Yantai China

Des feux d'alarme allumés contre les pirates ont donné son nom à la ville : Yantai, la « terrasse des fumées ». Les tours à signaux dressées sous les Ming couronnaient la colline qui veille encore sur la rade, et c'est par elle que l'escale commence naturellement. Ce coin du Shandong, entre mer de Bohai et mer Jaune, garde un rythme de station maritime du Nord : promenades face aux îles, vergers sur les hauteurs, casiers de pêche empilés le long des bassins. Le centre se trouve à quelques kilomètres seulement du poste d'amarrage, un court trajet en taxi ou en navette, et l'approche du navire offre déjà un premier spectacle : les îles basses de la rade, les chalutiers qui rentrent et les collines qui ferment l'horizon.

La colline aux consulats

Le parc de Yantaishan descend en pente douce vers les rochers battus par les vagues. Sous les arbres se cachent les anciens consulats du Royaume-Uni, des États-Unis, du Japon ou du Danemark : la ville, alors appelée Chefoo, fut ouverte au commerce étranger en 1861, et ce quartier diplomatique miniature en témoigne avec ses briques rouges et ses vérandas. Au sommet, un phare se laisse gravir ; la vue embrasse la rade, les cargos au mouillage et le quadrillage des tours modernes, avec les hauteurs verdoyantes qui ferment l'horizon. Au pied de la butte, quelques rues anciennes gardent des maisons de commerce d'autrefois, vestiges du temps où les négociants du monde entier venaient charger soie, arachides et fruits séchés.

La doyenne des caves chinoises

À courte distance, le musée de la culture du vin Changyu occupe la maison fondée en 1892 par un marchand d'outre-mer convaincu que ces coteaux valaient ceux d'Europe. Le parcours s'achève dans une cave souterraine où vieillissent des rangées de barriques, dégustation à l'appui. Le vignoble demeure l'une des fiertés locales, avec les pommes et les cerises qui ont fait la réputation des campagnes environnantes et que l'on retrouve sur tous les étals.

Le front de mer

La promenade côtière relie ensuite les plages de sable qui bordent le centre ; la Première Plage attire baigneurs et cerfs-volants dès les beaux jours. Les restaurants alignent viviers et bassins : palourdes sautées, crevettes dodues, concombres de mer pour les curieux. Flâner ici, un cornet de fruits à la main, donne la mesure d'une cité qui vit tournée vers son littoral, sans hâte particulière. Les familles s'installent sur les rochers à marée basse, seau à la main, pour ramasser coquillages et algues ; la scène vaut bien des musées.

Penglai, le pavillon des Immortels

Les amateurs de légendes peuvent pousser jusqu'au pavillon de Penglai, accroché à sa falaise à environ 70 kilomètres à l'ouest. C'est de là que les Huit Immortels auraient traversé la mer, et les mirages qui apparaissent parfois au large entretiennent le mythe depuis mille ans. L'aller-retour absorbe toutefois une bonne partie de la journée ; on le réserve aux escales longues, ou à ceux qui connaissent déjà le centre.

Repères pour l'escale

SiteDistance du quaiAccès
Parc de YantaishanEnviron 6 kmNavette ou taxi
Musée du vin ChangyuEnviron 6 kmTaxi
Pavillon de PenglaiEnviron 70 kmExcursion organisée

En regagnant la passerelle, on croise souvent des pêcheurs qui trient la prise du jour, indifférents au va-et-vient des passagers. Cette Chine maritime au pas tranquille, sans monument colossal ni foule pressée, repose agréablement entre deux métropoles ; elle laisse le souvenir d'un phare au-dessus des toits, d'un verre de rouge dans une cave centenaire et d'un vent chargé d'iode. Bien des passagers regagnent le navire avec l'impression d'avoir vu la Chine respirer à son rythme normal, et c'est peut-être le plus précieux des souvenirs de voyage.

Questions fréquentes

À quelques kilomètres seulement du centre, ce qui fait de Yantai l'une des escales les plus commodes du Shandong. Un court trajet en taxi ou en navette suffit, et l'approche du navire offre déjà un spectacle : les îles basses de la rade et les chalutiers qui rentrent.
De la « terrasse des fumées ». Des feux d'alarme allumés contre les pirates ont donné son nom à la ville, et les tours à signaux dressées sous les Ming couronnaient la colline qui veille encore sur la rade.
Le parc de Yantaishan et sa colline aux consulats, puis le musée du vin Changyu tout près, et la promenade côtière pour finir. Tout se tient dans le même secteur, sans course contre la montre.
Les anciens consulats du Royaume-Uni, des États-Unis, du Japon ou du Danemark, cachés sous les arbres avec leurs briques rouges et leurs vérandas. La ville, alors appelée Chefoo, fut ouverte au commerce étranger en 1861. Au sommet, un phare se laisse gravir.
Oui, et depuis longtemps. Le musée de la culture du vin Changyu occupe la maison fondée en 1892 par un marchand d'outre-mer convaincu que ces coteaux valaient ceux d'Europe. Le parcours s'achève dans une cave souterraine où vieillissent des rangées de barriques, dégustation à l'appui.
Oui. La promenade côtière relie les plages de sable qui bordent le centre, et la Première Plage attire baigneurs et cerfs-volants dès les beaux jours. À marée basse, les familles s'installent sur les rochers, seau à la main, pour ramasser coquillages et algues.
Les fruits de mer, d'abord : palourdes sautées, crevettes dodues, concombres de mer pour les curieux. Les restaurants alignent viviers et bassins. Côté terre, les pommes et les cerises ont fait la réputation des campagnes environnantes et se retrouvent sur tous les étals.
Seulement lors d'une escale longue. Accroché à sa falaise à environ 70 kilomètres à l'ouest, il absorbe une bonne partie de la journée en aller-retour. C'est de là que les Huit Immortels auraient traversé la mer, et les mirages qui apparaissent parfois au large entretiennent le mythe.
Le yuan, avec un paiement mobile dominant qui suppose un compte local : gardez du comptant. On parle mandarin, et l'anglais reste rare : une adresse écrite en caractères simplifie chaque course de taxi.
De mai à octobre, avec un net avantage à la fin du printemps et au début de l'automne. L'hiver du Shandong est froid et venteux au bord de la mer de Bohai, et l'été apporte des brumes qui masquent parfois les îles de la rade.