Bandel India
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Questions fréquentes
Le long de la berge de l'Hooghly, avec un débarquement par passerelle, souvent au milieu des lavandières, des pêcheurs et des enfants venus voir le navire. Les distances sont courtes : quelques minutes suffisent pour passer de la passerelle au parvis du sanctuaire.
C'est un morceau de Portugal enraciné en Inde depuis plus de quatre siècles. Des marchands portugais et des missionnaires augustins, autorisés par l'empereur moghol Akbar à s'établir sur l'Hooghly, y ont fondé en 1599 l'une des premières communautés chrétiennes de l'est de l'Inde.
Le sanctuaire principal de l'escale, l'un des plus anciens lieux de culte chrétiens du Bengale. La première église a brûlé en 1632 lors de la prise de la ville par les troupes mogholes, puis a été rebâtie sur ses ruines et dédiée à Notre-Dame-du-Rosaire. Jean-Paul II l'a élevée au rang de basilique en 1988.
C'est un ex-voto. On raconte qu'il fut offert par un capitaine dont le bateau échappa à la tempête après une prière à la Vierge. Planté en pleine terre bengalie devant le sanctuaire, il est aujourd'hui l'un des objets les plus photographiés du lieu.
Tout le monde, et c'est ce qui frappe le plus. Hindous, chrétiens et musulmans s'y côtoient sans que personne n'y trouve rien d'étrange : les familles allument des cierges, nouent des rubans de vœux et photographient le mât du capitaine. Le voyageur y saisit quelque chose d'essentiel de l'Inde.
À une foire paisible. Les vendeurs de guirlandes et de friandises s'installent contre le mur d'enceinte, les pèlerins convergent cierges en main vers la statue de Marie, et l'on reste volontiers assis à l'ombre à regarder passer les familles endimanchées.
Le Bengale rural au quotidien : des ghats où l'on se baigne, des barques grises chargées de foin, des temples dont les cloches sonnent par-dessus l'eau, et des corbeaux qui commentent le tout depuis les toits. Pour bien des voyageurs, c'est le souvenir le plus fort de l'escale.
Selon le programme du bord, les anciennes concessions européennes qui se succèdent le long du fleuve : comptoirs hollandais, français ou danois dont subsistent des édifices patinés par la mousson. Les routes étroites traversent bananeraies et étangs couverts de jacinthes d'eau, croisent des attelages et des marchés de village.
Parce que ce bras du Gange fut, bien avant Calcutta, la grande avenue commerciale de la région. Chaque kilomètre de rive en garde la trace, des comptoirs européens aux ghats toujours en usage.
Comme dans tout lieu de culte vivant : tenue couvrante, discrétion à l'intérieur, et demande de permission avant de photographier des personnes en prière. Le sanctuaire est d'abord un lieu de pèlerinage, et les visiteurs y sont accueillis à ce titre.



