Abydos Egypt
Questions fréquentes
Sur la rive du Nil, près de la bourgade d'El-Balyana, en Moyenne-Égypte. Le site lui-même se trouve à une douzaine de kilomètres du fleuve : le trajet en autocar prend une vingtaine de minutes, à travers champs de canne et villages de briques crues.
Parce qu'elle fut le grand centre de pèlerinage consacré à Osiris, dieu des morts et de la renaissance. Les Égyptiens de toutes conditions rêvaient d'y être ensevelis, ou au moins d'y dresser une stèle. Les premiers pharaons de l'histoire y ont leurs tombeaux, dans la nécropole d'Oumm el-Qaâb.
L'édifice qui justifie le voyage. Achevé par Ramsès II vers 1300 avant notre ère, il conserve des bas-reliefs que beaucoup d'égyptologues tiennent pour les plus raffinés du pays : visages d'une douceur étonnante, ciselure des perruques et des colliers, couleurs d'origine encore vives par endroits.
Elles sont uniques dans l'architecture égyptienne : sept chapelles voûtées alignées côte à côte au fond du temple, dédiées à Osiris, Isis, Horus, Amon-Rê, Rê-Horakhty, Ptah et au pharaon divinisé lui-même. Sept maisons de dieux sous un seul toit.
Une paroi d'une galerie latérale où se déroulent soixante-seize cartouches de rois, d'une écriture impeccable, que Séthi Ier et le jeune Ramsès présentent en offrande à leurs ancêtres. Ce document, qui omet soigneusement les souverains jugés illégitimes, a aidé les historiens à reconstituer la chronologie des dynasties.
Une construction de blocs de granit cyclopéens, à demi noyée d'eau verte, juste derrière le temple et en contrebas. Elle évoque un tombeau symbolique d'Osiris. Son architecture massive, si différente du raffinement voisin, alimente les discussions savantes depuis un siècle.
L'ensemble se parcourt aisément en deux heures. Une lampe de poche est utile pour les reliefs des salles sombres. À trois cents mètres au nord-ouest, les vestiges du temple de Ramsès II conservent eux aussi des reliefs colorés.
Non, et c'est précisément ce qui rend l'escale précieuse. Peu de bateaux s'arrêtent encore ici, et l'on profite souvent des chapelles dans un calme complet — une rareté sur le Nil.
Une Moyenne-Égypte agricole que les circuits classiques survolent : champs de canne, villages de briques crues, paysans qui irriguent leurs terres. La route s'arrête net au bord du désert, et c'est à cette frontière exacte que les anciens ont bâti le sanctuaire.
Chapeau, eau et bonnes chaussures pour le sol inégal des cours en ruine. Une lampe de poche pour les salles sombres. Et du temps : les reliefs de Séthi Ier méritent qu'on s'arrête devant chacun plutôt qu'on les traverse.


