Rijeka Croatia

86 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Oceania Cruises (25 Croisières)

Regent Seven Seas Cruises (30 Croisières)

Seabourn Cruise Line (16 Croisières)

Seabourn Ovation.

Seabourn Ovation

40350 tonnes
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Port de Rijeka, Croatie | Guide des escales de croisière

Rijeka est d'abord une ville qui travaille. Les grues, les entrepôts et les silhouettes des cargos annoncent la couleur avant même l'amarrage : troisième agglomération de Croatie, ce grand port du Kvarner a longtemps été la porte maritime de la Hongrie, et il en a gardé le gabarit. Les navires s'amarrent au Molo Longo, une digue de près de deux kilomètres qui protège la rade; une passerelle de dix minutes suffit pour rejoindre le centre. L'escale récompense ceux qui aiment les villes vraies, où la vie locale n'a pas été remplacée par les boutiques de souvenirs.

Le Korzo, salon de la ville

Toute la vie converge vers le Korzo, large artère piétonne tracée à l'emplacement des anciens remparts. Les façades austro-hongroises, jaunes et ocre, encadrent un défilé permanent de poussettes, d'étudiants et de retraités attablés aux terrasses. On franchit la tour de l'Horloge, baroque et surmontée de l'aigle bicéphale, pour entrer dans le noyau ancien : la rotonde Saint-Guy, cathédrale circulaire inspirée des églises de Venise, s'y cache au détour d'une montée. À deux pas du Korzo, les trois halles du marché central, bâties de fer et de verre à la fin du XIXe siècle, débordent de poissons de l'Adriatique, de fromages de l'arrière-pays et de conversations sonores. C'est ici que la ville se laisse le mieux observer.

L'invention qui a changé les mers

Peu de passagers le savent : la torpille automotrice est née à Rijeka. L'idée d'un officier local, Giovanni Luppis, perfectionnée par l'ingénieur anglais Robert Whitehead, aboutit en 1866 à la première fabrique de torpilles au monde, installée sur le front de mer industriel. Le Musée maritime et historique du littoral croate, logé dans l'ancien palais du Gouverneur, raconte cette saga aux côtés de maquettes de paquebots et de souvenirs de l'époque austro-hongroise. Le bâtiment lui-même, avec ses salons d'apparat, vaut la visite : on y mesure ce que cette cité portuaire représentait pour l'empire.

Trsat, le balcon du Kvarner

Au-dessus du canal de la Rječina, la colline de Trsat porte un château fort et l'un des plus anciens sanctuaires marials de Croatie, but de pèlerinage depuis le XIIIe siècle. Les courageux s'y hissent par l'escalier votif de Petar Kružić — plus de cinq cents marches à l'ombre des chapelles; les autres prennent le bus ou un taxi en quelques minutes. Là-haut, les remparts du château dominent toute la baie : les toits serrés du centre, le port, les îles de Cres et de Krk posées sur l'horizon. Le café installé dans les murs permet de savourer ce panorama sans se presser avant la descente.

Une capitale culturelle

Capitale européenne de la culture en 2020, Rijeka a converti une partie de son patrimoine industriel : l'ancien palais de la raffinerie de sucre, restauré jusque dans ses stucs du XVIIIe siècle, abrite désormais le musée de la Ville. Les amateurs d'architecture pousseront jusqu'au théâtre national Ivan-Zajc, dont les plafonds furent peints par un tout jeune Gustav Klimt. Galeries, friches réaménagées et cafés d'artistes complètent un paysage urbain qui assume ses contrastes — un carnaval réputé dans toute l'Europe centrale vient d'ailleurs, chaque hiver, bousculer son sérieux portuaire.

Aide-mémoire

ÉlémentDétail
AccostageMolo Longo, à une dizaine de minutes à pied du centre
Korzo et marchéAccessibles à pied, terrain plat
TrsatPlus de 500 marches, ou bus et taxi en quelques minutes
Monnaie et langueEuro; croate, anglais et italien répandus

Sans fard

Rijeka ne pose pas pour la photo, et c'est précisément sa force. On en repart avec des images de halles bruyantes, de façades impériales et d'un port qui continue de charger ses navires comme il le fait depuis des siècles. Certaines escales séduisent; celle-ci, plus discrète, s'attache autrement — par la vérité.

Questions fréquentes

Au Molo Longo, une digue de près de deux kilomètres qui protège la rade. Une passerelle de dix minutes suffit pour rejoindre le centre. C'est un port de travail : grues, entrepôts et cargos font partie du paysage.
Oui pour le centre, qui est plat. Le Korzo, le marché central et le Musée maritime sont à quinze minutes du quai au maximum. Trsat, sur la colline, demande le bus, un taxi ou plus de 500 marches.
Le Korzo et les trois halles du marché central, le Musée maritime et historique dans l'ancien palais du Gouverneur, puis la montée à Trsat pour le château et le panorama. Le retour se fait facilement en bus ou en taxi.
La large artère piétonne tracée à l'emplacement des anciens remparts, où converge toute la vie de la ville. Façades austro-hongroises jaunes et ocre, terrasses, tour de l'Horloge baroque surmontée de l'aigle bicéphale : c'est le salon de Rijeka.
En bus ou en taxi, quelques minutes, ou à pied par l'escalier votif de Petar Kružić — plus de cinq cents marches à l'ombre des chapelles. En haut, les remparts du château dominent toute la baie et un café installé dans les murs permet de souffler.
La torpille automotrice. L'idée d'un officier local, Giovanni Luppis, perfectionnée par l'ingénieur anglais Robert Whitehead, aboutit en 1866 à la première fabrique de torpilles au monde, sur le front de mer industriel. Le Musée maritime raconte cette saga.
Trois halles de fer et de verre bâties à la fin du XIXe siècle, débordant de poissons de l'Adriatique, de fromages de l'arrière-pays et de conversations sonores. C'est l'endroit où la ville se laisse le mieux observer, à deux pas du Korzo.
L'euro et le croate. L'anglais et l'italien sont répandus. Les cartes passent partout dans le centre; gardez du comptant pour le marché et le bus.
Franchement, non. Rijeka ne pose pas pour la photo : c'est la troisième agglomération de Croatie et un grand port en activité. Elle récompense ceux qui aiment les villes vraies, où la vie locale n'a pas été remplacée par les boutiques de souvenirs. Pour les remparts et les ruelles, visez Rab ou Korčula.
Oui. Capitale européenne de la culture en 2020, la ville a converti l'ancien palais de la raffinerie de sucre en musée de la Ville. Le théâtre national Ivan-Zajc conserve des plafonds peints par un tout jeune Gustav Klimt, et le carnaval d'hiver est réputé dans toute l'Europe centrale.