Champasak Wat Phou temple, Laos
Laos
Questions fréquentes
Au bourg de Champasak, sur la rive droite du Mékong, dans le sud du Laos. Ce sont des croisières fluviales, pas des navires de mer : l'amarrage se fait en berge, à courte distance du village et de la route qui mène au site de Vat Phou.
C'est un sanctuaire khmer antérieur à Angkor, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, adossé à la montagne du Phou Kao dont la silhouette évoque un lingam naturel. Un axe processionnel grimpe de la plaine vers la montagne, ponctué de bassins sacrés, de pavillons de grès et d'escaliers usés par les siècles. Devenu sanctuaire bouddhiste, il vit toujours au rythme des moines et des pèlerins.
De deux à trois heures pour une visite complète, davantage si la photographie vous retient. La montée se fait par étapes : les grands bassins d'abord, puis deux pavillons quadrangulaires aux linteaux sculptés, enfin les volées de marches raides qui mènent aux terrasses supérieures et au sanctuaire principal.
Elle demande un effort réel. Les marches sont hautes, irrégulières et usées, et la chaleur monte vite dans la plaine. De bonnes chaussures s'imposent, et un bâton de marche rend service à la descente. Mieux vaut grimper tôt, chapeau vissé et eau en réserve. Les personnes à mobilité réduite ne dépasseront pas les terrasses basses.
Les plans d'eau alignés en contrebas, les frangipaniers, la plaine rizicole et le ruban brun du Mékong : l'une des plus belles vues de tout le Laos. Au sanctuaire même, des bouddhas drapés d'étoffes safran voisinent avec des sculptures hindoues où l'on reconnaît Shiva et Vishnou, et une source sacrée suinte de la falaise juste derrière.
Une seule rue, mais elle vaut la flânerie. Ancien siège royal et administratif de la région, Champasak étire le long du fleuve ses villas coloniales françaises, certaines joliment restaurées, d'autres abandonnées à la végétation. Temples bouddhistes aux toits étagés, cafés au bord de l'eau, écoliers à vélo, buffles dans les jardins : une heure suffit à en faire le tour.
Épaules et genoux couverts, c'est la règle dans le sanctuaire. Ajoutez un chapeau, des vêtements légers et de bonnes chaussures fermées pour les marches. En saison sèche, la poussière ocre colle à tout; après les pluies, les sentiers deviennent glissants.
Le kip laotien et le lao. L'argent comptant est indispensable : quelques kips en poche permettent d'acheter offrandes ou noix de coco glacées aux étals du site. Ne comptez pas sur les cartes de crédit dans le bourg. Le français se retrouve encore chez quelques aînés et sur de vieilles enseignes, mais l'anglais est plus utile au quotidien.
De novembre à février, quand la chaleur reste supportable. En saison sèche, la poussière ocre colore la lumière et les marches sont sèches; après les pluies, les bassins débordent et les rizières verdissent à perte de vue, mais l'humidité rend l'ascension plus pénible. Chaque saison a son visage.
Les itinéraires fluviaux complètent souvent la journée par les ruines d'Oum Muong, cachées dans la forêt de la rive opposée, ou poursuivent vers la région des 4 000 îles en aval. Cela dépend entièrement du programme du bateau : vérifiez ce que votre itinéraire prévoit avant d'imaginer une journée entière à Vat Phou.


