Batumi Georgia
Georgia

Des palmiers devant des tours de verre, une mosquée à deux rues d'une piazza à l'italienne, et la chaîne du Caucase qui ferme l'horizon : Batumi cultive les rencontres improbables. Principale station balnéaire de la Géorgie, posée sur la mer Noire à un jet de pierre de la frontière turque, dans la région autonome d'Adjarie, les navires sont reçus en plein centre : le quai se trouve à cinq ou sept minutes de marche du boulevard du bord de mer. Rarement une escale aura demandé aussi peu d'efforts logistiques pour livrer autant de contrastes en si peu d'heures.

Le boulevard, épine dorsale du littoral

Créé au XIXe siècle, le boulevard de Batumi étire ses allées sur environ cinq kilomètres le long des plages de galets : fontaines, sculptures, cafés sous les pins maritimes, loueurs de vélos et pêcheurs alignés sur les brise-lames, le tout sur fond de galets gris roulés par la vague. Les habitants s'y promènent à toute heure, et le voyageur leur emboîte le pas naturellement. En chemin, la tour de l'Alphabet dresse ses 130 mètres : deux rubans d'acier y font grimper les 33 lettres de l'alphabet géorgien, hommage à une écriture unique au monde, et une sphère panoramique coiffe l'ensemble. Le contraste est saisissant entre ce mobilier futuriste et les pêcheurs qui, en contrebas, remontent leurs lignes comme ils l'ont toujours fait.

La vieille ville et ses places

À quelques rues du front de mer, la vieille ville mêle façades ottomanes, immeubles Belle Époque fraîchement restaurés et cours intérieures où sèche le linge entre deux balcons de bois. La place de l'Europe aligne ses façades pastel autour de la statue de Médée brandissant la Toison d'or, rappel que la Colchide des Argonautes, c'était ici même, sur ces rivages où Jason vint chercher fortune. Plus loin, la Piazza s'inspire ouvertement de l'Italie avec ses mosaïques, ses vitraux et ses terrasses où des musiciens jouent en soirée. Entre les deux, la mosquée Orta Jame et les églises se partagent les ruelles, fidèles à l'histoire cosmopolite de ce port de la mer Noire. Un café turc serré ou un verre de vin géorgien s'imposent en terrasse, le temps de regarder passer la ville qui, elle, ne se presse jamais.

Le jardin botanique au-dessus des flots

À une vingtaine de minutes de route au nord, le jardin botanique de Batumi occupe un promontoire entier au-dessus de la mer : plus d'une centaine d'hectares où prospèrent, grâce au climat subtropical humide, plus de 5 000 espèces venues de tous les continents. Bambous géants, camélias, séquoias et agrumes se succèdent le long de sentiers en balcon, avec des échappées sur les criques en contrebas ; les bancs disposés aux belvédères invitent à s'attarder plus longtemps que prévu. C'est la sortie idéale pour une demi-journée, entre ombre profonde et panoramas marins.

L'escale en bref

RepèreDétail
DébarquementEn centre-ville, boulevard à 5 ou 7 minutes à pied
Front de merEnviron 5 km d'allées le long des plages
Tour de l'Alphabet130 mètres, sphère panoramique
Vieille villePlace de l'Europe, Piazza, mosquée Orta Jame
Jardin botaniqueÀ environ 20 minutes, plus de 5 000 espèces

Entre Caucase et mer Noire

Le soir, les façades s'illuminent et les tours modernes se reflètent dans l'eau sombre pendant que les cuisines embaument le khatchapouri adjar, cette barque de pâte dorée garnie de fromage fondant et d'un œuf, spécialité dont la région est fière. Batumi étonne : trop moderne pour les nostalgiques, trop chargée d'histoire pour les amateurs de stations neuves, elle assume ce grand écart avec un aplomb réjouissant. On remonte à bord en se disant que la mer Noire gagne décidément à être connue, et que la Géorgie ne fait ici que lever le rideau.

Questions fréquentes

En plein centre. Le quai se trouve à cinq ou sept minutes de marche du boulevard du bord de mer. Rarement une escale demande aussi peu d'efforts logistiques : aucune navette n'est nécessaire pour rejoindre la ville.
Le boulevard du bord de mer et la tour de l'Alphabet, puis la vieille ville avec la place de l'Europe et la Piazza. Comptez trois heures en marchant. Si vous préférez la nature, le jardin botanique à une vingtaine de minutes de route occupe la demi-journée, mais vous ne verrez pas la ville.
Une promenade créée au 19e siècle qui étire ses allées sur environ cinq kilomètres le long des plages : fontaines, sculptures, cafés sous les pins maritimes, loueurs de vélos et pêcheurs alignés sur les brise-lames. C'est l'épine dorsale de la ville et le meilleur endroit pour prendre son pouls.
Non, ce sont des plages de galets gris roulés par la vague. Il vaut mieux le savoir avant d'imaginer une journée de bronzage : des sandales de bain rendent l'entrée dans l'eau nettement plus agréable.
Une tour de 130 mètres où deux rubans d'acier font grimper les 33 lettres de l'alphabet géorgien, hommage à une écriture unique au monde, coiffée d'une sphère panoramique. Le contraste est saisissant entre ce mobilier futuriste et les pêcheurs qui, en contrebas, remontent leurs lignes comme ils l'ont toujours fait.
La Colchide des Argonautes, c'était ici même, sur ces rivages où Jason vint chercher fortune. La place de l'Europe aligne ses façades pastel autour de la statue de Médée brandissant la Toison d'or, dans la vieille ville, à quelques rues du front de mer.
À un mélange assumé : façades ottomanes, immeubles Belle Époque fraîchement restaurés et cours intérieures où sèche le linge entre deux balcons de bois. La mosquée Orta Jame et les églises se partagent les ruelles, fidèles à l'histoire cosmopolite de ce port de la mer Noire.
Oui, si vous avez la demi-journée. À une vingtaine de minutes de route au nord, il occupe un promontoire entier au-dessus de la mer : plus d'une centaine d'hectares et plus de 5 000 espèces venues de tous les continents, grâce au climat subtropical humide. Bambous géants, camélias, séquoias et agrumes se succèdent le long de sentiers en balcon.
Le khatchapouri adjar, cette barque de pâte dorée garnie de fromage fondant et d'un œuf, dont la région est fière. Ajoutez un café turc serré ou un verre de vin géorgien en terrasse : la Géorgie revendique l'une des plus anciennes traditions viticoles du monde.
Le lari géorgien. Le géorgien est la langue officielle, avec son alphabet propre, et le russe reste très répandu; l'anglais se pratique dans les commerces touristiques. Les cartes passent en ville, mais gardez du liquide pour les petits cafés et les taxis.