Kalna India
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Questions fréquentes
Sur une rive du Hooghly, à même la berge, où les buffles se baignent à côté des barques de pêche. De là, un rickshaw électrique conduit au cœur de la bourgade, en se faufilant entre les étals de légumes et les vélos chargés de jute.
Un ensemble unique en Inde : 108 sanctuaires de Shiva disposés en deux cercles parfaits, 74 sur le cercle extérieur et 34 sur le cercle intérieur, chacun coiffé du même toit courbe inspiré des huttes bengalies. Il a été édifié en 1809 par le maharaja de Bardhaman.
Parce que cent huit est le nombre de grains du chapelet de prière hindou : le dévot qui fait le tour de l'ensemble égrène ainsi sa prière en marchant. Depuis le centre, toutes les portes s'alignent, et le regard file d'un autel à l'autre dans une géométrie qui apaise autant qu'elle impressionne.
Oui. Les prêtres y célèbrent toujours les rites, dans le parfum des fleurs d'hibiscus déposées au pied des lingams de pierre noire ou blanche. Ce n'est pas un site archéologique, mais un lieu de dévotion en activité.
L'ancien domaine princier, en face des cent huit temples, derrière un mur d'enceinte. Il regroupe plusieurs temples des dix-huitième et dix-neuvième siècles couverts de terre cuite sculptée, certains hérissés de multiples tourelles selon la manière bengalie.
Chaque façade se lit comme une bande dessinée d'argile : scènes du Ramayana, navires, personnages au travail. Les détails récompensent la lenteur — une danseuse ici, un perroquet là, un soldat moustachu ailleurs. Les gardiens pointent volontiers du doigt les panneaux les mieux conservés.
À pied d'un édifice à l'autre pour les temples, et en rickshaw pour rejoindre la berge. La promenade en rickshaw, incluse dans la plupart des escales, traverse le quotidien de la bourgade à hauteur d'homme, assez lentement pour échanger des saluts et recevoir dix invitations à prendre le thé.
À celle d'une bourgade bengalie qui vit sans se soucier de ses trésors : écoliers en uniforme traversant les ruelles en riant, barbiers officiant sous les arbres, femmes étendant des saris fraîchement teints qui sèchent comme des drapeaux.
Des poissons du fleuve, des montagnes de curcuma et des guirlandes de soucis destinées aux offrandes du soir. Les devantures des confiseurs exposent leurs douceurs de lait caillé — le Bengale tient la sucrerie pour un art majeur.
Parce que ce bras sacré du Gange est la colonne vertébrale de la région depuis des siècles : les comptoirs européens s'y sont succédé, les marchandises y ont transité, et chaque village qu'il traverse lui doit son existence. Les maharajas de Kalna ont bâti face à l'eau, et c'est de l'eau qu'on comprend le mieux la ville.




