Venice Islands Italy

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CroisiEurope (156 Croisières)

Croisière CE Croisieurope MS Michelangelo navire

MS Michelangelo

150 Passagers
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La lagune de Venise ne s'arrête pas aux clochers de Saint-Marc. Au nord s'éparpille un archipel où chaque île cultive un savoir-faire, une couleur, une mémoire : le verre à Murano, la dentelle et les façades multicolores à Burano, les mosaïques millénaires à Torcello. Pour les passagers dont le navire mouille dans la lagune ou accoste à proximité, cette tournée insulaire compose une journée d'escale à part entière, loin de la cohue du Grand Canal. La ligne 12 du vaporetto, au départ des Fondamente Nove, dessert les trois îles toutes les vingt à trente minutes.

Murano, l'île du feu

Quinze minutes de navigation suffisent pour y aborder : c'est là que la République installa dès 1291 tous les fours de verriers, officiellement pour prévenir les incendies, plus sûrement pour garder ses secrets industriels. Les ateliers perpétuent le geste : devant les fournaises, les maîtres cueillent la matière en fusion au bout de la canne, soufflent, roulent, pincent, et un cheval ou une carafe naît en quelques minutes sous les yeux des visiteurs. Certains ateliers se transmettent le métier depuis des siècles, et les lustres nés ici éclairent palais et opéras du monde entier. Le musée du Verre, installé dans un palais au bord du canal central, retrace sept siècles de virtuosité, tandis que la basilique des Santi Maria e Donato cache derrière son abside roman un pavement de marbre et de mosaïques du XIIe siècle.

Burano, la palette du pêcheur

Une demi-heure plus loin, Burano surgit comme un éclat de couleur posé sur l'eau : maisons fuchsia, turquoise, safran, alignées le long de canaux où se balancent les barques. La tradition attribue ces teintes vives aux pêcheurs qui voulaient reconnaître leur logis dans la brume. L'île vit aussi de sa dentelle à l'aiguille, art enseigné jadis dans son école fameuse ; quelques dentellières travaillent encore devant les boutiques, et le petit musée de la Dentelle expose des pièces d'une finesse stupéfiante. Au centre, le campanile penché de San Martino défie la gravité, et les pâtisseries embaument le bussolà, biscuit au beurre en forme d'anneau que l'on grignote en longeant les quais.

Torcello, la mère de Venise

Cinq minutes plus loin, Torcello semble presque déserte : des roseaux, un canal, une poignée d'habitants. Difficile d'imaginer que cette île fut, avant l'an mille, la cité la plus peuplée de la lagune. De sa grandeur subsistent la cathédrale Santa Maria Assunta, fondée en 639, dont le Jugement dernier en mosaïques byzantines couvre tout le revers de la façade, et le trône de pierre dit d'Attila, posé sur l'herbe du parvis. On y accède par un unique chemin dallé le long du canal, entre tamaris et jardins potagers. Hemingway vint écrire ici à l'automne 1948 ; le silence qui l'avait séduit demeure, à peine troublé par les vaporettos.

Organiser sa journée dans l'archipel

ÎleTemps de visite conseilléÀ ne pas manquer
Murano1 h 30 à 2 hdémonstration de soufflage, basilique Santi Maria e Donato
Burano1 h 30 à 2 hcanaux colorés, musée de la Dentelle, biscuits bussolà
Torcello45 min à 1 hmosaïques de Santa Maria Assunta, trône d'Attila

Compter de cinq à sept heures pour la boucle complète, traversées comprises ; un forfait de transport à la journée simplifie les correspondances, et les excursions organisées condensent le circuit en une demi-journée pour les escales plus courtes.

Le soir venu, sur le chemin du retour, les trois îles s'alignent dans le sillage comme trois âges de la lagune : la foi byzantine, le fil patient des dentellières, le feu des verriers. Venise a grandi de tout cela. Le comprendre depuis le pont d'un vaporetto, cheveux au vent, vaut bien des musées.

Questions fréquentes

Non. Aucun navire de croisière n'accoste à Murano, Burano ou Torcello. On débarque à Venise-Marghera ou à Chioggia, puis on rejoint les Fondamente Nove, d'où la ligne 12 du vaporetto dessert les trois îles toutes les vingt à trente minutes.
De cinq à sept heures, traversées comprises : environ 1 h 30 à 2 h à Murano, autant à Burano, 45 minutes à 1 h à Torcello. Une escale de 4 à 6 heures ne permet pas la boucle complète. Il faut choisir deux îles sur trois.
Murano, la plus proche : quinze minutes de navigation depuis les Fondamente Nove. Les maîtres verriers y soufflent devant les visiteurs, et la basilique des Santi Maria e Donato garde un pavement de mosaïques du XIIe siècle. Burano est plus photogénique, mais une demi-heure plus loin.
La tradition l'attribue aux pêcheurs, qui voulaient reconnaître leur logis dans la brume de la lagune. Burano vit aussi de sa dentelle à l'aiguille : quelques dentellières travaillent encore devant les boutiques et le musée de la Dentelle expose des pièces d'une finesse remarquable.
La cathédrale Santa Maria Assunta, fondée en 639, dont le Jugement dernier en mosaïques byzantines couvre tout le revers de la façade, et le trône de pierre dit d'Attila. Torcello ne compte plus qu'une poignée d'habitants : c'est l'île la plus silencieuse et la plus dépouillée des trois.
Par la ligne 12 du vaporetto, au départ des Fondamente Nove, à raison d'un départ toutes les vingt à trente minutes. Un forfait de transport à la journée simplifie les correspondances et évite d'acheter un billet à chaque embarquement.
Oui, surtout Murano et Burano : la démonstration de soufflage du verre retient l'attention des jeunes, et les canaux colorés de Burano se parcourent à plat. Torcello, plus contemplative, intéresse moins les enfants. Sur les vaporettos aux heures de pointe, on voyage souvent debout.
L'euro et l'italien. Les cartes de crédit passent dans les ateliers de verre, les musées et les restaurants; il vaut mieux garder un peu de monnaie pour les petites boutiques de Burano et les pâtisseries qui vendent le bussolà.
D'avril à juin et de septembre à octobre : lumière franche, températures douces et vaporettos moins bondés. Juillet et août sont chauds, humides et très fréquentés. L'hiver apporte le brouillard et les épisodes d'acqua alta, qui compliquent les correspondances.
Pas obligatoire, mais utile quand l'escale est courte : les excursions condensent le circuit en une demi-journée et garantissent le retour à bord. En autonomie, le vaporetto suffit largement, à condition de surveiller l'heure et de partir de Torcello avec de la marge.