Vientiane Laos
Laos

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L'odeur des baguettes chaudes surprend toujours au bord du Mékong. Vientiane, capitale du Laos, a gardé de la période française ses boulangeries, ses larges avenues et un art de la terrasse qui se marie étonnamment bien aux toits dorés des temples. Les bateaux qui descendent le fleuve depuis le nord du pays accostent en berge, selon le niveau des eaux, à courte distance du centre : quelques minutes suffisent pour passer de la passerelle aux premières ruelles. Peu de capitales au monde se montrent aussi paisibles; on y circule à pied ou en tuk-tuk, sans bousculade, au rythme des moines en robe safran qui traversent les cours des monastères.

Le quai Fa Ngum et le parc Chao Anouvong

La promenade commence naturellement sur la rive. Le parc Chao Anouvong, veillé par la statue du roi qui lui donne son nom, longe le Mékong face à la Thaïlande, si proche qu'on distingue les toits sur l'autre berge. En soirée, les allées se couvrent d'étals de tissus, de vêtements et de brochettes grillées : le marché nocturne du front de fleuve rassemble familles laotiennes et voyageurs autour du même coucher de soleil, l'un des plus beaux d'Asie du Sud-Est lorsque le disque orange s'enfonce derrière la rive thaïlandaise.

Wat Sisaket et le sanctuaire du Bouddha d'émeraude

À quelques rues du fleuve, le Wat Sisaket demeure le plus ancien temple conservé de la capitale. Son cloître abrite des milliers de statuettes de Bouddha nichées dans les alvéoles des murs, alignées dans une pénombre fraîche qui invite au silence. Juste en face, le Haw Phra Kaew, ancien sanctuaire royal, hébergea longtemps le fameux Bouddha d'émeraude avant son transfert vers Bangkok au XVIIIe siècle; devenu musée, il expose bronzes et pièces sacrées dans un jardin soigné. Ces deux voisins racontent à eux seuls les heures fastes et les blessures du royaume de Lan Xang, « le pays du million d'éléphants ».

Du Patuxai au grand stupa doré

En remontant l'avenue Lane Xang, large comme des Champs-Élysées assoupis, on atteint le Patuxai, arc de triomphe laotien aux voûtes ornées de divinités. Sa terrasse offre le meilleur panorama sur la trame verte de la ville basse, et les jardins à ses pieds, avec leurs fontaines, servent de point de rencontre aux étudiants. Plus loin vers le nord-est se dresse le Pha That Luang, immense stupa recouvert d'or, symbole national reproduit sur les billets et les armoiries. Sa silhouette étagée, entourée de galeries et de statues royales, éblouit littéralement aux dernières heures de l'après-midi, lorsque le soleil rasant balaie l'esplanade. Les amateurs de curiosités pousseront, s'ils disposent d'une escale longue, jusqu'au parc des Bouddhas de Xieng Khuan, à environ 25 km, où des dizaines de statues de béton fantasques se dressent dans l'herbe au bord du fleuve.

Repères pour l'escale

SiteDistance de la bergeAccès
Wat Sisaket et Haw Phra Kaew1 kmÀ pied
Patuxai2 kmÀ pied ou tuk-tuk
Pha That Luang4,5 kmTuk-tuk ou taxi
Parc des Bouddhas25 kmVéhicule avec chauffeur

La douceur laotienne

Entre deux sanctuaires, Vientiane se déguste. Un café lao filtré sur lait concentré, une soupe de nouilles au marché, un jus de tamarin à l'ombre d'un flamboyant : les plaisirs y sont simples et peu coûteux. Les boutiques d'artisanat proposent soieries tissées à la main et papier de mûrier, tandis que le Talat Sao, le grand bazar du matin, aligne sur deux étages orfèvres, tailleurs et vendeuses de tissus. Puis vient l'heure de regagner la berge, quand les cloches des monastères sonnent la fin d'après-midi. Le Mékong coule, imperturbable, dans la même lenteur qu'au matin. On repart avec l'impression rare d'avoir visité une capitale qui ne cherche à impressionner personne, et qui gagne précisément à être prise au mot.

Questions fréquentes

En berge, selon le niveau des eaux du Mékong, à courte distance du centre. Quelques minutes suffisent pour passer de la passerelle aux premières ruelles. Comme sur tout le Mékong, le point exact d'amarrage varie avec la saison et le tirant d'eau.
En bonne partie, oui. Le quai Fa Ngum, le parc Chao Anouvong, le Wat Sisaket et le Haw Phra Kaew s'enchaînent à pied sans difficulté. Pour le Patuxai et surtout le Pha That Luang, plus à l'écart, le tuk-tuk devient plus raisonnable. Peu de capitales au monde se montrent aussi paisibles : on y circule sans bousculade.
Wat Sisaket et Haw Phra Kaew d'abord, ils se font face et se visitent ensemble. Puis le Patuxai en remontant l'avenue Lane Xang, et le Pha That Luang pour finir. Le parc des Bouddhas de Xieng Khuan, à environ 25 km, ne s'ajoute que si l'escale est longue : c'est un choix, pas un complément.
C'est le plus ancien temple conservé de la capitale. Son cloître abrite des milliers de statuettes de Bouddha nichées dans les alvéoles des murs, alignées dans une pénombre fraîche qui invite au silence. Juste en face, le Haw Phra Kaew, ancien sanctuaire royal, hébergea longtemps le Bouddha d'émeraude avant son transfert vers Bangkok au 18e siècle.
C'est l'immense stupa recouvert d'or qui sert de symbole national au Laos, reproduit sur les billets et les armoiries. Sa silhouette étagée, entourée de galeries et de statues royales, éblouit littéralement aux dernières heures de l'après-midi, quand le soleil rasant balaie l'esplanade.
Oui, pour la vue. Cet arc de triomphe laotien aux voûtes ornées de divinités se dresse au bout de l'avenue Lane Xang, large comme des Champs-Élysées assoupis. Sa terrasse offre le meilleur panorama sur la trame verte de la ville basse, et les jardins à ses pieds servent de point de rencontre aux étudiants.
Un café lao filtré sur lait concentré, une soupe de nouilles au marché, un jus de tamarin à l'ombre d'un flamboyant. La période française a laissé des boulangeries dont l'odeur de baguettes chaudes surprend toujours au bord du Mékong. Les plaisirs sont simples et peu coûteux.
Au Talat Sao, le grand bazar du matin, qui aligne sur deux étages orfèvres, tailleurs et vendeuses de tissus. Les boutiques d'artisanat de la ville proposent soieries tissées à la main et papier de mûrier. En soirée, le marché nocturne du front de fleuve couvre les allées du parc Chao Anouvong de tissus, de vêtements et de brochettes grillées.
Le kip laotien et le lao. Prévoyez de l'argent comptant pour les marchés et les tuk-tuks; les cartes se limitent aux hôtels et à quelques restaurants. Le français se retrouve chez certains aînés et sur de vieilles enseignes, mais l'anglais rend davantage service au quotidien.
De novembre à février, la saison sèche et la plus fraîche. C'est aussi le moment où le coucher de soleil sur le Mékong, l'un des plus beaux d'Asie du Sud-Est quand le disque orange s'enfonce derrière la rive thaïlandaise, se voit le plus souvent. De mars à mai, la chaleur devient éprouvante.