, le site étant très exposé. Bottes et parka sont fournies par la plupart des compagnies d'expédition; gants et lunettes restent à votre charge.
Non, ce sont les consignes de distance qui protègent les oiseaux. En revanche, curieux de nature, les manchots viennent parfois d'eux-mêmes examiner les bottes des visiteurs, et là il suffit de rester immobile.
L'été austral, de novembre à mars, seule saison où les navires d'expédition naviguent dans le détroit Antarctic. La banquise de début de saison rend l'accès plus incertain; janvier et février offrent généralement les meilleures chances de mise à terre.
Parce qu'elle réunit en un seul lieu une falaise volcanique spectaculaire, deux glaciers qui vêlent dans la mer et l'une des grandes colonies de manchots d'Adélie de la région. C'est aussi l'une des rares plages du continent lui-même où l'on peut poser le pied.


