Kingston ON Ontario Canada, Lake Ontario

La pierre calcaire donne à Kingston sa couleur et son surnom. La « ville de calcaire » monte la garde depuis deux siècles à l'endroit stratégique où le lac Ontario se déverse dans le Saint-Laurent et où débouche le canal Rideau. Brièvement capitale de la province du Canada, de 1841 à 1844, elle a conservé de cette époque une concentration remarquable d'édifices du XIXe siècle, de fortifications et de traditions militaires. Pour les passagers des croisières des Grands Lacs, l'escale a un charme rare : on débarque en plein centre historique, à quelques rues de tout.

Premiers pas dans le centre historique

Les navires déposent leurs passagers au bord du bassin de la Confédération, face à l'hôtel de ville achevé en 1844, dont le dôme signale l'ambition d'une cité qui se voyait alors capitale durable. Derrière, la place du marché Springer accueille des producteurs depuis le début du XIXe siècle, ce qui en fait l'un des plus anciens marchés publics de l'Ontario; les jours de marché, fleurs, légumes et fromages s'y vendent sous les parasols. Les rues Princess et Ontario alignent façades de calcaire, cafés, librairies et pubs à l'ambiance étudiante, entretenue par l'université Queen's toute proche.

Le fort Henry et les tours Martello

Sur la hauteur qui commande l'entrée du Saint-Laurent, le fort Henry, achevé en 1837, demeure la pièce maîtresse des défenses de la place. Ses casemates, ses démonstrations de manœuvres militaires en uniforme d'époque et sa vue sur le lac en font la sortie la plus courue de l'escale; le trajet en taxi ou en navette est court. Ces fortifications, avec les tours Martello qui ponctuent le front de mer, la tour Murney et la tour Shoal notamment, font partie du site du canal Rideau, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. Une simple promenade au bord de l'eau permet d'en apercevoir plusieurs.

Sur les traces du premier premier ministre

Kingston fut le port d'attache de John A. Macdonald, premier chef de gouvernement du Canada. La maison Bellevue, villa italienne entourée de jardins où il vécut dans les années 1840, se visite avec des guides de Parcs Canada qui ne cachent ni les réalisations ni les zones d'ombre du personnage. Les amateurs d'histoire pénitentiaire choisiront plutôt l'ancien pénitencier de Kingston, ouvert en 1835 et fermé en 2013 : les visites guidées de ses ailes et de ses cours, souvent menées par d'anciens employés, comptent parmi les plus mémorables du genre au pays.

Le fleuve aux mille îles

Depuis le quai Crawford, en plein centre, des bateaux d'excursion s'élancent vers l'archipel des Mille-Îles, ce semis d'îlots de granit coiffés de pins et de résidences d'été qui marque la naissance du Saint-Laurent. Les sorties les plus courtes durent une heure; les plus longues s'enfoncent au cœur de l'archipel. Vérifier l'horaire de retour du navire avant de réserver, puis se laisser porter : vues sur les chenaux, phares miniatures et histoires de contrebandiers rythment la navigation.

AttraitDepuis le débarcadère
Hôtel de ville et place du marché2 à 5 minutes à pied
Tour MurneyEnviron 20 minutes à pied
Fort HenryEnviron 10 minutes en voiture
Maison BellevueEnviron 30 minutes à pied ou court taxi

Pause gourmande

La scène culinaire locale surprend par sa densité : la ville revendique l'une des plus fortes concentrations de restaurants par habitant au Canada. Entre deux visites, une terrasse près du marché ou une crèmerie de la rue Princess font parfaitement l'affaire; les brasseries locales servent des bières de microbrasserie à deux pas du port.

À l'heure du départ, le carillon de l'édifice municipal accompagne parfois la manœuvre. Kingston s'éloigne alors comme elle est apparue : compacte, élégante, sûre de son histoire. Les passagers qui poursuivent vers les Mille-Îles ou vers Montréal comprennent qu'ils viennent de traverser la charnière du voyage, l'endroit précis où les Grands Lacs deviennent fleuve.

Questions fréquentes

Au bord du bassin de la Confédération, en plein centre historique, face à l'hôtel de ville achevé en 1844. On débarque à quelques rues de tout.
Le centre, entièrement : la place du marché Springer, les rues Princess et Ontario, le front de mer et ses tours Martello se rejoignent à pied. Seul le fort Henry, sur la hauteur, demande un court trajet en taxi ou en navette.
Le fort Henry pour les démonstrations militaires et la vue, puis une flânerie dans le centre de calcaire. Une excursion en bateau vers les Mille-Îles part du quai Crawford : les sorties les plus courtes durent une heure.
Parce que la pierre calcaire donne à la ville sa couleur et son architecture. Brièvement capitale de la province du Canada de 1841 à 1844, elle a conservé une concentration remarquable d'édifices du 19e siècle.
La pièce maîtresse des défenses de la place, achevée en 1837, sur la hauteur qui commande l'entrée du Saint-Laurent. Casemates, démonstrations de manœuvres en uniforme d'époque et vue sur le lac en font la sortie la plus courue de l'escale.
Oui. Les fortifications, avec les tours Martello qui ponctuent le front de mer — la tour Murney et la tour Shoal notamment — font partie du site du canal Rideau, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Oui. Ouvert en 1835 et fermé en 2013, il propose des visites guidées de ses ailes et de ses cours, souvent menées par d'anciens employés. Elles comptent parmi les plus mémorables du genre au pays.
Ce fut son port d'attache. La maison Bellevue, villa italienne entourée de jardins où il vécut dans les années 1840, se visite avec des guides de Parcs Canada qui ne cachent ni les réalisations ni les zones d'ombre du personnage.
Oui, des bateaux d'excursion s'élancent du quai Crawford vers l'archipel, là où le lac Ontario devient le Saint-Laurent. Vérifiez l'horaire de retour du navire avant de réserver, surtout pour les sorties longues.
La ville revendique l'une des plus fortes concentrations de restaurants par habitant au Canada. Une terrasse près du marché, une crèmerie de la rue Princess ou une brasserie locale à deux pas du port font parfaitement l'affaire.