Tory Island Ireland An Baile Thiar
Questions fréquentes
En annexe, sur le quai de West Town, le village principal que les insulaires nomment An Baile Thiar. La traversée depuis le navire ne prend que quelques minutes, mais c'est la houle qui décide de tout : à une quinzaine de kilomètres au large du Donegal, le débarquement n'est jamais acquis d'avance.
Une croix en forme de T, taillée vers le XIIe siècle dans un seul bloc de schiste micacé, à quelques pas du débarcadère. Cette pierre n'existe pas sur l'île : elle a donc voyagé par la mer, comme tout ce qui arrive ici. L'Irlande n'en compte que deux de ce type, l'autre étant à Kilnaboy, dans le comté de Clare.
Des fragments, en remontant la rue unique de West Town, et une tour ronde en pierre qui veille toujours sur les toits bas du village. Elle servait autrefois de refuge aux moines lors des raids vikings. Le monastère fut fondé au VIe siècle par une figure majeure du christianisme irlandais.
Les insulaires élisaient encore récemment leur « roi », un porte-parole sans couronne ni pouvoir officiel, chargé d'accueillir les arrivants. Patsy Dan Rodgers, dernier titulaire, venait serrer la main de chaque nouveau venu sur le quai. C'est une tradition qu'on ne rencontre nulle part ailleurs en Irlande.
Parce que dans les années 1950, l'artiste anglais Derek Hill y planta son chevalet et que des pêcheurs se mirent à peindre à leur tour. James Dixon, parmi d'autres, donna à cette peinture naïve une réputation qui dépasse largement les côtes du Donegal.
Oui, environ 4 kilomètres par la route unique vers l'ouest, une marche facile. Le phare fut construit entre 1828 et 1832. La lande rase où paissent des moutons, les affleurements de granit et l'Atlantique qui se brise de chaque côté font tout l'intérêt du parcours.
La falaise qui ferme l'horizon à l'est, à environ 2 kilomètres du quai, associée à Balor, guerrier à l'œil unique de la mythologie irlandaise. Le sentier y mène, mais la prudence s'impose près des parois : rien n'est aménagé et le vent porte fort ici.
Le gaélique irlandais demeure la langue quotidienne du peu plus d'une centaine d'habitants. Les panneaux, les conversations au café, les noms des maisons, tout se dit d'abord en irlandais. Cette communauté protège un patrimoine linguistique que le continent lui envie.
La croix Tau et les vestiges monastiques sont à quelques minutes du quai. La marche vers le phare occupe deux bonnes heures aller-retour; les falaises de l'est, un peu moins. Choisissez une direction : l'île est étroite mais le vent ralentit tout le monde.
Oui, et c'est fréquent. La houle décide si l'annexe peut quitter le navire. Considérez cette escale comme un cadeau si elle a lieu : à une quinzaine de kilomètres au large du Donegal, l'Atlantique garde le dernier mot.


