Cape Verde Islands
Cape Verde

Quelque part entre l'Afrique et les Amériques, à environ 500 kilomètres des côtes sénégalaises, dix îles volcaniques émergent de l'Atlantique. Le Cap-Vert vit de la mer et de la musique, et les navires en route vers le Brésil, les Canaries ou l'Europe y font halte pour une journée qui ne ressemble à aucune autre sur leur itinéraire.

Un archipel entre deux mondes

Ancienne colonie portugaise indépendante depuis 1975, l'archipel a bâti son identité sur le métissage : langue créole, catholicisme teinté de traditions africaines, cuisine où la cachupa, ragoût national de maïs et de haricots, mijote dans toutes les maisons. Les alizés balaient des paysages contrastés, des pentes arides aux vallées verdoyantes, et chaque île cultive son caractère. Inhabité jusqu'à l'arrivée des navigateurs portugais au XVe siècle, l'archipel servit ensuite d'étape aux routes atlantiques, et cette position de carrefour se lit encore dans les visages, les assiettes et les chansons. Deux d'entre elles reçoivent l'essentiel des navires : São Vicente, avec le port de Mindelo, et Santiago, avec la capitale Praia.

Mindelo, capitale de la morna

La plupart des escales ont lieu à Mindelo, dont la baie de Porto Grande compte parmi les plus beaux mouillages d'Afrique de l'Ouest. La ville est le cœur culturel du pays : c'est ici qu'est née Cesária Évora, la « diva aux pieds nus », et la morna, ce chant de nostalgie et de mer inscrit au patrimoine immatériel de l'humanité, s'échappe encore des cafés dès la fin de l'après-midi. Les guitares se répondent d'une terrasse à l'autre, et il n'est pas rare qu'une voix s'élève, a cappella, entre deux commandes.

Depuis le quai, le centre se parcourt aisément à pied. La place Amílcar-Cabral, ombragée et bordée de bâtiments colorés d'époque coloniale, mène au Palácio do Povo et à une réplique de la tour de Belém. Au marché municipal, les étals débordent de papayes, de thon et de piments, dans un joyeux mélange de créole et de portugais. Les amateurs de baignade rejoignent en vingt minutes de marche la plage urbaine de Laginha, sable clair et eau limpide, tandis que les curieux grimpent en taxi au Monte Verde, point culminant de l'île, pour embrasser la baie du regard.

Praia et l'île de Santiago

Sur Santiago, les navires accostent au port de la capitale, perchée sur son plateau. L'intérêt majeur de l'île se trouve à courte distance : Cidade Velha, premier établissement colonial européen des tropiques, avec sa forteresse royale, sa rue bordée de maisons anciennes et sa cathédrale en ruine. Les excursions y conduisent en une demi-journée et complètent la visite par les marchés animés du centre de Praia, où l'Afrique continentale se sent plus proche que sur São Vicente.

EscaleÎleÀ ne pas manquer
MindeloSão VicentePlace Amílcar-Cabral, marché, plage de Laginha
PraiaSantiagoCidade Velha, marchés du plateau

Conseils pour la journée

L'euro est accepté presque partout, mais les petites coupures facilitent les achats au marché. Le soleil tape fort malgré l'alizé; chapeau et eau s'imposent. Les mélomanes guetteront les affiches : un concert improvisé dans un bar du centre vaut tous les monuments. Enfin, ceux qui disposent d'une escale longue à São Vicente peuvent envisager la traversée d'une heure vers Santo Antão, l'île sœur aux vallées vertigineuses, à condition de surveiller l'horaire des traversiers et celui du navire. Sur place, les taxis collectifs appelés aluguers complètent joliment l'aventure pour les voyageurs autonomes.

Le Cap-Vert ne se visite pas, il s'écoute. Les voyageurs qui remontent la passerelle fredonnent souvent sans s'en rendre compte une mélodie entendue dans la rue, et la sodade, cette nostalgie douce que chantait Cesária Évora, embarque avec eux. Il paraît qu'elle ne débarque jamais tout à fait.

Questions fréquentes

À environ 500 kilomètres des côtes sénégalaises, entre l'Afrique et les Amériques. L'archipel compte dix îles volcaniques, ancienne colonie portugaise indépendante depuis 1975.
Principalement deux : Mindelo, sur l'île de São Vicente, et Praia, la capitale, sur l'île de Santiago. Mindelo reçoit l'essentiel des escales, dans la baie de Porto Grande, l'un des plus beaux mouillages d'Afrique de l'Ouest.
Le centre se parcourt aisément à pied depuis le quai : la place Amílcar-Cabral, ombragée et bordée de bâtiments colorés d'époque coloniale, le Palácio do Povo, une réplique de la tour de Belém et le marché municipal. La plage urbaine de Laginha est à vingt minutes de marche.
C'est le cœur culturel du pays : Cesária Évora, la « diva aux pieds nus », y est née, et la morna, ce chant de nostalgie et de mer inscrit au patrimoine immatériel de l'humanité, s'échappe encore des cafés dès la fin de l'après-midi.
Cidade Velha, à courte distance de la capitale : premier établissement colonial européen des tropiques, avec sa forteresse royale, sa rue bordée de maisons anciennes et sa cathédrale en ruine. Les excursions y conduisent en une demi-journée et complètent la visite par les marchés animés du plateau de Praia.
La cachupa, ragoût national de maïs et de haricots qui mijote dans toutes les maisons. Au marché de Mindelo, les étals débordent de papayes, de thon et de piments, dans un joyeux mélange de créole et de portugais.
L'escudo capverdien, mais l'euro est accepté presque partout; les petites coupures facilitent les achats au marché. On parle le créole capverdien au quotidien et le portugais comme langue officielle.
Léger, mais avec chapeau et eau : le soleil tape fort malgré l'alizé. Les alizés balaient des paysages contrastés, des pentes arides aux vallées verdoyantes.
Seulement avec une escale longue. La traversée dure une heure, et il faut surveiller à la fois l'horaire des traversiers et celui du navire. Santo Antão, l'île sœur, offre des vallées vertigineuses.
Les taxis collectifs appelés aluguers complètent joliment l'aventure, en plus des taxis classiques. À Mindelo, un taxi mène au Monte Verde, point culminant de l'île, pour embrasser la baie du regard.