Patras Greece

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Patras n'a jamais cherché à jouer les vedettes. Troisième agglomération de Grèce, grand carrefour maritime vers l'Italie et les îles Ioniennes, elle vit d'abord de son activité portuaire et de ses étudiants. C'est précisément ce qui la rend intéressante : le passager qui descend ici rencontre une Grèce au travail, sans mise en scène, avec ses cafés bondés, ses escaliers monumentaux et vingt-cinq siècles d'histoire empilés sur une colline.

Débarquer en pleine ville

Le quai se trouve à quelques minutes de marche du centre. Pas de longue navette : on quitte la passerelle, on traverse le boulevard du front de mer et les rues commerçantes commencent. La place Georgiou I, cœur battant de la cité avec ses palmiers, ses fontaines et son théâtre néoclassique, se rejoint à pied sans effort. Autour, les terrasses débordent dès le matin ; le café grec s'y boit lentement, accompagné du brouhaha des conversations. Les amateurs d'architecture repéreront les façades néoclassiques héritées de l'époque où le commerce du raisin de Corinthe enrichissait les négociants d'ici.

Monter vers la ville haute

La cité s'étage entre mer et colline, et de larges escaliers relient les quartiers bas aux quartiers hauts. Leur ascension fait partie de l'expérience : à mesure que l'on grimpe, le golfe se déploie derrière soi. En chemin, l'odéon romain, construit au Ier siècle et toujours utilisé pour des concerts l'été, rappelle que la ville comptait déjà parmi les grandes de l'Antiquité.

Le château sur l'acropole

Au sommet, le château byzantin occupe l'emplacement de l'acropole antique, à environ 800 mètres du rivage. Édifié au VIe siècle puis remanié par tous les maîtres successifs de la région, il conserve ses courtines, ses tours et un jardin intérieur où les habitants viennent marcher. Depuis les remparts, le panorama couvre les toits, le golfe de Patras et, par temps clair, les montagnes de l'autre rive. Quelques kilomètres plus au nord-est, le pont Rio-Antirrio, l'un des plus longs ponts à haubans du monde, enjambe le détroit qui sépare le Péloponnèse de la Grèce continentale.

Saint André et la plus grande église du pays

Redescendu vers l'ouest du centre, on aperçoit de loin les coupoles de la basilique Agios Andreas, la plus vaste église de Grèce. Elle honore l'apôtre André, patron de la cité, qui y subit le martyre selon la tradition ; son reliquaire attire des pèlerins de tout le monde orthodoxe. L'intérieur surprend par son ampleur, ses mosaïques et sa lumière filtrée. À côté, l'ancienne église du XIXe siècle, plus intime, mérite aussi un coup d'œil.

Une ville qui aime la fête et le vin

Les Grecs associent spontanément Patras à son carnaval, le plus grand du pays, qui anime les rues chaque hiver depuis plus de cent cinquante ans. Le reste de l'année, la cité cultive une autre tradition : le vin. Les coteaux environnants produisent notamment la mavrodaphne, un rouge doux né ici au XIXe siècle. Autre spécialité versée dans les cafés : la tentura, une liqueur locale parfumée à la cannelle et au clou de girofle, qui réchauffe les fins de repas. Plusieurs excursions combinent la visite d'un domaine historique avec une dégustation, à une courte distance de route du quai.

Avant de remonter à bord

S'il vous reste une heure, employez-la simplement : une glace sur le front de mer, un tour dans les rues piétonnes autour de la rue Riga Feraiou, quelques achats de produits locaux, huile d'olive, herbes ou loukoums. L'escale ne livre pas de monument planétaire ; elle offre mieux, peut-être, à qui aime les villes vraies : le sentiment d'avoir passé quelques heures dans le quotidien grec, entre un port qui travaille et une colline qui se souvient. On remonte à bord avec l'impression d'avoir serré la main du pays.

Questions fréquentes

Au quai, à quelques minutes de marche du centre. Pas de longue navette : on quitte la passerelle, on traverse le boulevard du front de mer et les rues commerçantes commencent.
Oui, l'essentiel. La place Georgiou I, la basilique Agios Andreas et les escaliers monumentaux vers la ville haute se rejoignent tous à pied. Le château byzantin, au sommet, se trouve à environ 800 mètres du rivage, mais en montée sérieuse.
La place Georgiou I et un café grec en terrasse, la montée vers l'odéon romain et le château byzantin, puis la basilique Agios Andreas à l'ouest du centre. Une dégustation dans un domaine viticole des environs complète bien la journée.
La plus vaste église de Grèce, dédiée à l'apôtre André, patron de la cité, qui y subit le martyre selon la tradition. Son reliquaire attire des pèlerins de tout le monde orthodoxe, et l'intérieur surprend par son ampleur et ses mosaïques.
Les toits de la ville, le golfe de Patras et, par temps clair, les montagnes de l'autre rive. Le château occupe l'emplacement de l'acropole antique et conserve ses courtines, ses tours et un jardin intérieur où les habitants viennent marcher.
Pas vraiment, et c'est ce qui la rend intéressante. Troisième agglomération de Grèce, carrefour maritime vers l'Italie et grande ville étudiante, elle vit d'abord de son port. On y rencontre une Grèce au travail, sans mise en scène.
La mavrodaphne, un rouge doux né ici au XIXe siècle sur les coteaux environnants, et la tentura, liqueur locale parfumée à la cannelle et au clou de girofle que les cafés servent en fin de repas.
Le plus grand du pays, qui anime les rues chaque hiver depuis plus de cent cinquante ans. Les navires de croisière n'y font pas escale à cette période, mais la ville en parle toute l'année.
Oui, il enjambe le détroit à quelques kilomètres au nord-est de la ville. C'est l'un des plus longs ponts à haubans du monde, et il s'aperçoit depuis les hauteurs du château par temps clair.
L'euro et le grec, avec un anglais bien présent dans cette ville universitaire et portuaire. Les cartes passent partout dans le centre.