Guaymas Sonora Mexico, San Carlos Nuevo Guaymas

22 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Ici, le désert de Sonora descend jusqu'à l'eau. Des collines couleur de terre cuite, hérissées de cactus cierges, encadrent une rade où sèchent les filets des crevettiers. Guaymas ne figure que sur de rares itinéraires — quelques navires en route vers la mer de Cortez ou en repositionnement —, et c'est précisément ce qui fait son intérêt : une journée dans un Mexique qui travaille, loin des circuits balisés.

Une rade de pêcheurs

Le navire s'amarre au quai commercial, à proximité du centre. La crevette a bâti cette ville : sa flotte compte parmi les plus importantes du pays, et le produit de la pêche part chaque jour vers les tables d'Amérique du Nord. Sur le malecón récemment réaménagé, fontaines, œuvres d'art public et points de vue sur la baie accompagnent la promenade. En fin de journée, les familles s'y retrouvent pour la fraîcheur du soir, entre marchands de glaces et pêcheurs à la ligne.

Le centre et ses places

À quelques rues du front de mer, la cathédrale San Fernando veille sur une place ombragée où le temps s'étire. Les alentours réservent de jolies surprises : façades du dix-neuvième siècle, kiosque à musique, cantines où le menu tient sur une ardoise. Les crevettes à l'ail ou le caldo de mariscos, la soupe de fruits de mer locale, se dégustent ici à des tables où l'on entend surtout parler espagnol. Le marché municipal complète la balade avec ses étals de fromage de la sierra et de tortillas de farine, spécialité du Nord.

San Carlos et le mont Tetakawi

À une vingtaine de kilomètres au nord-ouest, la baie de San Carlos déroule un tout autre décor : criques de sable clair, eau turquoise et voiliers au mouillage, le tout dominé par la double corne rocheuse du mont Tetakawi, sommet emblématique que les Yaquis considéraient comme un lieu de pouvoir. Les excursions y mènent pour la baignade, la plongée en apnée ou une sortie d'observation des dauphins, très présents dans le secteur. Le contraste entre le roc désertique et la mer limpide compose l'image la plus forte de l'escale.

La mer de Cortez en toile de fond

Jacques Cousteau aurait surnommé cette mer « l'aquarium du monde », et la portion sonorense n'y fait pas exception. Selon la saison, les sorties en bateau croisent otaries, raies et oiseaux marins par milliers. Les amateurs de nature sans embarcation peuvent se contenter d'un poste d'observation sur le malecón : frégates et pélicans y patrouillent sans relâche au-dessus des chalutiers.

Un détour d'histoire

Peu de voyageurs le savent : cette rade discrète a vu passer les grandes convoitises du dix-neuvième siècle. Flottes étrangères, filibustiers français, troupes américaines — tous ont tenté de s'approprier ce mouillage stratégique, le meilleur abri naturel de toute la côte de Sonora. Quelques plaques et bâtiments d'époque en gardent la trace autour de la place du 13-Juillet, et les guides locaux racontent volontiers l'épopée du comte Gaston de Raousset-Boulbon, aventurier français qui voulut se tailler un royaume ici et y trouva son destin en 1854.

Bon à savoir

  • Les taxis se prennent au débarcadère; convenir du tarif avant le départ, surtout pour l'aller-retour vers San Carlos.
  • Le soleil de Sonora est intense en toute saison : eau et chapeau obligatoires.
  • Les commerces du centre acceptent surtout les pesos; prévoir un peu de liquide.
  • L'offre d'excursions organisées reste limitée : réserver auprès du navire simplifie la journée.

Au moment des amarres larguées

Le soir venu, les montagnes prennent une teinte de braise et la flotte de crevettiers allume ses feux un à un. Guaymas ne ressemble à aucune escale de la Riviera mexicaine : ni tours d'hôtels, ni animation calibrée, seulement une baie ouvrière posée entre désert et mer. Ceux qui aiment voir les pays vivre leur quotidien y trouvent exactement leur compte.

Questions fréquentes

Au quai commercial, à proximité du centre-ville. Guaymas ne figure que sur de rares itinéraires, surtout des navires en route vers la mer de Cortez ou en repositionnement, ce qui explique l'absence d'infrastructure touristique au débarcadère.
Oui pour le centre. Le malecón réaménagé, la cathédrale San Fernando et le marché municipal se rejoignent à pied depuis le quai. San Carlos, à une vingtaine de kilomètres, demande un taxi ou une excursion.
Il faut trancher entre la ville et la baie. Le centre et son malecón occupent une demi-journée tranquille; San Carlos, à 20 kilomètres, offre la baignade, l'apnée et l'observation des dauphins. Combiner les deux suppose un taxi retenu pour la journée.
Une baie à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest : criques de sable clair, eau turquoise et voiliers au mouillage, le tout dominé par la double corne rocheuse du mont Tetakawi, que les Yaquis considéraient comme un lieu de pouvoir. C'est l'image la plus forte de l'escale.
La cathédrale San Fernando et sa place ombragée, les façades du XIXe siècle, le kiosque à musique et le marché municipal avec ses fromages de la sierra et ses tortillas de farine, spécialité du Nord. Le malecón borde la rade avec ses fontaines et ses œuvres d'art public.
Des crevettes : la ville en vit, et sa flotte compte parmi les plus importantes du pays. Crevettes à l'ail ou caldo de mariscos se dégustent dans des cantines où le menu tient sur une ardoise et où l'on entend surtout parler espagnol.
Le peso mexicain, et il faut prévoir du liquide. Les commerces du centre acceptent surtout les espèces; les cartes passent mal en dehors des établissements de San Carlos.
L'espagnol, presque exclusivement dans le centre. Guaymas est une ville de travail plutôt qu'une station balnéaire : l'anglais se pratique surtout du côté de San Carlos.
Non, l'offre reste limitée et c'est à savoir avant de débarquer. Réserver auprès du navire simplifie nettement la journée. Si vous prenez un taxi au débarcadère, convenez du tarif avant de partir, surtout pour l'aller-retour vers San Carlos.
De l'eau, un chapeau et de la crème solaire : le soleil de Sonora est intense en toute saison et le désert descend jusqu'à l'eau. L'ombre se fait rare sur le malecón en milieu de journée.