Toamasina Tamatave, Madagascar
Madagascar

Le parfum de la vanille et du girofle flotte parfois jusque sur les quais, porté par le vent de l'océan Indien : Toamasina accueille ses visiteurs par l'odorat avant tout, clochettes de carrioles et avenues de palmiers en prime. Premier débouché maritime de Madagascar, la cité que beaucoup appellent encore Tamatave étire ses quais commerciaux sur la côte est de la Grande Île, face à l'océan Indien. Les paquebots accostent dans la zone portuaire, à un peu plus d'un kilomètre du centre ; navettes mises en place par les compagnies, taxis jaunes et cyclo-pousse attendent à la sortie principale pour franchir la distance.

Le grand marché aux épices

Le Bazary Be, le grand marché, constitue le meilleur point de départ. Sous les toits de tôle s'alignent des pyramides de fruits, des poissons de la nuit, des paniers tressés et surtout les trésors agricoles de la côte est : gousses de vanille, clous de girofle, poivre noir, cannelle. Les vendeuses pèsent les épices dans de petits sachets qui embaument des heures durant, les prix se discutent avec le sourire, et l'on repart souvent avec plus de paquets que prévu. Autour du marché, les artisans proposent nappes brodées, chapeaux de raphia et objets en bois qui font des souvenirs utiles plutôt que décoratifs.

La ville au pas des carrioles

Pour saisir le caractère de Toamasina, rien ne vaut une course en pousse-pousse, cette carriole colorée tirée ou pédalée qui reste ici un vrai moyen de transport. Le conducteur devient guide improvisé : il montre les demeures créoles à varangues héritées de l'époque coloniale, les administrations aux façades patinées, la cathédrale, le front de mer où les familles se promènent en fin de journée. La circulation, dense et joyeusement désordonnée, fait partie du spectacle. On roule au pas, ce qui laisse tout le temps d'observer.

Les lémuriens d'Ivoloina

Au nord de l'agglomération, le parc d'Ivoloina rassemble dans un jardin zoologique et forestier plusieurs espèces de lémuriens, certaines en liberté dans les arbres, d'autres dans de vastes enclos. Le site, géré avec des programmes de conservation, permet d'approcher makis et autres primates endémiques sans s'enfoncer des heures dans la brousse, un avantage précieux dans le cadre d'une escale. Sentiers ombragés, plans d'eau et pépinières complètent la balade, qui occupe agréablement une demi-journée.

Le canal des Pangalanes

Autre sortie prisée : une promenade en bateau sur le canal des Pangalanes, ce chapelet de lagunes et de voies d'eau qui court parallèlement à l'océan sur des centaines de kilomètres. On y croise des pirogues chargées de fruits, des villages de pêcheurs, des filets tendus entre les rives. La végétation se referme parfois en tunnel au-dessus de l'eau brune, les martins-pêcheurs filent d'une rive à l'autre, et le contraste avec l'agitation du centre est saisissant. Plusieurs excursions combinent le canal avec un arrêt de baignade ou un repas au bord de l'eau.

Repères pour l'escale

ÉlémentÀ savoir
AccostageZone portuaire à un peu plus d'un kilomètre du centre
TransportsNavettes, taxis et cyclo-pousse à la porte principale
Bazary BeMarché aux épices et à l'artisanat, au centre-ville
Parc d'IvoloinaLémuriens et jardins, au nord de l'agglomération

Madagascar ne se laisse pas résumer en une escale, mais Toamasina en donne un avant-goût fidèle : des épices plein les mains, des lémuriens dans les branches, une langue chantante et cette façon bien malgache de prendre le temps. En regagnant le navire, beaucoup de voyageurs glissent une gousse de vanille dans leurs bagages. Le parfum, des semaines plus tard, ramène directement sur la côte est.

Questions fréquentes

Dans la zone portuaire, à un peu plus d'un kilomètre du centre. Toamasina est le premier débouché maritime de Madagascar, et les paquebots s'amarrent à quai. Navettes mises en place par les compagnies, taxis jaunes et cyclo-pousse attendent à la sortie principale.
En pousse-pousse, si vous voulez vraiment saisir le caractère de la ville. Cette carriole colorée, tirée ou pédalée, reste ici un vrai moyen de transport, et le conducteur devient guide improvisé. On roule au pas, ce qui laisse tout le temps d'observer. Sinon, taxis jaunes et navettes des compagnies font le trajet vers le centre.
C'est le grand marché, et le meilleur point de départ de l'escale. Sous les toits de tôle s'alignent pyramides de fruits, poissons de la nuit, paniers tressés et surtout les trésors agricoles de la côte est : gousses de vanille, clous de girofle, poivre noir, cannelle. Les vendeuses pèsent les épices dans de petits sachets qui embaument des heures durant.
Le marché et une course en pousse-pousse tiennent dans une matinée. L'après-midi, il faut choisir entre le parc d'Ivoloina, au nord de l'agglomération, et une promenade en bateau sur le canal des Pangalanes. Les deux demandent chacun une demi-journée; les enchaîner n'est pas réaliste.
Oui, au parc d'Ivoloina, au nord de l'agglomération. Ce jardin zoologique et forestier rassemble plusieurs espèces de lémuriens, certaines en liberté dans les arbres, d'autres dans de vastes enclos. Il permet d'approcher makis et autres primates endémiques sans s'enfoncer des heures dans la brousse, un avantage précieux dans le cadre d'une escale.
C'est un chapelet de lagunes et de voies d'eau qui court parallèlement à l'océan sur des centaines de kilomètres. En bateau, on y croise des pirogues chargées de fruits, des villages de pêcheurs, des filets tendus entre les rives. La végétation se referme parfois en tunnel au-dessus de l'eau brune, et le contraste avec l'agitation du centre est saisissant.
De la vanille, du girofle, du poivre noir et de la cannelle du Bazary Be. Ce sont les trésors agricoles de la côte est, et une gousse de vanille glissée dans les bagages parfume le sac des semaines durant. Les artisans autour du marché proposent aussi nappes brodées, chapeaux de raphia et objets en bois.
L'ariary malgache, en argent comptant : les cartes de crédit ne servent à rien au marché. Le malgache est la langue du pays, avec cette prononciation chantante de la côte est, et le français se parle largement dans le commerce. Les prix se discutent avec le sourire.
D'avril à novembre. La côte est de Madagascar est la plus arrosée du pays et la plus exposée aux cyclones, de janvier à mars surtout. En saison sèche, la chaleur reste humide mais les sorties vers Ivoloina et les Pangalanes se déroulent sans mauvaise surprise.
Oui, plutôt bien. Le parc d'Ivoloina, avec ses sentiers ombragés et ses lémuriens visibles sans effort, plaît aux enfants, et la course en pousse-pousse les amuse toujours. La circulation du centre, dense et joyeusement désordonnée, demande en revanche de garder les plus jeunes à portée de main.