Abu Simbel Egypt
Questions fréquentes
Les bateaux de croisière du lac Nasser s'amarrent à proximité immédiate du site : les deux temples se rejoignent à pied en quelques minutes. C'est l'un des rares endroits d'Égypte où l'on descend directement au pied des monuments.
Parce que la plupart des visiteurs viennent d'Assouan par avion ou par la route, le temps d'une visite éclair au milieu de la foule. Les passagers des croisières du lac Nasser abordent les temples aux heures calmes, quand les autocars sont repartis.
Non. Dans les années 1960, le haut barrage d'Assouan les condamnait à l'engloutissement. Une campagne de l'UNESCO les a découpés en centaines de blocs numérotés, remontés et réassemblés sur une falaise artificielle creuse, environ 65 mètres plus haut. Le chantier s'est achevé en 1968 et l'illusion est si parfaite qu'on n'en devine presque rien sur place.
Les quatre colosses assis de la façade du grand temple, taillés à l'image de Ramsès II, atteignent une vingtaine de mètres de haut. Ils fixent le lac depuis plus de trois mille ans.
La salle hypostyle aligne huit piliers adossés à des statues du pharaon en Osiris. Les parois racontent la bataille de Qadesh avec un luxe de détails — chars, archers, campements — qui se lit comme une bande dessinée de pierre. Le sanctuaire se trouve à une soixantaine de mètres de l'entrée.
Deux fois par année, autour du 22 février et du 22 octobre, le soleil levant traverse tout l'édifice pour illuminer les quatre divinités assises du sanctuaire — toutes sauf celle de Ptah, dieu lié au monde souterrain, qui demeure dans la pénombre. Une précision d'architectes vieille de trente-deux siècles.
Le second temple, à une centaine de mètres du premier, dédié à la grande épouse royale assimilée à la déesse Hathor. Sa façade dresse six statues debout où la reine apparaît à la même hauteur que le pharaon, honneur rarissime dans l'art égyptien. L'intérieur, plus intime, conserve des reliefs d'une grande finesse.
Le matin. La façade est orientée vers le levant, et la visite matinale offre la meilleure lumière. Un spectacle son et lumière anime aussi le site certains soirs, lorsque les bateaux passent la nuit au mouillage.
L'ombre est rare et la chaleur nubienne se fait sentir dès le matin. Chapeau et eau sont indispensables. Le désert entoure le site de toutes parts, et le silence, hors des heures d'autocars, fait partie de l'expérience.
Dans le sud de l'Égypte, aux portes de la Nubie, sur la rive du lac Nasser. C'est là que Ramsès II avait choisi d'affirmer sa gloire, face au sud, à la frontière de son empire.


