Yokkaichi Japan Mie
Questions fréquentes
Aux quais de Kasumigaura ou au môle numéro 3, au milieu d'un paysage portuaire assumé : grues, réservoirs et cheminées composent l'un des grands complexes industriels du Japon. Une navette ou un court trajet en taxi mène vers les gares de la ville.
Deux directions opposent la spiritualité et la métropole. Vers le sud, Ise-Jingu à une heure de train demande une bonne demi-journée aller-retour. Vers le nord, Nagoya est à une trentaine de minutes de train express. Il faut choisir : les deux ne tiennent pas dans la même journée.
La terre cuite dont on fait les kyusu, ces petites théières à poignée latérale d'argile pourpre qui adoucissent, dit-on, l'amertume du thé vert. Près de quatre théières japonaises sur cinq naissent ici. Un pavillon leur est consacré en ville, avec parfois de courtes démonstrations de tournage.
C'est le sanctuaire le plus sacré du shintoïsme, à environ une heure de train vers le sud. Passé le pont d'Uji, les allées de graviers s'enfoncent sous des cèdres immenses jusqu'aux pavillons de bois clair, reconstruits à l'identique tous les vingt ans selon un rite millénaire.
À de la sobriété. L'émotion tient moins aux bâtiments, volontairement dépouillés, qu'à la lumière filtrée par la forêt et au silence respectueux des pèlerins. Ceux qui cherchent des dorures et des statues seront désarçonnés.
À la sortie du sanctuaire, cette rue marchande aux maisons de bois sert depuis des siècles thés, huîtres et akafuku, ces mochis nappés de pâte de haricot rouge que l'on déguste encore tièdes.
Oui, une trentaine de minutes de train express suffisent. Le château coiffé de dauphins dorés, le sanctuaire d'Atsuta qui abrite l'un des trésors impériaux et les quartiers commerçants autour de la gare composent un condensé de grande métropole japonaise, faisable en une demi-journée bien menée.
L'anguille grillée servie en trois façons, une spécialité dont les habitants parlent avec une gravité amusante. C'est le plat que les gourmands associent à la ville.
Il a ses admirateurs : les illuminations nocturnes des usines attirent photographes et croisières locales dédiées. Le soir, les torchères et les guirlandes de lumière des raffineries se reflètent dans l'eau noire de la baie d'Ise.
La ville fut le quarante-troisième relais de la route du Tokaido, celle des voyageurs entre Kyoto et Edo. Elle a gardé ce rôle de carrefour : les trains express en partent dans toutes les directions, ce qui explique l'ampleur du choix d'excursions depuis une ville aussi discrète.


