Al-Minya Egypt
Questions fréquentes
À mi-chemin entre Le Caire et Louxor, en Moyenne-Égypte. Surnommée la fiancée de la Haute-Égypte, c'est une ville universitaire animée dans une région que les grands circuits ont longtemps contournée.
Une rangée de tombeaux du Moyen Empire creusés dans la falaise orientale face au fleuve, à une vingtaine de kilomètres en amont de Minya. Les peintures détaillent la vie d'il y a quatre mille ans : scènes de lutte aux centaines de figures enchaînées comme les images d'un film, semailles, pêche, caravanes étrangères aux tuniques colorées.
Il faut gravir un escalier jusqu'à la falaise : les distances de marche restent modestes, mais de bonnes chaussures sont nécessaires. Du parvis, le regard embrasse la vallée entière, verte entre deux déserts.
L'ancienne Khemenou, cité du dieu Thot, patron des scribes et de la sagesse, sur la rive opposée à Beni Hassan. Deux babouins colossaux de pierre, gardiens de son temple disparu, accueillent encore les visiteurs parmi les colonnes couchées. Le lieu se parcourt vite.
Deux moments forts. Le tombeau de Pétosiris, grand prêtre de Thot au temps d'Alexandre, qui marie sur ses parois les canons égyptiens et la manière grecque. Et, sous terre, des galeries alignant les niches où furent déposés des milliers d'ibis et de babouins momifiés, offrandes au dieu à tête d'oiseau.
Oui, certains itinéraires poussent jusqu'à Tell el-Amarna, la ville qu'Akhenaton fit surgir du désert pour son dieu unique. Il faut de l'imagination devant ces fondations arasées, mais les tombes rupestres des dignitaires conservent des scènes d'une douceur singulière.
Par les excursions du bord, en autocar accompagné : c'est la formule la plus simple, car les sites s'égrènent sur les deux rives et sur quelques dizaines de kilomètres. Prévoyez chapeau et eau; le soleil de Moyenne-Égypte ne plaisante pas, même en hiver.
Non, et c'est précisément ce qui fait son prix. Ici, l'Égypte ancienne se livre sans la foule, dans des tombeaux où les lampes des guides révèlent des détails que l'œil pressé manquerait.
Marcher sur la corniche : familles en promenade, thé sucré servi face au courant, appels à la prière qui se répondent d'une rive à l'autre. Peu de voyageurs s'y attardent, et ceux qui le font touchent une Égypte quotidienne, accueillante et curieuse de ses visiteurs.
Le rythme du Nil y change : les falaises calcaires se rapprochent du fleuve, les palmeraies se resserrent, les felouques croisent des buffles venus boire. C'est le chaînon entre les pyramides du Nord et les temples du Sud.


