Le bras de Seine où accostent les bateaux fluviaux à Issy-les-Moulineaux ne ressemble guère à l'image que l'on se fait des quais parisiens. Ici, la rive est verte, bordée d'arbres et de péniches habitées; l'eau coule au ralenti le long d'une île boisée, et les avirons des clubs nautiques rident seuls la surface au petit matin. Paris commence pourtant à quelques ponts de là, et c'est tout l'intérêt de cette étape : dormir au calme, aux portes de la capitale.

L'île Saint-Germain, un parc posé sur le fleuve

Juste en face de l'escale, l'île Saint-Germain porte l'un des grands parcs de la banlieue sud-ouest, accessible en quelques minutes par les ponts qui enjambent le petit bras du fleuve. Prairies, jardins thématiques et allées ombragées y remplacent les anciennes emprises militaires; les promeneurs y croisent joggeurs, familles et peintres du dimanche, chevalet planté face au fleuve. Au détour d'une pelouse surgit une silhouette inattendue : la Tour aux Figures de Jean Dubuffet, sculpture monumentale de 24 mètres aux entrelacs rouges, bleus et blancs, classée monument historique. On la repère de loin, on la contourne en souriant, et l'on comprend vite pourquoi les habitants en ont fait leur emblème.

Une commune qui cultive ses curiosités

Issy-les-Moulineaux fut un berceau de l'aviation française : sur son ancien champ de manœuvres, les pionniers du début du XXe siècle réalisèrent quelques-uns des tout premiers vols de l'histoire, et un héliport y perpétue la tradition aéronautique. La commune fut aussi un fief de blanchisseurs et de maraîchers avant de devenir un pôle de bureaux parmi les plus modernes du Grand Paris. De ce passé subsistent des rues paisibles, des escaliers qui grimpent vers les hauteurs et un musée unique en France : le Musée français de la Carte à Jouer, installé dans un bâtiment contemporain accolé à un ancien château, qui rassemble tarots anciens, jeux royaux et cartes du monde entier, une collection commencée il y a plus d'un siècle et devenue référence pour les historiens du jeu. Depuis les parties hautes de la commune, la vue s'étend jusqu'à la tour Eiffel d'un côté et aux gratte-ciel de La Défense de l'autre : deux siècles de silhouettes françaises dans un seul regard.

La Ville Lumière à portée de tramway

La vraie richesse de l'escale reste évidemment la capitale. Le tramway T2 longe la Seine et rejoint le pont de Sèvres ou La Défense; la ligne 12 du métro, accessible à quelques minutes, plonge directement vers le cœur de Paris. En une demi-heure, on se retrouve au pied de la dame de fer, aux Invalides ou devant les vitrines de Saint-Germain-des-Prés, sans avoir eu à affronter ni stationnement ni périphérique. Beaucoup d'itinéraires fluviaux prévoient d'ailleurs la remontée en bateau vers le centre, au fil des écluses et des berges : voir défiler le musée d'Orsay, le Louvre puis Notre-Dame depuis le fleuve demeure la plus belle des entrées en matière.

Suggestions selon l'horaire

  • Escale courte : promenade dans le parc de l'île et Tour aux Figures.
  • Demi-journée : ajouter le Musée de la Carte à Jouer ou un marché de quartier.
  • Journée entière : métro ou tramway vers le centre, la tour Eiffel et les rives de Seine.

Au retour, quand le bateau largue les amarres et que les immeubles de verre d'Issy glissent derrière les frondaisons, Paris s'annonce ou s'éloigne selon le sens du voyage. Cette étape discrète aura offert ce que la capitale refuse souvent : du silence, de l'espace, le chant des merles au réveil et le temps de savourer l'attente. Les plus grandes villes se dégustent mieux quand on les aborde par leurs jardins.

Questions fréquentes

Sur un bras de Seine qui ne ressemble guère à l'image des quais parisiens : rive verte, arbres, péniches habitées et une île boisée en face. Paris commence pourtant à quelques ponts de là.
Pour dormir au calme aux portes de la capitale. C'est une escale de base arrière : on y passe la nuit tranquillement, puis on gagne Paris en tramway ou en métro, sans stationnement ni périphérique.
Le tramway T2 longe la Seine vers le pont de Sèvres ou La Défense; la ligne 12 du métro, à quelques minutes, plonge droit vers le cœur de Paris. En une demi-heure, on est au pied de la tour Eiffel, aux Invalides ou à Saint-Germain-des-Prés.
L'île Saint-Germain et son parc, le Musée français de la Carte à Jouer et une marche vers les hauteurs pour la vue. C'est une escale calme et verte, pas un concentré de monuments : il faut le savoir avant de descendre.
Un des grands parcs de la banlieue sud-ouest, juste en face de l'escale, accessible en quelques minutes par les ponts. Prairies, jardins thématiques et allées ombragées y remplacent les anciennes emprises militaires.
Une sculpture monumentale de Jean Dubuffet, haute de 24 mètres, aux entrelacs rouges, bleus et blancs, classée monument historique, plantée dans le parc de l'île Saint-Germain. On la repère de loin et les habitants en ont fait leur emblème.
Un musée unique en France, installé dans un bâtiment contemporain accolé à un ancien château. Il rassemble tarots anciens, jeux royaux et cartes du monde entier — une collection commencée il y a plus d'un siècle, devenue référence pour les historiens du jeu.
La commune fut un berceau de l'aviation française : sur son ancien champ de manœuvres, les pionniers du début du XXe siècle réalisèrent quelques-uns des tout premiers vols de l'histoire. Un héliport y perpétue la tradition.
Oui, depuis les parties hautes de la commune, la vue s'étend jusqu'à la tour Eiffel d'un côté et aux gratte-ciel de La Défense de l'autre : deux siècles de silhouettes françaises dans un seul regard. Il faut grimper quelques escaliers pour y accéder.
L'euro, cartes acceptées partout, transports compris. On parle français; c'est une commune du Grand Paris, avec un pôle de bureaux très international où l'anglais se rencontre sans difficulté.