Grevenmacher Luxembourg
Luxembourg

Les vignes arrivent jusqu'aux premières maisons. À Grevenmacher, capitale viticole du Luxembourg, les coteaux de riesling et de pinot plongent vers la Moselle en rangées si régulières qu'elles semblent peignées. Le bateau s'amarre au quai, face à cette géométrie verte, et il suffit de traverser la route pour entrer dans un bourg où tout, ou presque, parle de vin.

Premiers pas dans le bourg

Le centre se trouve à quelques minutes de marche du quai. Les ruelles étroites de la vieille ville grimpent doucement entre des maisons serrées, vestiges d'une cité médiévale fortifiée dont subsistent quelques tours et pans de murailles. On y croise la vie ordinaire d'une petite ville luxembourgeoise : boulangeries, cafés, conversations qui passent sans effort du français à l'allemand et au luxembourgeois. Cette aisance trilingue donne le ton du pays tout entier, et le voyageur québécois s'y sent accueilli dans sa langue, un plaisir devenu rare sur les itinéraires fluviaux.

Le vin, des caves aux coteaux

Grevenmacher vit du vin depuis les Romains, qui plantèrent les premiers ceps sur ces pentes calcaires exposées au sud. Les caves Bernard-Massard, fondées en 1921 au bord de la Moselle, élaborent selon la méthode traditionnelle des crémants qui ont fait la réputation du pays; les visites se terminent par une dégustation face à la rivière. La cave coopérative des Vignerons de Grevenmacher, parmi les plus anciennes du Luxembourg, propose quant à elle les cépages typiques de la vallée : riesling, pinot gris, auxerrois, elbling, ce dernier étant le doyen des cépages mosellans, vif et léger comme l'air de la vallée. Pour compléter, un sentier viticole serpente sur les hauteurs voisines. Une demi-heure de montée entre les rangs mène à une croix de pierre et à un panorama où la Moselle déroule ses méandres, la frontière allemande courant au milieu de l'eau.

Des papillons et des cartes à jouer

Deux curiosités inattendues enrichissent l'arrêt. Le Jardin des Papillons, à l'entrée de la ville, fait voler en liberté des centaines de papillons exotiques dans une serre tropicale, entre bananiers et hibiscus. Le Kulturhuef, installé dans un ancien abattoir, réunit pour sa part le musée de l'imprimerie et celui de la carte à jouer, en souvenir de Jean Dieudonné, cartier né à Grevenmacher au 19e siècle. On y suit la fabrication d'une carte, de la gravure à la coupe, dans une mise en scène soignée qui plaît autant aux adultes qu'aux enfants, et l'on ressort en regardant un simple jeu de cartes d'un autre œil.

Repères pratiques

RepèreCe qu'il faut savoir
AccostageQuai de la Moselle, au pied du centre, accès à pied
Caves Bernard-MassardAu bord de la rivière, près du pont, visites avec dégustation
Jardin des PapillonsEn bordure du bourg, ouvert en saison
Sentier viticoleBoucle dans les vignes, environ une heure aller-retour

La rivière des traités

Ici accoste aussi le Princesse Marie-Astrid, bateau emblématique de la Moselle luxembourgeoise. C'est à bord de l'un de ses prédécesseurs, amarré plus au sud à Schengen, que fut signé en 1985 l'accord qui a ouvert les frontières européennes. L'anecdote prend ici tout son sens : depuis le quai, on regarde passer des bateaux allemands, français et luxembourgeois sur une eau que plus aucun poste-frontière ne surveille.

Avant de repartir, accordez-vous un verre de crémant à une terrasse du bord de l'eau. Les bulles, la lumière sur les coteaux, le clapot contre les pontons : Grevenmacher tient dans ces plaisirs mesurés. La ville ne cherche pas à éblouir. Elle offre ce qu'elle a, un art de vivre entre rivière et vignes, et c'est précisément ce qui donne envie d'y revenir aux vendanges.

Questions fréquentes

Au quai, face aux coteaux de vignes, et le centre se trouve à quelques minutes de marche. Il suffit de traverser la route pour entrer dans le bourg. Les vignes, elles, arrivent jusqu'aux premières maisons.
Parce qu'on y fait du vin depuis les Romains, qui plantèrent les premiers ceps sur ces pentes calcaires exposées au sud. Les coteaux de riesling et de pinot plongent vers la Moselle en rangées si régulières qu'elles semblent peignées, et tout, ou presque, y parle de vin.
Oui, deux options s'offrent aux visiteurs. Les caves Bernard-Massard, fondées en 1921 au bord de la Moselle, élaborent selon la méthode traditionnelle les crémants qui ont fait la réputation du pays, et la visite se termine par une dégustation face à la rivière. La cave coopérative des Vignerons de Grevenmacher, parmi les plus anciennes du Luxembourg, propose les cépages typiques de la vallée.
Le riesling, le pinot gris, l'auxerrois et l'elbling, ce dernier étant le doyen des cépages mosellans, vif et léger comme l'air de la vallée. Et bien sûr le crémant, la fierté du Grand-Duché, élaboré selon la méthode traditionnelle.
Une cave et le bourg suffisent à remplir une demi-journée sans se presser. Si vous êtes bon marcheur, le sentier viticole des hauteurs voisines ajoute une demi-heure de montée entre les rangs et mène à une croix de pierre d'où la Moselle déroule ses méandres. Sinon, le Jardin des Papillons ou le Kulturhuef complètent la journée sans effort.
C'est une serre tropicale à l'entrée de la ville où des centaines de papillons exotiques volent en liberté, entre bananiers et hibiscus. C'est l'attrait qui réconcilie les enfants avec une escale autrement très axée sur le vin.
C'est un ancien abattoir reconverti qui réunit le musée de l'imprimerie et celui de la carte à jouer, en souvenir de Jean Dieudonné, cartier né à Grevenmacher au 19e siècle. On y suit la fabrication d'une carte, de la gravure à la coupe, dans une mise en scène soignée qui plaît autant aux adultes qu'aux enfants.
Oui, et c'est un plaisir devenu rare sur les itinéraires fluviaux. Les conversations passent sans effort du français à l'allemand et au luxembourgeois. Cette aisance trilingue donne le ton du pays tout entier, et le voyageur québécois y est accueilli dans sa langue.
L'euro. Les cartes de crédit passent partout, y compris dans les caves et les boutiques du bourg. Le Luxembourg fait partie de l'Union européenne et de l'espace Schengen, et la frontière allemande court au milieu de la Moselle, sans aucun poste de contrôle.
De mai à octobre. L'automne a la faveur des connaisseurs : c'est la saison des vendanges, quand les coteaux tournent au roux et que les caves s'animent. Le reste de l'année, la vallée reste douce, mais les terrasses au bord de l'eau perdent une bonne part de leur charme.